daidajuniorMoriba Junior Camara, le fils du Président Dadis Camara a été retrouvé corps inerte dans les eaux d'une piscine au Canada où il vivait depuis un an dans le cadre des études. Le mystère reste entier autour de cette disparition.

Au fait l'alibi d'une noyade dans une piscine serait-il un prête-nom au crime commis de mains de maîtres assassins? Toujours est-il que Junior a été retrouvé inanimé dans les eaux d'une piscine vers 17h, heure canadienne et celle de sortie de bureaux des travailleurs canadiens et comme partout ailleurs dans les pays organisés.
Puisque nous parlons de mystère, essayons de lire les dernières séquences de l'emploi de temps du défunt. Junior venait de quitter le domicile de son tuteur où se préparait la fête anniversaire de la fillette de ce dernier (tuteur) pour deux raisons:
1- Aller réviser ses cours parce qu'il préparait un examen ou était en cours d'examen
2- Attendre la livraison des meubles qu'il avait commandés.
Donc Junior quitte le domicile de son tuteur où s'activait la famille dans les préparatifs de l'anniversaire. De là, à son domicile, la distance s'effectuerait, à peine, en 5 minutes en voiture. Il est certain qu'il l'a fait sans handicap parce que c'est dans son appartement de trois pièces ( il était locataire) que son corps a été retrouvé.

Quelques heures après son départ, son tuteur reçoit l'appel téléphonique des livreurs qui lui disent qu'ils ont longtemps frappé à la porte de l'appartement de Junior, en vain alors qu'ils avaient eu l'accord de livraison. Sur le champ, le tuteur demande à une de ses filles de prendre la voiture pour aller vérifier ce qui se passait. 5 minutes plus tard, la fille est arrivée. Elle trouve la porte d'entrée entrebâillée. Elle entre en appelant Junior, Junior... es-tu là? Elle jette un regard dans les deux chambres, dans la cuisine, la cave, pas de Junior. C'es en allant vers la piscine qu'elle aperçoit, stupéfaite, le corps de Junior sous les eaux. Le premier geste fut d'appeler les pompiers qui arrivent instantanément. Ceux-ci tentent de ranimer Junior dont les poumons rejettent un peu d'eau. Les sauveteurs croient, un instant, à la possibilité de ramener Junior à la vie. Ils le transporteront à l'hôpital avec cet espoir.
Le tuteur essaie de joindre les parents de Junior, mais évite de leur annoncer directement ce qui se passait, mais il se confie aux gardes corps en leur demandant d'attendre le résultat des médecins qui s'activent autour de Fiston. C'est plus tard que l'hôpital livra sans appel la nouvelle de la mort, oh combien prématurée, de Moriba Junior Dadis Camara !

Cette fois, il faut informer les parents, le choc est immense. Madame Camara Dadis reçoit une véritable secousse tel le choc venant d'un séisme et perd connaissance.
Peu de temps, la nouvelle se propage telle une trainée de poussière avec des grossissements, ici, des dégrossissements, là à travers les pays. C'est la révolte qui gagne ceux qui ont connu Moriba Junior. C'est l'incompréhension! On interroge le sort qui s'acharne contre la famille présidentielle
Au-delà des émotions, de la compassion, de la révolte et parfois de la rage qui ont gagné tout être humain normal, il y a lieu de s'interroge sur les circonstances de cette tragique disparition.

Comment, un jeune homme de 23 ans (non 22, 24 ou 25 ans comme l'ont distillé des sites) a pu se noyer dans les eaux d'une piscine dans un pays où la sécurité des piscines est stricte comme dans les pays civilisés ?
Comment peut-on admettre que Junior qui attendait des livreurs de ses meubles pouvait-il se plonger dans la piscine alors que l'heure du rendez était imminente?
Mieux encore, ce n'était pas une piscine inconnue de Junior pour prétendre qu'il se serait aventuré? Nous ne sommes pas non plus en présence des eaux d'un fleuve ou d'une mer agitées capables d'entrainer donc de déséquilibrer un baigneur. Nous ne sommes pas dans ce cas de figure.
Explorons des pistes qui se présentent à partir de ce moment à l'esprit. La piste criminelle semble être la plus insistante. Pourquoi?
Rappelons-nous que le fils du Président avait été curieusement visité par une horde de revanchards qui l'en voulaient à mort pour des actes qu'ils reprochaient à son père ? Depuis certains auraient promis la vengeance. La mort de Junior ravive les propos tenus ce jour dans l'esprit.

