Manque patent de courage Politique, Judiciaire,

Administrative,…, des autorités à tous les niveaux !

A/

Décidément, RIEN ne va plus en Guinée !

Les populations sont perplexes devant cette situation de Démission ou de Complicités de nos autorités dont la grande mansuétude suspecte pour le camp des voleurs d’urnes et des tricheurs, reste inexplicable, alors que dans le même temps, elles laissent malmener et accuser ceux qui n’ont absolument rien fait !

Les tricheries sont avalisées par une CENI et une cour à la botte, avec la bénédiction massive de toutes nos autorités politiques, judiciaires, sociales, culturelles, religieuses, etc., dans la mesure où PERSONNE (journalistes compris), n’ose signifier aux confusionnistes leurs forfaitures assorties maintenant de menaces physiques, psychologiques, surnaturelles, et de terrorismes verbaux contre la fraction honnête de nos populations abandonnées à elles-mêmes, puisque leurs suffrages sont spoliés ou confisqués par des brigandages à ciel ouvert… !

Et le monde entier constate l’impuissance des autorités (à tous les niveaux), à juger correctement, et à condamner sans trembloter !!!

Pendant ce temps, Alpha Condé, l’intègre, reste la cible de toutes les Haines irrationnelles.

Certains cadres ou responsables s’acharnent particulièrement, à travers leurs dispositifs pollueurs sur les médias et sur quelques sites particulièrement ridicules et très risibles, ces derniers temps… ; On ne leur fera pas de pubs gratuites mais espérons que l’on se précipitera un peu plus  sur la vraie actualité, en interviewant des militants et surtout, en rencontrant les grands dissidents, contestataires des ralliements mesquins ou intéressés.

Les conséquences immédiates de tout ce qui est relaté ci-dessus, sont que les consciences des tribus guerrières du mandingue mythique en sommeil sont sur le point de sortir de leur longue somnolence léthargique et j’avertis qu’aucune armée du monde, ne serait assez puissante pour contenir leur fureur ‘’SI’’ le fameux deux poids deux mesures persistait !

Nous n’attendrons même pas le tour prochain (que tous auraient intérêt à ne plus entacher, ou laisser entacher d’irrégularités) !!!

Rien n’allait déjà en Guinée depuis deux décennies car, RIEN non n’avait échappé (depuis 1984), à la hargne destructrice de nos antiguinéens frauduleusement enrichis, mais désespérément insatiables (avec la bénédiction massive de toutes nos autorités) car maintenant, nos responsables, à tous les niveaux, non contents d’avoir :

-         démantelé, ou escamoté plusieurs dizaines d’unités industrielles et usines, naguère disséminées aux quatre coins du pays sous le premier régime;

-         pillé nos précieux stocks d’or etc. …;

-         bradé les rails et notre réseau ferré ‘’Conakry Niger’’, ‘’hérité’’ du colonialisme ;

-         démantelé nos compagnies aériennes et autres ‘’symboles’’ de bonne gestion économique du temps de Sékou Touré (j’achetais bel et bien à la fin des années 60, mes belles paires de chaussures à l’usine militaire du camp Alpha Yaya) ;

-         etc.

Nos responsables donc, laissent maintenant faire les trafiquants et les narcos qui rachètent TOUT, y compris les consciences… ;

Ils tirent profits de TOUT, et du reste ! Des faits ?

J’ai bravé ces jours-ci, la puanteur des immondices et des saletés de Conakry (dont les responsables : maires, préfets, gouverneurs, etc. ont étudié dans des écoles où les mots voirie ou assainissement n’étaient pas encore enseignés), pour marcher, afin de retrouver quelques vieux repères, malgré la pluie et les eaux de ruissellement qui m’ont déjà usé deux paires de shoes !

Et J’ai vu implantés ici et là, des trucs absurdes, incongrus ou bizarres, comme cette cité, qui nous cache maintenant la mer sur la corniche (entre l’ENAM et le palais du peuple), ou cet autre machin  honteux qui dénature complètement le site et les bâtiments de notre superbe ex imprimerie nationale Patrice Lumumba…des années 60, du côté de coléah. Je reviendrai sur le reste !

B/ Tomber du faîte de l’arbre fruitier

directement au fond d’un puits à sec !

Hier matin, des rumeurs, confirmées par la suite par d’autres sources, m’ont appris pendant mon slalom entre des taxis tacots excités, et les énormes roues de quelques mastodontes (appartenant sûrement aux prédateurs, jamais audités qui ne payent pas de taxes puisqu’ils ont empoché les budgets de nos routes), que des mésalliances (contre nature  puisque aucun chimiste sérieux ne saurait les conseiller), s’opéraient pour plonger le pays dans le chaos, puisqu’elles perpétueraient le règne mafieux de nos narcos bien connus, qui prospérent grâce à la dépravation des mœurs et aux trafics illicites qui ont enfoncé nos populations dans cette misère sans nom !

Certaines alliances feraient rire en d’autres temps, mais la situation de

la Guinée

en 2010, n’autorise aucune cocasserie et je vous invite, pour terminer, à relire une des fables universelles de

la Fontaine

, apprises naguère par les écoliers, pour forger leurs consciences au civisme afin de les préparer à gérer avec honnêteté, humanisme et scrupules, les biens communs et toutes les ressources, pour le bonheur de tous et de chacun.

Conakry, le 30 juillet 2010.

Cissé Oumar de Bma 68 15 20 84

essikleduc@yahoo.fr

Le Renard et

la Cigogne

(Jean de

la Fontaine

)

Compère le Renard se mit un jour en frais,
et retint à dîner commère

la Cigogne.
Le

régal fût petit et sans beaucoup d'apprêts :
Le galant pour toute besogne,
Avait un brouet clair ; il vivait chichement.
Ce brouet fut par lui servi sur une assiette :

La Cigogne

au long bec n'en put attraper miette ;
Et le drôle eut lapé le tout en un moment.
Pour se venger de cette tromperie,
A quelque temps de là,

la Cigogne

le prie.
"Volontiers, lui dit-il ; car avec mes amis
Je ne fais point cérémonie. "
A l'heure dite, il courut au logis
De

la Cigogne

son hôtesse ;
Loua très fort la politesse ;
Trouva le dîner cuit à point :
Bon appétit surtout ; Renards n'en manquent point.
Il se réjouissait à l'odeur de la viande
Mise en menus morceaux, et qu'il croyait friande.
On servit, pour l'embarrasser,
En un vase à long col et d'étroite embouchure.
Le bec de

la Cigogne

y pouvait bien passer ;
Mais le museau du sire était d'autre mesure.
Il lui fallut à jeun retourner au logis,
Honteux comme un Renard qu'une Poule aurait pris,
Serrant la queue, et portant bas l'oreille.
Trompeurs, c'est pour vous que j'écris :
Attendez-vous à la pareille.

Jean de

la Fontaine