M O U B I I N E :

Le début pour la vérité de notre vécu a commencé !

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Yâ Allâhou ! (Ô Dieu !)- YÂ Saboûrou ! (Ô toi le Patient, l’Endurant, le Persévérent ! Celui à Qui le dernier mot revient toujours !).

C’est Toi que je me permets d’interpeller dans ma petitesse, mon insignifiance.

C’est Toi qui Es la vérité. Et Tu as dit :

‘’Bal’ naqh djifou bil haqqhi alal bâtili, fayad maghouhoû, fa idja houwa zâ highoun’…’’ ! Et je traduis : ‘’Nous (Dieu, bien sûr !) opposons la Vérité au mensonge, et elle le fera disparaître. Le voilà qui disparaît.

St Coran : chap.21, Verset 18.

J’introduis mon propos par le Verbe Immuable dont la méconnaissance, ou le mépris, pour quelque motif que ce soit, conduit l’homme à sa perte. Je le fais parce que je sais que Dieu est l’Acteur prépondérant de l’histoire humaine, et parce que je sais qu’Il est, à charge et à décharge, Le Témoin Incorruptible de nous tous.

             Notre pays la Guinée est, en toutes choses, exceptionnel : et c’est là le problème. Car, l’exceptionnel, c’est la différence en plus ou en moins par rapport à ce qui est normal. Or dans notre cas, cette différence s’est avérée comme exceptionnellement négative, presque toujours depuis plus d’un quart de siècle maintenant. Et ce n’est pas parce qu’on ne le sait pas, puisque nous sommes accessibles à la logique, comme tout le bon peuple de Dieu. Nous comprenons parfaitement la logique, d’autant plus qu’il est établi que nous avons aussi un QI exceptionnellement élevé ! C’est connu ! Mais, comme le Rebelle de la Création, nous avons, on dirait, choisi d’ignorer le Vrai et le Juste. Nous avons fait le choix de l’Absurde et du Faux. Contre nous-mêmes, nous avons adopté la fausseté, avec effronterie et morgue. Et tout appel à la Raison semble vain : nous sommes comme possédés par le Démon ‘’Tâghouta’’. Comme tétanisés !

              Moi par exemple, tout citoyen lambda que je suis, plus effrayé cependant par les conséquences de notre égarement que par nos traditionnelles petites méchancetés mesquines, du fin fond de ma retraite guinéo-guinéenne dont les conditions sont si bien connues, je me suis armé de ma plume, et de tout mon courage, pour m’attaquer à ce mal national porté par des gens toxiques au vrai sens du terme. Des gens ignorants et anarchiques qui ont fait tant de mal à notre pays et à notre société depuis que Dieu nous a enlevé le Père de notre Nation en Mars 1984.

Je m’étais donc hissé alors sur le NET, avec hardiesse, pendant que le tout-puissant PUP, digne héritier du CMRN, poursuivait encore avec application l’œuvre de destruction de la Guinée dont des forces obscures s’étaient fait un point d’honneur : pour pouvoir mentir ensuite après sur Sékou Touré et sur le PDG, auxquels on ne pardonne pas d’avoir libéré notre Peuple, et l’Afrique.

Plus tard, en Juillet 2009, lorsque le Capitaine Dadis s’était campé lui-aussi dans le rôle d’héritier et de défenseur de son ‘’père’’ le Général Lansana Conté, et qu’il s’était environné de ‘’fils’’ haineux  de comploteurs de jadis, j’avais publié une ‘’Lettre Ouverte’’, qui m’avait valu quelques vilénies de nature ethno-extrémiste explicite. J’avais néanmoins poursuivi ce que je considère depuis comme un devoir sacré pour moi. Sans désemparer donc, j’ai continué à envoyer sur la ‘’toile’’ d’autres textes, dont voici quelques titres :

1.    Non ! Mon Capitaine Dadis, à vous et à tant d’autres, il faut qu’on fasse une mise au point !

2.  A Thierno Monenembo, disque rayé du système françafricain de délation goebbelsienne ;

3.  Les Guinéens connaissent-ils vraiment  Dieu ?

4.  Sur RFI/AFRIQUE, la saga antisékoutouréenne…avec Albert Tévoéjéré ;

5.  RFI/AFRIQUE, une honte….pour la France ;

6.  Human Right Wach, Internationalise le fameux ‘’particularisme peulh’’ de Guinée ;

7.  Le galvaudage de la notion de ‘’Victime’’ : un mépris et une injure à notre Souveraineté Judiciaire ;

8. Lettre ouverte à Madame la Présidente du Conseil National de la Transition (CNT)… Palais du Peuple/Conakry.

L’objectif que je visais, c’était la rupture d’avec le mensonge, l’hypocrisie et la langue de bois, dont nous avons fait, presque tous, une tradition nationale bête et méchante ; une tradition dans laquelle ‘’on’’ s’est installé avec un niveau d’irresponsabilité exceptionnel, là aussi !

