Qui a dit que le Président Dadis est Libre de ses Mouvements ?

dadisLe Capitaine Moussa Dadis Camara vient de perdre un de ses fils, Moriba Camara Dadis junior, qui serait mort « par noyade » au Canada. Ce deuil qui frappe la famille Camara est partagé par tous les Guinéens, car au-delà de la politique, il s’agit de la mort d’un être humain, de surcroit, le fils ainé du chef de l’Etat Guinéen. Officiellement, le Capitaine Moussa Dadis Camara se trouve, actuellement, en ‘’convalescence’’ au pays des hommes intègres...

Dans la culture africaine en général et la tradition guinéenne en particulier, le décès d’un proche donne lieu à des retrouvailles, lieux par excellence de pardon et de réconciliation entre tous les fils du village, car les Africains, mieux que quiconque, savent partager la douleur des autres. C’est pourquoi, il est du droit du premier concerné, s’il est vivant, de prendre part aux funérailles du disparu. Or, selon des informations en notre disposition, le corps de Dadis Junior, citoyen Guinéen, a transité par Ouagadougou, avant de regagner la terre de ses ancêtres, pour être inhumé. Ceci, pour permettre à son Président de Père, de le voir, pour la dernière fois, et s’incliner devant la dépouille.

Cette nouvelle, qui s’est bel et bien confirmée, est une humiliation de plus infligée à la grande famille de Koulé, dont est originaire la famille du défunt. Le fait que Dadis père ne puisse pas prendre part physiquement à l’enterrement de son fils est simplement un sacrilège. Et cet état de fait viendrait battre en brèche, toutes les déclarations officielles, tant Guinéenne que Burkinabè tendant à faire croire que le capitaine Dadis est « libre de ses mouvements ».
Qu’un père ne puisse pas mettre en terre son enfant décédé, au nom de la politique est purement scandaleux et inhumain. Cela constitue une pierre de plus lancée dans le jardin de tous ceux qui se réclament du Capitaine, qui, s’ils ne se réveillent, risque de contribuer passivement à la mort politique et….physique de leur idole.

Le général Sékouba Konaté, en premier lieu, que Dadis appelle affectueusement Grand Frère, a pu cautionner cette humiliation, qui ne grandit ni la Guinée ni ses habitants, qui, dit-on sont à 95%  adeptes de l’Islam, c'est-à-dire une religion de pardon et de tolérance.
Si la mort ne rapproche pas des gens, si opposés soient-il, l’on se demande bien ce qui pourrait  les unir. Pour l’honneur de la Guinée, le Président Dadis doit rentrer pour au moins enterrer son fils, et recevoir les condoléances de ses proches.

C’est une évidence, que celui-là même qui a déclaré se donner en sacrifice pour que son peuple connaisse enfin le bonheur, ne viendra pas pour faire de la politique, ce sale machin qui a failli lui coûter la vie, un certain 03 décembre 2009. C’est une question d’honneur.

Mahmoud Ben Hamid, Abidjan,

Source : guineenouvelle.info