ETONNANTE, EFFFARANTE GUINEE, MON PAYS !

(Suite 1…)

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TOUT CE QUE NOUS DEVONS BIEN COMPRENDRE, ET QUE NOUS DEVONS NOUS EFFORCER D’ASSIMILER EN PARTIE, ET DE DEPASSER, EN TOUTE CONSCIENCE, POUR L’AUTRE PARTIE.

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Il y a une décade (10 jours !) à peu près, j’ai commencé à publier une sorte d’étude, quelque peu atypique il est vrai, sur l’histoire de notre Continent en général, et tout particulièrement sur celle de notre pays.

Dans le présent article, je vais établir deux portraits-robots, si l’on veut, fruits d’une observation spéciale et attentive, et d’une réflexion, douloureuse quant à elle, sur la situation actuelle de notre ‘’Patrie’’, qui tente avec peine de résister à l’asphyxie, à l’étouffement, en un mot : à la mort par assimilation, par prostitution, par phagocytage (il s’agit de l’action, pas de la fonction dont la désinence est en ‘’ose’’ !), on a, sur la question un choix varié de termes (tous trop faibles en réalité), pour désigner le sort qu’une certaine conspiration s’évertue à lui infliger. Une conspiration des invariables hégémonistes blancs bien connus dans l’Histoire Universelle, et dont l’ambition ‘’iblissique’’ (vous connaissez Iblis ?) est de se substituer à DIEU pour régenter le MONDE.

Et d’abord, qu’ont-ils réussi à faire du NEGRE ? Voyons un peu ce que j’en perçois, quant à moi.

2)   L’AFRICAIN NOIR

Je crois qu’on n’insistera jamais assez sur les conséquences catastrophiques des graves perturbations causées en Afrique Noire par les sanglantes et multiples conquêtes d’asservissement, et par les longues pratiques du commerce des esclaves, par lesquelles les Blancs, tous les Blancs y compris les Arabes, ont marqué leurs rapports avec notre continent, avec notre Race !

Mais de toutes ces conséquences, la plus grave à mes yeux aura été la transformation psychique et psychologique de l’Homme Noir. D’une nature essentiellement pacifique, parce que d’une culture originelle fortement sédentaire, l’homme noir reste très attaché à son terroir dont la nature généreuse lui avait toujours permis de pouvoir aisément satisfaire ses besoins !

Mais, cinq siècles d’agressions et de traitements en bête de somme, face auxquels il est demeuré impuissant, parce qu’il n’y était point préparé, en ont fait finalement un être terrorisé, dissimulé, et même lâche parfois ! Ces phénomènes ont fini par développer chez lui deux nouveaux traits de caractère, qui ont détruit en lui, quasiment, sa faculté de discernement. Ce sont : La susceptibilité et la rancune, qui toutes deux, le minent tout d’abord lui-même. Il apparaît donc de nos jours comme un être bourré de complexes, capable désormais d’être méchant, et surtout de porter la haine en lui. Une haine intériorisée qui est elle-même comme la tuméfaction d’une frustration et d’un refoulement multiséculaires, à défaut d’en être l’exutoire. Et puis vu qu’il ne peut même pas envisager d’exprimer sa haine contre les auteurs de ses malheurs et de ses douleurs, pour lesquels il semble finalement avoir été créé, le Noir l’exerce contre les siens ! Les conflits de personnes dictent pratiquement tous ses faits et gestes. Quand il est fortuné, il en fait étalage par méchanceté quasi-instinctuelle envers des gens précis. Et quand il ‘’dèche’’, il devient enragé envers des gens précis. Et ces gens-là sont toujours des siens !

Si l’élite africaine noire n’en fait pas le constat, pour engager des actions concrètes de réconciliation du Noir avec le Noir, toutes les prospectives destinées à faire entrer notre Race dans la dynamique d’un Monde, dont nous sommes exclus pour le moment, seraient vaines et illusoires !

Pour notre plus grand malheur en plus, ces déchéances ne s’expriment avec force qu’au sommet de nos hiérarchies sociales. Nos élites intellectuelles, politiques, religieuses, militaires, culturelles et économiques sont, elles-mêmes, les agents propagateurs par excellence de ce virus fratricide et autodestructeur.

C’est par nos élites que le mal gagne nos laborieuses populations, qui ne commencent à pratiquer l’exclusivisme qu’en écoutant ceux des leurs qui leur semblent être les plus éclairés, qui leur semblent les plus au courant des complications et Combines ésotériques du Monde actuel si bizarre. 