Après avoir raté le père, il n'est pas exclu que ceux-là, qui ont tout mis en œuvre pour l'évincer du pouvoir, ne soient derrière cette barbarie. D'ailleurs le silence lourd de nombreux sites à l'annonce du drame est un signe qui donne à réfléchir. Et dire qu'ils étaient versés depuis quelques semaines dans la propagande machiavélique à travers des cassettes vidéo ! Dans ce camp, nous avons eu des élans de satisfaction dans les propos tenus par certains.
Et c'est cette attitude là qui doit encore donner à réfléchir davantage aux Guinéens. Comme Cellou se réjouissait de la tentative d'assassinat de Toumba sur Dadis, aujourd'hui encore, il est déplorable et consternant de voir des gens se réclamant de son camp exprimer dans l'anonymat leur joie.

A ceux-là et tous les gens qui les ressemblent, je vous dire que le combat politique n'est pas celui des ennemis. Il s'agit d'opposition d'adversaires parce qu'ils ne voient pas sous le même angle le progrès et le développement durable de notre pays. La politique est alors l’opposition dans les idées. C'est pourquoi nous ne pouvons souhaiter le mal à l'adversaire politique. Ceci est un point! L'autre serait qu'un croyant ne peut se réjouir de la mort de son prochain. Mais que des Guinéens, qui veulent que ça soit leur tour, enregistrent dans leurs rangs des personnes qui s'émerveillent devant la tentative de mort ou le décès de leur adversaire ! Cela relève simplement du cynisme et de l'inhumanité certaine. J'ai donné l'exemple de Cellou intervenant sur France 24 quand Dadis était entre mort et vie sur un lit d'hôpital au Maroc.
Guinéennes et Guinéens, le malheur vient de frapper la famille du Président Dadis. Je voudrais présenter au peuple de Guinée, à la Guinée Forestière, à la Jeunesse de Guinée parce que c'est un jeune guinéen qui vient de passer à trépas, mes condoléances les plus profondes comme jamais exprimées.

Je voudrais appeler mes compatriotes et toutes les populations forestières à la retenue, car il y a des constructions sataniques autour de cette mort dans le but de salir la mémoire du défunt, mais surtout d'en faire un instrument politique de récupération ou d'opposition. Si cette voie est suivie, les conséquences peuvent être désastreuses.
Guinéens de la Forêt, c'est vrai que nous sommes aujourd'hui attaqués, humiliés parce qu'il n'y a pas pire humiliation que ce qui nous est arrivé à travers la personne de notre enfant Dadis. La Guinée est à nous tous. Le destin, qui s'écrit actuellement en opposition de notre farouche volonté d'être humblement acteurs aussi de la construction de l'Etat de droit, n'est qu'un phase historique qui appelle à nous unir, à fortifier notre rang, à faire prévaloir nos droits de citoyens guinéens comme tous nos autres compatriotes, mais dans le strict respect de ce que la République nous doit et réserve.
Désormais, Forestier, tu ne dois plus te résigner !

Désormais, Forestier, tu ne dois plus être ce personnage de la bible qui tend la joue gauche quand la droite a reçu un coup ! Désormais, toi mon frère, toi ma sœur de la Forêt, prend la place qui es la tienne parce que tu es partie prenante et intégrante du peuple arc-en-ciel qui fera la démocratie guinéenne avec le professeur Alpha.
Forestiers, il y a un temps de et à la résignation, il y a aussi celui de l'action positive donc constructive. Plus jamais nous ne devons être laissés pour compte dans le renouveau de la Guinée. Notre café ne doit plus être vendu à vile prix comme le dit Paul Théa dans son écrit sur guineeactu.com

Alors le 19 septembre 2010, votons pour Alpha Condé qui nous associera pleinement à la gestion du pays avec les autres concitoyens. C'est pourquoi, il faut refuser le vote en faveur de Cellou Dalein dont son action a toujours été de contrer l'émergence politique des Forestiers. Les morts de Cosa, le torpillage de la présidence de Dadis, les accusations criminelles que son camp porte contre lui et le mépris ostentatoire qu'il nous observe sont autant de raison, entre autres de ne pas voter Mamadou Cellou Dalein Diallo.

En attendant les résultats de l'autopsie de notre enfant Junior, encore une fois, recevez mes condoléances les plus attristées. Vivons cette perte en prière afin que Dieu adoucisse notre cœur ainsi meurtri.

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Paris, le 18 septembre 2010

Jacques KOUROUMA

Source : zaley.info