Aujourd’hui, il y a  comme un frémissement, et des aveugles politiques et historiques d’hier, renonçant à d’antiques haines injustifiées et vaines, commencent, on dirait, à revenir aux complexes réalités de notre vécu. La sagesse admet à juste raison qu’il n’est jamais trop tard pour bien faire’’ ! Cependant, puisque des scrupules, et une certaine pudeur, poussent encore certains à vouloir justifier, ou expliquer tout au moins, leur alliance d’antan avec les ennemis de Sékou Touré, qui étaient, objectivement et activement, ceux de notre Souveraineté nationale, des ennemis dont le principal, le plus puissant et le plus impitoyable était, et demeure encore à bien des égards, notre ancien pays colonisateur, la France, il me semble indispensable :

a)-qu’on pose et qu’on réponde, posément et raisonnablement, à certaines questions fondamentales ;

b)-qu’on rappelle certains faits historiques impossibles à modifier ou à travestir.

I-Prenons par exemple la Guinée Française, notre pays, au sortir de la 2è Guerre Mondiale: nul ne peut soutenir, à moins d’être foncièrement cynique, que nos populations, à plus de 95% à l’époque, étaient heureuses. Sauf au Lynx où de pseudo-Guinéens s’époumonent, de nos jours encore, à faire l’apologie du colonialisme français ! De vrais esclaves mentaux.

On sait, tout le monde sait, que la fin de la 2è Guerre Mondiale a été suivie, partout, d’une prise de conscience et de responsabilité sans précédent dans l’histoire de l’Humanité, de la part de dizaines de milliers de patriotes, tant en Asie, en Afrique qu’aux Amériques. Du Vietnam à l’Algérie, de la Guinée Française au Congo-Léopoldville, de l’Angola au Kenya et au Mozambique, de l’Afrique du Sud à la Guinée Portugaise, de Cuba à Madagascar, etc., dans des styles et avec des stratégies différentes certes, des Meneurs d’hommes exceptionnels  ont eu le génie et la détermination de changer le cours de l’histoire du Monde, en détruisant profondément les traditionnels systèmes  d’exploitation des masses populaires, qu’ils ont ainsi libérées et responsabilisées… !

Ahmed Ben Bella et le FLN en Algérie ;

Mao Tsé Toung en Chine ;

Ho Chi Min au Vietnam ;

Patrice Lumumba au Congo Belge ;

Sékou Touré chez nous ici et, en réalité, pour toute l’Afrique Noire française, (c’est ce qui choque !)

Agostino Neto en Angola ;

Samora Moïse Mackel au Mozambique ;

Fidel Castro Ruz à Cuba ; et j’en passe !

Dans nombre de ces pays, des patriotes de tous âges et de toutes conditions, avaient fait le choix sans équivoque de la guerre, de la destruction de la mort en masse, pour libérer leurs pays, leurs peuples.

Chez nous ici, un jeune homme, que d’aucuns diraient prédestiné, ou surdoué, à peine sorti de l’adolescence, (il a créé le premier Syndicat de l’espace colonial français d’Afrique à 23 ans !), s’entourant d’un petit nombre de compagnons de même âge, ce jeune homme donc, avec une maturité politique et intellectuelle, une logique et une maîtrise discursive  sans commune mesure, enfin avec un talent  oratoire digne des plus grands tribuns de l’Histoire humaine, c’est ce jeune homme-là, Sékou Touré, qui a vaincu, sans coup férir, toutes les forces rétrogrades d’occupation et d’exploitation coloniales. Il a vaincu ces forces étrangères, oui, mais, comme la cerise sur le gâteau, avait en même temps, tel le matador le plus imperturbable, tels le Cid et d’Artagnan réunis, porté l’estocade qui avait définitivement abattu le mastodonte malfaisant qu’était notre féodalité locale. Une féodalité qui comprenait plus de 300 Chefs de Canton qui s’étaient même arrogés le droit  de vie et de mort sur le peuple, et qui ne s’en privaient pas : Alamamy Daouda Sylla dit David Tondon a bien éventré par exemple, et donné ainsi la mort à M’Ballia Camara en état de grossesse avancée, en 1955, sans aucune conséquence pour lui, puisqu’il était un Chef de Canton ! Or, en plus de ces 300 monarques-vassaux du colonialisme, notre fameuse féodalité comptait aussi plus de 1000 Chefs de Village. Vassaux, eux, des chefs de Canton !