Or , j’affirme, en ce qui concerne notre pays, que le virus de l’Ethnocentrisme, dont la culture depuis plus de 50 ans par un certain lobby satanique, et qui débouche maintenant sur une aveugle et effarante volonté d’imposer à nos ‘’populations’’ (pour éviter les mots ‘’peuple’’ et ‘’nation’’ qui sont des valeurs qu’ ‘’on’’ a tuées après la mort d’Ahmed Sékou Touré !), la volonté bête et extravagante d’imposer le ‘’pouvoir’’ absolu, hégémonique et exclusiviste d’une communauté, y compris par les moyens les plus condamnables, dans notre pays, j’affirme que ce virus-là, pour le futur de la ‘’Nation Guinéenne’’ que nous avons à rebâtir, est infiniment plus dangereux que le paludisme, le choléra et le sida réunis. Si nous continuons à faire semblant de ne pas voir ce danger, si nous continuons hypocritement à regarder ailleurs, nous ‘’Cadres’’, nous ‘’Intellectuels’’, nous ‘’Sages’’ de Guinée, pendant que des fous à lier :

a)   – déclarent jusqu’au sommet des ‘’Institutions’’ en charge de notre transition : ‘’C’est notre tour’’, clamé de façon déterminée, ‘’sans peur et sans reproche’’, au vu donc et au su de tout le monde ;

b)   gangrènent tous les rouages de notre Société à l’horizontale et à la verticale ;

c)    Violent leur obligation de réserve au niveau des Superstructures-mêmes de notre Etat et, en tandem avec des éléments de leurs réseaux opportunément ‘’placés’’ pour cela, impliquent des Sites d’Internet et des méga médias comme RFI/AFRIQUE et BBC/AFRIQUE, dans des cabales malhonnêtes et incitatrices à des affrontements civils ; des cabales fondées sur le mensonge, sur le faux et l’indigne, pour insulter nos hommes d’Etat sitôt que ceux-ci se signalent comme étant honnêtes et rigoureux, comme  Ahmed Sékou Touré jadis, et maintenant Jean-Marie Doré, qui ne veut pas s’inscrire comme une ‘’ombre chinoise’’ dans l’histoire tourmentée de notre pays, où son rôle est le plus important dans la phase présente ;

Si donc, dis-je, nous continuons à faire la politique de l’autruche, aucune bénédiction particulière ne nous mettra à l’abri du Syndrome libérien. Je crois que c’est assez clairement dit !

J’ai jugé ces clarifications indispensables, avant d’aborder une synthèse très ramassée, de la réalité guinéenne jusqu’en 1984, en soutenant avec conviction qu’il n’y a pas de mauvais système : ce sont les hommes qui pourrissent tout ce qu’ils touchent. Regardez ce que notre Humanité est entrain de faire de l’Islam. Quelqu’un peut-il jurer qu’il est mauvais, l’Islam ?

3)   LA GUINEE : ELLE NE SERA UNE NATION QUE PAR LA VERITE SUR L’HONNEUR, DEVANT DIEU ET DEVANT LES HOMMES !

La sanglante victoire de la France dans sa guerre d’occupation de ce qu’elle ne devait pas tarder à appeler la ‘’Guinée Française’’, fut consacrée en 1898, par la chute du dernier et plus implacable résistant d’Afrique Noire : l’Almamy Samory Touré. Juridiquement et géographiquement, la ‘’Guinée’’ a commencé à exister à cette date-là.

Faut-il rappeler qu’avant cela il y avait, grosso modo :

A l’Est :

le Bouré, le Wassolon, le Batè, le Hamana, le Sankaran, le Kouranko, le Konia, le Lélé, etc., constituant la vieille Nation des Mandéka, dont l’unification dans l’Empire du Mali a pris fin avec les ravages causés par le commerce des esclaves ! Islamisés depuis le XIème siècle, ces peuples vivaient en paix avec tous leurs voisins, sans hégémonisme, et ne se sentant investis d’aucune mission ‘’civilisatrice’’ ;

AU Sud :

le Kpèlè, le Loma, le Kissi, le Manon, etc., constituant les civilisations forestières, accueillantes et respectueuses des us et coutumes de tous les étrangers qui souhaitaient s’établir chez elles ! Des étrangers qui, à leur tour, respectaient bien ceux de leurs hôtes. Toute adoption d’un trait de caractère, d’une coutume ou d’une croyance, de part et d’autre, était absolument libre. La région forestière, partie intégrante du Mandén, comprend, ne l’oublions jamais, la composante majoritaire de ses populations, constituée de Koniakas et de Manignans (Maninka !), issus du Royaume Sosso de Soumaoro.

