Conakry connait une vague de violence depuis 48 heures où les partisans du professeur Alpha Condé sont ciblés par ce que Cellou Dalein Diallo, lui-même, appelle "section motard" du nom des jeunes drogués et surexcités roulant sur les motos. Au nombre d’à peu près 1000, cet escadron de la mort au service de l’UFDG, de l’UFR, sème la terreur et la mort sur son passage saccageant tout ce qui a attrait au jaune symbolisant le RPG et ses alliés.

Ainsi, à la faveur de la campagne pour le deuxième tour, l’Alliance Arc en-ciel soutenant le leader du RPG avec 105 formations politiques et plus de 400 associations régnant, désormais en maitre, dans la capitale guinéenne, tous les quartiers de Conakry sont jonché de temples de changement. Où les jeunes sympathisants animent sur fond sonore le programme du Pr. Alpha Condé.

Pris de panique, le candidat de l’UFDG et ses alliés n’ont trouvé à combler leur amertume face à la déferlante jaune que la provocation ayant abouti, ce dimanche, à la mort d’homme.

Talibi Kaba, c’est son nom, est malheureusement la victime de l’escadron de la mort du duo infernal Cellou Dalein Diallo-Sydia Touré ce matin. Agé de 37 ans, marié à deux femmes et père de quatre enfants, désormais orphelins, ce jeune était un militant de première heure du RPG. Revenant du siège du RPG où le Pr. Alpha Condé animait un meeting, Talibi Kaba a été tiré à bout portant, selon les témoignages recueillis sur les lieux, par un motard de la caravane de l’UFDG qui passait au même moment et où Sidya Touré était en tête. Ayant eu la tête fracassée à l’impact du calibre 12 (voire photo), il succomba sur le champ.

De l’avis général de tous les observateurs et d’une frange importante de l’opinion nationale, un seul instigateur est pointé du doigt pour cette série noire de violence sur Conakry. C’est l’allié démesurément ambitieux du candidat de l’UFDG, Sidya Touré, président de l’UFR recalé par les urnes lors du premier tour de la présidentielle dont l’unique devise est : après moi le déluge.

En effet, Sidya Touré n’en finit pas d’encaisser sa cuisante défaite de la course au fauteuil présidentiel. De l’avis général des analystes politiques suite à ses nombreuses sorties médiatiques, il ne cesse de nourrir l’espoir pour un retour au statu quo avec la prise du pouvoir par l’armée où, les compteurs seront remis à zéro. Sans élection. Un scénario catastrophe sans Sékouba Konaté auquel il vouerait une haine incommensurable. Ce, en dépit de son alliance à contre cœur avec Cellou Dalein Diallo. D’où son manœuvre en passe de réussite si les autorités de la transition ne se réveillent pas de leurs turpitudes.

Ce ne sont sûrement pas les conseils de ministres à n'en pas finir qui garantiront la paix des cœurs et la tranquillité des esprits en cette période électorale. Ce sont les actions concrètes et responsables pour mener la Guinée vers des élections libres, crédibles et transparentes. Le préalable étant la problématique de la CENI. Décrédibilisé qu’elle l’est aux yeux de l’écrasante majorité de Guinéens.

Un fait constant tout de même, les militants et sympathisants de l’UFDG de Cellou Dalein au nom d’un prétendu tour pour le pouvoir en Guinée, depuis quelques années se distinguent par un climat de violence. Toute attitude qui menace dangereusement l’unité nationale. De la fin de règne de Conté en passant par le capitaine Moussa Dadis Camara, Cellou Dalein Diallo et ses sympathisants œuvrent inlassablement à la partition de la Guinée tant que leur ambition d’accéder au pouvoir ne sera pas effective.

Cette distinction tombe à point nommé tout de même pour le Cndd du capitaine Moussa Dadis Camara et du général Sékouba Konaté. C’est que la communauté internationale a, à présent, l’occasion de savoir de la situation sociopolitique guinéenne. En attendant, cette fois, ce n’est ni la garde de Dadis ni celle de Sékouba qui sont mises en cause.

Du coté du RPG et de ses alliés, principales victimes des escadrons de la mort, c’est la maitrise totale traduite par le Pr. Alpha Condé à travers ses appels répétés au calme sur les ondes nationales et internationales.

Oumar Kaba
Source :Echodeguinee