             Il ne faut pour cela jamais oublier dans l’histoire de notre pays par exemple :

a)    - que le père de Bâ Mamadou, Madani Sâbitou, était le Chef de Canton de Dinguiraye, et que l’opposition de son fils à Sékou Touré s’inscrivait dans le cadre d’une lutte de classes sans concession, malgré les maquillages qu’on prétend maintenant ;

b)   - que Koumandian Keïta était lui-même le Chef de Canton (le dernier!) de Kouroussa, et qu’à ce titre, le fait qu’il eût été le Président du BAG, dont Diawadou Barry n’était que le Secrétaire Général, s’inscrivait dans la même logique de lutte de classes totale. Et il en  était de même avec sa pseudo-grève, si prématurée dans un pays qui venait juste de se libérer, on sait dans quelles conditions ! Cette grève-là était donc aussi, sans plus, un coup fourré politicien ! Il faut le savoir ;

c) - qu’enfin le père de Diawadou Barry, justement, était le Chef de Canton de Dabola. (Et non le dernier Chef de Canton du Foutah, comme l’ont prétendu récemment quelques racistes peulhs perdus dans une certaine mythologie de l’errance, sans autre but que l’impossible assouvissement de leur haine !). Diawadou n’était sûrement pas homme à scier la branche sur laquelle il était assis : le colonialisme ! Il n’y a eu au Foutah que des gens exceptionnels comme Saïfoulaye Diallo pour porter ce genre d’idéal de façon majeure ; ou Boubacar Biro Diallo, dans une moindre mesure certes, mais avec la même détermination.

               Il ne faut pas oublier aussi, si on le sait déjà, ou alors il faut savoir que :

          a)- Le 26 Avril 1957, le PDG avait  raflé 57 Sièges sur 60 à l’Assemblée Territoriale de la Guinée Française ! Les Diawadou, Koumandian et autres Barry III, avec leurs partis politiques, étaient donc laminés alors, et n’existaient plus que de façon symbolique ! Aussi, sans autre forme de procès, le Bureau de ladite Assemblée avait-il porté le ‘’PDG’’ Saïfoulaye Diallo à sa présidence : la cause guinéenne était, partant, déjà  entendue pour la France, et à plus forte raison pour ses laquais, les cruels et archaïques petits féodaux de Guinée ;

         b)-Le 14 Mai 1957, mise en place du premier Gouvernement semi-autonome de la Guinée Française. Sékou Touré, et non pas quiconque d’autre, en devient le Vice-Président, tout naturellement.

Et dès le 17 Mai, c'est-à-dire trois petits jours après sa légitime désignation, au cours d’un grand meeting, il lance en l’air un  épervier, pour symboliser la ferme volonté du PDG d’amener le Peuple de Guinée à l’indépendance nationale. Les Diawadou et autres BarryIII n’étaient plus rien alors sur la scène politique de notre pays : c’est l’histoire !

        c)- Pendant le Semestre qui a suivi, tout le monde a vu le Gouvernement Semi-autonome restructurer en profondeur l’Administration territoriale du pays et, le 31 Décembre de cette année-là, il a procédé à la suppression pure et simple de la Chefferie traditionnelle qui était l’outil de domination et d’exploitation par excellence du colonialisme.

Ainsi, dès la fin de 1957, la Guinée du PDG était prête pour aller à l’indépendance : c’est net !

Et puis, vous savez, moi, j’ai un grand respect pour l’engagement d’’’Etudiants’’, de ‘’Jeunes’’ et  de ‘’Syndicats’’, qu’une clique de racistes peuhls affirme avoir ‘’été à l’avant-garde (d’une certaine) vertigineuse aventure de la campagne du NON au référendum’

- Les ‘’étudiants’’ ? Il s‘agit sûrement de la FEANF à l’époque. Aussi, ne faut-il pas rappeler que son Président s’appelait alors TEVOEJERE, originaire du Dahomey qui n’a pourtant pas voté Non ? Le ridicule ne tue pas certains !

- Les ‘’Jeunes’’ ? Il faut que les auteurs des pamphlets anti-Sékou Touré et anti-PDG nous disent de quels ‘’Jeunes’’ ils veulent parler, parce que, dit comme ils le font là, c’est trop vague….

