csowIl y’en a marre de l’équilibrisme de Cecile Sow, et de ses partis pris lors de ses écrits sur la Guinée. Dans la livraison de JA N°2585 du 25 juillet 2010, si elle rapporte subtilement tous les ragots sur le Pr. Alpha Condé, elle n’en dit pas autant de Cellou, dont le seul défaut qu’on trouverait serait son appartenance au gouvernement Conté.

Même l’ultra libéralisme de ce dernier est présenté comme une qualité face à un Alpha Condé qui serait "socialiste et sans expérience de la gestion de l’Etat".
Kouyaté et Fall sont suspectés d’œuvrer pour leur ethnie quand ils sont séduits par le programme du RPG, alors qu’on trouve normal qu’ils rejoignent le club des deux anciens premiers ministres.
La seule fois qu’il y’a eu une très belle plume sur le Pr. Alpha Condé depuis le début de la campagne c’est quand François Soudan lui-même s’en est chargé, tandis qu’elle, dans ses rêveries, qualifiait Cellou de "grand bâtisseur" dans un pays où tout est pourtant à reconstruire. Elle évite de nous dire que si son candidat Dalein a dirigé les grands projets, le pays lui n’a connu que la grande misère.
Son esprit partisan, très prolixe quand il s’agit de parler de l’UFDG, devient tout à coup timoré quand il faut parler en bien du RPG. Cependant elle s’acharne à insinuer que Cellou a pris une grande longueur d’avance, et que les miettes récoltées par les partis qui ont rejoint le RPG ne suffiront pas certainement à combler ce retard. Pourquoi n’a-t-elle pas l’honnêteté intellectuelle de signaler par la même occasion que ces élections ont été entachées de graves irrégularités, qui ont fait l’objet de plaintes et que la cour suprême au lieu de se prononcer sur le fond, n’a fait qu’invalider cinq circonscriptions électorales ; ce qui a miraculeusement fait bondir le suffrage de Cellou de 4% supplémentaires tandis que tous les autres candidats clés baissaient. Nous savons tous que les résultats obtenus ne reflètent pas les réalités du terrain, et que de toute façon, les compteurs sont remis à zéro.
Et puis quoi d’autre encore ? Qu’Alpha Condé serait entouré de proches de Conté alors qu’il reproche à Cellou d’être un ancien ministre de ce dernier. Ne faudrait-il pas faire remarquer qu’on pouvait être très proche de Conté, même appartenir à son gouvernement, sans être décideur des grandes orientations du régime comme Cellou, qui a occupé le poste des grands projets, des transports, des télécommunications, puis de premier ministre. Qu’on me dise, au-delà du nombre pléthorique de responsabilité occupée, ce qu’il a concrètement changé dans le quotidien des guinéens, à part brader le patrimoine national, et accentuer davantage la paupérisation de l’Etat.
Pendant que la richesse des administrés diminuait sans cesse comme une peau de chagrin, la sienne augmentait considérablement. Qu’a fait notre "grand fonctionnaire" Cellou pour l’instauration de la démocratie et du multipartisme, lui qui a plusieurs fois fait campagne pour la réélection de Conté en sa qualité d'inspecteur du PUP pour la moyenne-Guinée?
Bien longtemps avant les élections, on peut encore vérifier dans les anciens numéros de JA, elle ne se gênait pas de citer toujours Cellou en tête des opposants politiques alors que son parti était loin d’être le plus ancien et que celui-ci n’avait participé à aucune élection. A noter que cela n’obéissait pas non plus à un ordre alphabétique.
Son homologue Mouctar Bah, correspondant d’RFI, ne brille pas davantage lors de ses reportages. Pas étonnant que sa maison de radio soit obligée d’envoyer Olivier Roger sur le terrain pour commenter les élections à sa place.
Par ses écrits, elle utilise JA comme une tribune de propagande au service des lobbies UFDG, partisan de l’alternance ethnique. D’ailleurs tous les Guinéens célèbres qui y ont travaillé viennent de la même région. En somme, des petits arrangements et coups de pouces entre cousins, tontons, neveux et nièces qui décrédibilisent totalement ce magazine international.
Là où est présente la subjectivité, adieu l’objectivité. Rare sont aujourd’hui les journalistes supporters de l'UFDG qui font abstraction de leur appartenance ethnique au moment d’écrire leurs articles de presse ou de présenter leur reportage. Chez eux l’ethnie semble au dessus de tout, surtout quand on y doit le plus souvent ses privilèges sociaux. Comme quoi, mieux vaut avoir un bon tonton qu’un bon CV.
Quant au neveu ou la nièce, il ne manquera pas de retourner la politesse au moment venu. Pas surprenant que BBC ait choisi Labé et Conakry pour mettre ses antennes FM. Avec Amadou Diallo à BBC, Mouctar Bah à RFI et AFP (Agence France-Presse), Cécile Sow à Jeune Afrique, je proposerais la prochaine fois, à défaut d’un Sidibé, qu’on mette un Barry à la place de Ben Daouda Sylla à Africa N°1.
Nous ne serons plus accusés, nous les ressortissants de la moyenne-Guinée, de ne posséder que le pouvoir économique.
Attention ! Les vrais pouvoirs ne sont pas le pouvoir législatif+le pouvoir exécutif+le pouvoir judiciaire, mais le pouvoir économique+le pouvoir médiatique+ le pouvoir politique. Que Dieu sauve la Guinée et guide le choix des Guinéens.
Mohamed Lamine SIDIBE

E-mail: djehima@yahoo.fr

Source : Guinee24