Au Nord et au Centre :

les Djallonkés et les Peuls qui avaient fini par adopter de façon unitaire la civilisation théocratique implantée par les Peuls nomades arrivés au XVIIIème siècle, et qui avaient occupé ces régions à la suite de conquêtes Islamistes, (aidés en cela par les Manikamoris de Kankan, la capitale du Bâtè). Bien que récent, l’établissement de cette culture, parfaitement consacré avant le début des conquêtes coloniales, avait déjà été paisiblement intériorisé par toutes les régions limitrophes. Ainsi, les 9 provinces du Fouta, (Timbo, Fougoumba, Kolladé, Bhouria, Labé, Timbi, Kèbali, Koïn, et Bendjou ou Fodé Hadji), développaient bien une civilisation pastorale vraisemblablement respectueuse des autres entités de ce qui est la ‘’Guinée’’ d’aujourd’hui ;

A l’Ouest enfin :

les Bagas, les Nalous, le Touba-Diakanké, et leurs voisins Badiarankés et Djallonkés à cheval sur la Basse Guinée et le Fouta Djallon. Ces peuples dont la caractéristique essentielle est l’ouverture, vivaient eux aussi en bonne entente avec tout le monde !

Ce portrait-robot est tracé pour rappeler à chacun que l’hégémonisme et le mépris de l’autre n’avaient pas leur place dans notre coexistence antérieure. Même pendant sa longue guerre de résistance, les ambitions fédéralistes de Samory Touré par exemple n’ont jamais concerné que l’ancien Manding à proprement parler ! D’une mentalité, hélas, un peu trop en avance par rapport à son époque, Samory entrait toujours dans une redoutable colère devant l’incapacité de toute composante mandingue de comprendre la nécessité de s’unir, pour opposer un front solide à l’envahisseur ! Mais il n’y a jamais eu chez lui l’ambition d’occuper le Fouta par exemple, ou la région côtière !

Ce sont ces ensembles qui ont été fusionnés de force par la cinquième région de la ‘’Guinée’’. Une région située à cinq mille kilomètres au delà des mers et qui s’appelle la France !

Une région qui avait fait semblant de partir en 1958, mais qui n’avait fait qu’un simple repli tactique pour se mettre aux aguets, en vue de malmener « sa » Guinée. Exactement comme un esclave insoumis pouvait l’être, avant l’Islam, par un seigneur Arabe ! Tout le monde sait que c’est cela notre vérité historique, mais nous continuons bêtement à nous en prendre les uns aux autres. Nous les Nègres. Jusqu’au jour où le seuil du tolérable sera franchi : nous nous jetterons alors les uns sur les autres, pour nous entre-tuer. Et quand cela sera, les Français eux, vont aussitôt s’éclipser, pour se mettre à l’abri. Et entre nous, il n’y aura aucun vainqueur ! Il n’y aura que nos morts, que nos réfugiés, et qu’un abrutissement garanti pour nos rescapés !

Or, c’est bien à cela qu’œuvre sans relâche la France, depuis 1958, parce qu’elle est

maladivement rancunière envers tous les ‘’Samory’’ et tous les ‘’Sékou Touré’’ de notre passé historique commun ! Elle s’appuie pour cela sur ceux des nôtres qui acceptent de jouer le rôle de vecteurs, de virus de la désunion, de la marginalisation, du mépris, de la

‘’bantoustanisation’’ délibérément frustrante d’une frange de populations ciblées à dessein, en vue de les amener à la révolte, et pour trouver ainsi des justifications à des génocides ! Tout le monde sait qu’il en est ainsi ! Et tout le monde attend qu’il en soit ainsi ! (Après l’annulation des votes de la haute Guinée sous Conté, n’a –t-on pas vu celle du couple CENI/Cour Suprême de tantôt pour les votes des mêmes populations qu’on provoque depuis si longtemps à dessein ?)

Telle est l’Afrique d’aujourd’hui ! Et telle est notre ‘’Guinée’’, depuis que Dieu a choisi Ahmed Sékou Touré pour conduire la lutte qui devait aboutir à sa libération du joug colonial français. Le hasard a fait naître AST dans une région précise, à laquelle, aux populations de laquelle, on  fait payer, par le malheur et la douleur, le sacrifice de sa personne qu’il a consenti pour la dignité de nous tous ! Y compris des Français, pour lesquels il n’y a aucun honneur à dominer et à exploiter comme des animaux d’autres hommes, parce que tout simplement ceux-ci sont sans défense ! Est-il possible que nous comprenions tout cela comme cela ?

Nous voulons bâtir un Nation pour l’avenir. Nous aspirons tous à une coopération amicale, presque fraternelle, avec les Français, auxquels l’histoire commune de nos ancêtres, moins mûrs, moins humains que les générations actuelles, donne ce droit plus qu’à d’autres. Or, nous voulons atteindre cet objectif sans regarder le Vérité en face ! En louvoyant, en éludant. En œuvrant à falsifier la Vérité de cette Histoire qui nous unit !

Est-ce possible comme ça ?

Je dis NON !

A Suivre ……Inch’Allah

Aly Bocar Cissé

Professeur et Administrateur Civil  à la retraite

Email : cissedebma@yahoo.fr

Tél : (00224) 64-33-37-70/(00224) 62-27-88-89

Conakry, le 28 Août 2010.