- Par contre, lorsqu’ils vont jusqu’à désigner l’’UGTAN’’ comme incitatrice au vote négatif du 28 Septembre, dans le but d’exclure Sékou Touré de cette mouvance indépendantiste à son origine, ils font preuve d’ignorance, de mauvaise foi, ou tout simplement de malhonnêteté intellectuelle. Car, voici ce qu’il en est :

        d)- Du 08 au 11 Juillet 1955, au cours  d’une réunion du Comité de Coordination du RDA (dont le Président s’appelait Félix Houphouët-Boigny !), Sékou Touré, alors Secrétaire  Général du PDG, avait présenté un rapport proposant la création d’une Centrale Syndicale Africaine, indépendante des centrales syndicales européennes :

C’était donc en 1955 ! Sékou Touré était déjà un ‘’indépendantiste’’ Convaincu. Et lorsque l’UGTAN fut créée en réponse à cette volonté du premier syndicaliste panafricaniste d’Afrique, c’est encore lui, Sékou Touré, qui en fut le Secrétaire Général ! Mais où donc étaient alors les DIAWADOU et autres BARRY III de nos petits racistes peulhs sourds et aveugles ?

  On doit cesser de faire honte à l’Afrique, maintenant. Nous sommes au 3ème Millénaire : tout est trop transparent désormais, et la confusion ne peut plus passer.

    II- Analysons un tout petit peu la marche des évènements en Afrique, et considérons-en  les acteurs, à ces heures exaltantes d’émancipation et de libération de nos masses populaires.

A.Qui ont-ils été les véritables libérateurs de notre Continent, et non pas des fantoches ?

1.    Ahmed Sékou Touré : déclencheur par excellence du mouvement révolutionnaire qui devait aboutir à la libération de l’Afrique. Son action, dont les premières manifestations ont coïncidé avec la fin de la ‘’Guerre’’, avait été suivi avec intérêt par tout ce que l’Afrique comptait comme ‘’Elite’’ y compris des ‘’Souverains’’ comme Mohamed V, Roi du Maroc, qui l’avait ‘’adopté’’ comme ‘’fils’’, à cause de son patriotisme clairvoyant, et à cause de son extraordinaire qualité de visionnaire, toutes choses qui en ont fait, du début à la fin de sa vie, une autorité courue et vénérée : c’est l’histoire ! Même si un éphémère changement du rapport des forces, du fait de son rappel à Dieu en

1984, a

permis à d’obscures forces du Mal de se déployer un peu, grâce au putschiste Lansana Conté qui les a suivies comme plus personne ne pourra le faire.

2.  Patrice Emery Lumumba : héros et martyr de la cause africaine sans aucune ambiguïté. Il était venu s’abreuver à la ‘’source Sékou Touré’’, quelques semaines à peine avant d’être trahi et tué dans les conditions qu’on sait, suivant les ordres de ‘’Monstres’’ qui pensaient interrompre ainsi la Révolution Africaine ;

3.  Sir Alâdji Abubacar Tafawa Balewa, du Nigeria. Fiché comme un ‘’révolutionnaire’’ africaniste, il fut assassiné et son corps découpé en morceaux jetés  à travers la ville de Lagos, quelques semaines à peine après qu’il eût quitté Conakry, chez Sékou Touré, le modèle auquel tous les ‘’Patriotes’’ africains vrais s’identifiaient ;

4.  Kwamé N’Krumah : le ‘’Fromager’’, l’aîné combien heureux d’avoir eu un petit frère comme Sékou Touré, l’intrépide déclencheur des indépendances de l’Afrique dite française.

N’Krumah qui, dès qu’il fut trahi et renversé par des officiers ghanéens qui avaient pour mentor Houphouët Boigny, en 1966, est venu tout naturellement s’établir à Conakry, où il savait rejoindre le praticien du ‘’Panafricaniste’’ de la dignité ! ‘’Panafricanisme’’ dont il était lui-même le théoricien par excellence. Co-président de la République de Guinée depuis lors, il mourut d’un cancer en 1972 et fut inhumé de façon grandiose à Conakry, sa terre d’asile. Avant d’être rapatrié au Ghana, plus tard, avec autant de majesté, et avec la reconnaissance sublime de son peuple.

5.  Après l’assassinat du patriote camerounais  Rubben Um Nyobe par la France, dans les maquis en pays Bamiléké, (où la France s’était rendue coupable d’ignobles crimes contre l’humanité et de génocide ouvert), un des plus proches compagnons du grand martyr, le patriote Félix Rolland Moumié était venu se réfugier en Guinée ici, chez son modèle Sékou Touré. Plus tard, la même France le fit empoisonner lui-aussi, à Genève, par des monstres au service d’un système de régence monstrueux qui a fait tant de mal aux Noirs et à l’Afrique ! Félix Rolland Moumié fut enterré à Conakry où plusieurs quartiers et écoles furent baptisés de son prestigieux nom.

6. Sylvanus Olympio, que la France classait parmi les ‘’modérés’’, (il était du Groupe dit de Monrovia), c’est-à-dire, de ceux qui se démarquaient nettement des ‘’Patriotes’’ dits ‘’Progressistes’’ avec N’Krumah et Sékou Touré à leur tête. Olympio donc, devenu président du Togo, avait eu le malheur de vouloir battre monnaie, et de vouloir, surtout, l’aligner sur le Deutsh Mark (allemand), dans le but de conférer à son pays une ‘’indépendance’’, dont il avait eu la vision, par rapport au CFA, qu’il considérait à terme comme un piège à rats. Ce qu’il n’est pas loin d’être aujourd’hui pour tous les pays d’Afrique francophone, dont les dirigeants irresponsables s’étaient arrimés à la France coloniale sans réfléchir au long terme ! (En véritable ‘’nègres’’ Houphouëto-Senghoriens !).

De toutes les façons, un certain sergent Etienne Eyadéma s’était chargé (ou avait été chargé) d’abattre le sieur Olympio, qu’il avait remplacé ensuite à la tête du Togo, au service et sous la protection de la ‘’France éternelle’’, pendant près de 40 ans ! Et c’est encore le Ghana révolutionnaire de N’Krumah qui dut accueillir l’orphelin Gil-Christ, qui ne manqua pas d’échapper à plusieurs tentatives d’assassinat lui-aussi, par Gnassimbgé  et sa mouvance.

En Guinée, Sékou Touré donna le nom  de Olympio à plusieurs quartiers et écoles du pays. Certains les portent encore, malgré que, pendant un quart de siècle, Lansana Conté, la France et un irréductible groupe de racistes peuhls, ont tenté d’effacer Sékou Touré de l’histoire de notre pays, et de gommer tout ce qui peut le rappeler au souvenir de notre peuple ! Comme si Dieu n’existait pas … !

7.  Marien N’Gouabi, le jeune et studieux officier révolutionnaire du Congo-Brazzaville, était venu lui-aussi au début des années 70, boire à la source inaltérable de la liberté et de la dignité africaines, chez Sékou Touré, en Guinée ici. Mais puisque c’était vraiment  le type de dirigeant digne qu’il fallait pour notre Continent, ceux qui ne veulent jamais que des fantoches à leurs bottes à la tête de nos pays, qu’ils estiment juste bons à pomper et à sucer, le firent assassiner en 1977. Ils mirent ensuite à sa place, avec une adresse diabolique, le Président Sassou N’Guesso qui, comme l’Abbé Fulbert Youlou, comme Léon M’ba, comme le très fin El Hadj Omar Bongo (ex-Albert-Bernard !), et comme tous les autres ‘’monstres d’or’’ du club sacré de la Françafrique l’avaient fait pour leurs pays, a livré lui-aussi le Congo à la  France…, et à la misère matérielle et morale, jusqu’à nos jours !

8.  Lorsque le PAIGC fut créé et que des Patriotes dignes de la Guinée Portugaise ont décidé de  prendre les armes pour libérer leur pays, c’est ici à Conakry (à Sékou Touré, le seul auquel il s’identifiait), qu’Amilcar Cabral est venu demander l’asile, et une base, pour son mouvement. Il obtint l’un et l’autre, et bien plus encore… !

Il est inutile d’énumérer ce que la Guinée, le PDG et Ahmed Sékou Touré donnèrent à nos frères et sœurs de Bissau. Et même si, en faisant l’histoire de leur lutte, des oublieux de ce pays-frère ne mentionnent Conakry que du bout de leurs lèvres (et même pas du tout Sékou Touré et le PDG), Dieu et les honnêtes gens témoigneront bien un jour des sacrifices consentis par la République Populaire Révolutionnaire de Guinée, en faveur de la Guinée-Bissau. Amilcar Cabral, lui, n’aurait jamais oublié, s’il avait encore été là ! Lui, il était de la même trempe qu’Ahmed Sékou Touré, et c’est bien pour cela qu’on est venu l’assassiner ici-même, chez nous, le 20 Janvier 1973 … ; deux ans après l’Agression du 22 Novembre 1970, dont notre sœur Hadja Rabiatou Séra oublie aujourd’hui les victimes, par mépris. Alors que dans sa position d’exception avérée, tout ce qu’elle peut dire n’engage qu’elle-même, et elle seule (en tout cas sur ce genre de question si grave et, si sensible dans une ‘’Nation’’).

Les gens oublient que Dieu existe, et qu’il est Samîoul’Alîmou. Il est l’Entendant Qui Sait Tout.

9.  C’est ici, en Guinée, chez Sékou Touré, malgré une distance  égale à toute la hauteur de notre Continent qui est le plus massif de la Terre, c’est donc ici que Nelson Mandela, et certains de ses compagnons, de l’ANC (dont le père de M’Béki), étaient venus se former, et chercher aide et appui, pour libérer leur peuple de l’emprise du racisme blanc le plus pourri que l’humanité ait connu.

Peu importe que tout cela soit dissout maintenant dans un lac de haine ‘’inassouvible’’. Une haine entretenue sans répit ni trêve par la France, et par une clique de Guinéens sans racines.

Sitôt que Mandéla et M’Béki étaient repartis chez eux, avec leur nouvelle nationalité guinéenne, et les passeports qui allaient avec, les blancs leur étaient tombés dessus pour les embastiller. Il en est mort d’ailleurs, le M’Beki ; Quant à Mandéla, on a vu comment Dieu lui a permis de survivre pendant 27 ans de bagne ! Heureusement d’ailleurs que son premier soutien en Afrique, Sékou Touré, avait alors provoqué un ‘’raffut’’ si intense et si opportun, qu’il avait réussi à communiquer sa conviction dans la nécessité d’une effervescence et d’un harcèlement permanents à ses pairs de l’OUA. Et c’est cela qui fit recette : la tiédeur complice et les hypocrisies occidentales furent vaincues. C’est à l’unisson donc que le monde entier avait tapé sur les Afrikanders à mentalité préhistorique, pour faire tomber leur régime inique.

Hélas, Mandéla ne fut libéré que plus de six ans après le décès du Président Ahmed Sékou Touré. Or, l’inqualifiable  attitude de petitesse et de cécité historiques des putschistes que la France avait poussé à prendre le pouvoir et, surtout, à détruire nos acquis : matériels, sociaux, culturels, et même, et surtout, notre dignité et notre fierté, tout cela avait privé Mandéla d’effectuer le Pèlerinage de reconnaissance et de gratitude qui devait le conduire en Guinée. C’est un des plus grands regrets de sa vie. Il  rendit visite (autour de nous), à tous les pays dont les élites dignes avaient refusé  d’insulter leurs premiers présidents, comme nous l’avons fait chez nous, en nous laissant embourber dans la fange d’un nanisme humain  historiquement putride. Un manque de civisme, et de civilité tout court, qui coûtera cher et très longtemps à leurs auteurs.

10.               Qui peut nier aujourd’hui que, tout le temps qu’avait duré la lutte de leurs ’’Mouvements de  libération’’, les Guinéens s’étaient habitués à voir arriver ici, chez nous, tous les héros et/ou martyrs comme : Edurdo Mondlane, assassiné à Dar-Es-Salam avec un colis piégé en 1969, ou Samora Moïse Machel, tué dans un accident d’avion provoqué par les Blancs d’Afrique du Sud… ; il était alors le Président du Mozambique. Il était l’un de la quarantaine d’Hommes d’Etat venus aux grandioses funérailles de Ahmed Sékou Touré en 1984 !

Et Sam Nujoma de Namibie ; Agostinho Neto d’Angola, (mort en 1979, de mort naturelle) ; qui peut le nier ? Qui peut nier tout cela ?

B. Que venaient donc chercher tous ces héros en Guinée ?

Oui, mais aussi :

1.    L’Empereur Haïlé Selassie 1er, le symbole de la résistance victorieuse à l’occupation et l’exploitation coloniales : il mit en échec les intentions italiennes dans ce cadre ; pourquoi a-t-il tenu, au début des années

70, a

venir ‘’Saluer’’ Sékou Touré chez lui tout particulièrement ?

2.  Le Prince Norodom Sihanonk, au début des années 1970 lorsqu’il était en exil à Pékin, suite au coup d’Etat de Lon Nol ; et plus tard (en 1982), lorsqu’il avait pris la tête d’une coalition de  résistants aux autorités du Kampuchéa soviéto-vietanamien. Ne venait-il pas, à chaque fois, chercher le soutien de l’Homme du 28 Septembre (le vrai, le positif 28 Septembre), Ahmed Sékou Touré ?

3.  Qu’était-il venu faire à Conakry, le colossal, le Maximo, Fidel Castro Ruz qui, croustillante anecdote, avait réussi à ‘’semer’’ sa sécurité officielle pendant toute une nuit, pour faire ‘’son maquis’’, incognito, dans les boîtes de notre Capitale ? C’est le lendemain qu’il avait coupé le cordon inaugural de l’Autoroute urbaine qui porte son nom, et que les ‘’Conté’’ avaient voulu débaptiser, semble-t-il. Après le ‘’Cinéma’’ 8 Novembre’’ rebaptisé en ‘’Cinéma Liberté’’, le ‘’Pont 8 Novembre’’ que RFI/AFRIQUE et son Correspondant bourré de haine ethnique avaient tenté, en vain, de faire appeler ‘’Pont des pendus’’ ! L’ ’’on-dit’’ concernant l’Autoroute n’est-il pas vraisemblable ?

4.  C’est loin, très loin, d’Islamabad à Conakry. C’était surtout loin au temps de la Guerre Froide, lorsque pour l’Occident la vie des vrais patriotes des pays pauvres ou sous-développés ne pesait rien. Aussi, pour ces hommes et femmes qui, dans le monde entier s’étaient mutuellement identifiés en tant que volontaires d’une même dynamique sacrificielle à la cause sacrée de peuples trop surexploités, les distances physiques n’étaient rien. Ainsi, Zulfikar Ali Bhutto, lorsqu’il était le Président du Pakistan, avait tenu à venir rendre les honneurs à l’étrange, l’invincible et incorruptible combattant de la liberté, et de la dignité des peuples du Tiers-monde : Ahmed Sékou Touré de Guinée. Zulfikar Ali Bhutto, souvenez-vous-en, c’est le martyr du Pakistan, père de la martyre Benazir Bhutto. Pour cette race d’hommes et de femmes, c’est l’éternité sans frontière.

5. N’a-t-on pas vu en Guinée, défiler des gens comme Ernesto Che Guevara ou Laurent-Désiré Kabila (qui avait, lui, un passeport guinéen) ? N’a-t-on pas vu arriver et s’établir à vie en Guinée Stockeley Carmichael Alias Kwamé Touré, ce co-fondateur des Blacks Panthers, qui avait été l’époux de Myriam Makeba la Guinéo-Sudafricaine, qui s’était établie elle-même en Guinée jusqu’à la mort de ‘’son père’’, Ahmed Sékou Touré ; N’avait-on pas vu tout cela ?

Tous ces gens, ces personnalités artisanes de la restauration de la dignité humaine, avaient été, qui assassinés, qui bannis, torturés, dénigrés, et combattus tous avec violence, avec cruauté, sans concession et sans trêve, par les obscures puissances de domination et d’exploitation de l’homme  par l’homme. Des puissances cyniques, criminelles, qui, tels des démons sont incapables de prendre, jamais, la mesure du Mal Absolu qu’elles infligent aux faibles et aux pauvres. Des puissances sombres qui veulent se substituer à Dieu l’Omnipotent, pour pratiquer et historiciser l’injustice et le faux.

         Conclusion Partielle

Sur la vingtaine de personnalités que j’ai ainsi évoquées (en grand A et en grand B), treize au moins ont été assassinées sur la courte période d’un quart de siècle. Des gens d’une rare qualité ; des gens que des Peuples animalisés comme les nôtres mettent des décennies à ‘’produire’’. Des ‘’Valeurs’’ que le Seigneur dans sa mansuétude donne aux Peuples de la douleur et de la  souffrance, pour leur donner l’espoir d’une vie autre que la terrible traversée qu’elle est  pour eux. Au point que la mort leur apparaît souvent comme la délivrance ultime.

Nombre de ces martyrs n’avaient pas infligé aux puissances de domination internationale une contrariété au millième de celle  d’Ahmed Sékou Touré. Elles les avaient pourtant ‘’éliminés’’ sans état d’âme : Lumumba a été dissout dans un fût d’acide, Balewa fut débité, hâché comme pour un menu d’ordinaire, et jeté à travers la cité, à destination des chiens errants sans doute.

Mesdames et Messieurs, moi je frémis toujours à l’idée de ce que les Français et les ennemis ‘’naturels’’ de Sékou Touré parmi les Guinéens, lui auraient fait s’ils l’avaient eu, comme ils l’ont cherché environ de 1955 à 1984, soit pendant près de 30 ans !

   Voilà la réalité crue que lesdits Français, et leurs alter ego de chez nous, et les ayants-droit biologiques de ces derniers maintenant, veulent noyer coûte que coûte dans une confusion diabolique, avec des gourous, des mentors, et des ‘’théoriciens’’ d’une littérature et d’une philosophie dites ‘’de douleur’’, et faites de mensonges et de mythes sataniques et goebbelsiens.

Je jure par Dieu que ce que je dis là est la vérité de notre vécu. Si je mens, que Dieu me punisse, à la mesure de ma forfaiture. Je prie également Dieu, par la Fâtiha qu’Il réduise maintenant au silence définitif les tenants de la haine qui ont tant fait de mal à notre pays et à notre Société. Que Dieu leur rende ce mal sans réserve. Amine yâ  Rabbî ! Car notre Peuple a subi trop de préjudices de la part de ces gens, qui ne sont intéressés par aucun débat honnête, par la manifestation de nulle vérité conciliatoire : Et la France, leur soutien, bloque les dossiers des traîtres Guinéens qui l’ont servie, à l’abri de lois félonnes dites de ‘’Sécret-Défense’’ et autres, et elle continue à sus tendre grassement des réseaux de fabulateurs haineux, comme les ‘’Ourouro’’, ‘’Monenembo’’ et autres ‘’Docteur Bah Thierno’’. Ce dernier va jusqu’à déformer les propos de Senghor, tant il est emmuré dans sa haine. Le fantoche sénégalo-normand, dans un de ses grasseyements de complexé éternel, avait dit que : ‘’Sékou Touré avait un amour tyrannique pour l’Afrique’’, et le Thierno a dit ‘’…pour le pouvoir’’ !

La France entretien aussi des fabulateurs et des allumeurs de dissensions inter guinéennes, des professionnels, que sont certains journalistes de renom, chez RFI par exemple, et chez certaines revues et magazines.

    Je nous confie (moi-même et tout ce monde), à Dieu, pour qu’il nous juge sans réserve et sans concession, selon que nous sommes dans le vrai ou dans le faux. Et que par la suite, la Guinée trouve la paix, le bonheur et la joie de vivre qu’elle mérite, avec son Peuple débarrassé à jamais du poids maléfique de la France coloniale.

NB : Un lecteur, à la suite d’une de mes publications, s’est demandé si Aly Bocar Cissé était un ‘’intellectuel’’ ou un ‘’nostalgique’’. Que l’intéressé sache que je ne suis qu’un militant de la Vérité. Parce que moi je crois profondément en Dieu qui est La Vérité. Peu m’importe la catégorisation dans laquelle on voudra me classer : cela n’engagerait que le classificateur.

Addendum : Oh ! Mesdames et Messieurs : j’allais oublier la vraie conclusion de ce papier qui est destiné, en toute vérité, à apprendre à certaines gens la façon la plus juste d’engager la réflexion, conformément à la réalité de  notre vécu. A apprendre à tous comment éviter d’être ridicule dans 50, 100 ans et pour toujours, pour avoir soutenu des incongruités prônées par des ignares et des égarés. Par ceux dont Dieu Lui-même dit dans Son Verbe Saint :

a)- Summum’bouk’mum’ um’youn’, fahoum’ lâ yardjioûna !

(Sourds, muets et aveugles, ils ne peuvent plus revenir, se ressaisir) ! St Coran : Chap.2-Verset 18

b)- Summum’bouk’mun’ Oum’youn’, fahoum’ lâ yaa’ghiloûna!

(Sourds, muets et aveugles, ils ne peuvent plus comprendre)!

                St Coran : Chap.2-Verset 171

Il n’y a aucun domaine de la vie où ces sentences divines ne s’appliquent pas aux hommes bornés et bloqués.

Sinon, Mesdames et Messieurs, le fait qu’Ahmed Sékou Touré a été, demeure, et restera pour toujours un grand homme digne de respect et de considération, au delà de toutes mesquineries, de toutes diffamations et de toutes déformations de sa brève et intense vie terrestre, et sur l’œuvre qu’il a accomplie, ce fait-là, tombe vraiment sous le bon sens le plus élémentaire.

Tenez : du jour qu’il a accédé au pouvoir et jusqu’à sa mort, en grand, en véritable et incontestable géant de l’histoire, Ahmed Sékou Touré a recherché, identifié, honoré, inscrit et fait inscrire dans l’histoire de notre pays, de l’Afrique et du Monde, tous ceux et toutes celles qui ont œuvré à la grandeur et à la dignité de l’homme ! Partout.

Nous avons appris quant à nous, et nous avons enseigné ensuite l’histoire et les hauts faits de :

1-      Zébéla Togba, Kobo Tolno, Kissi-Kaba Keïta,  Djankén-Wâli, Koukou Tamba, Alpha Yaya Diallo, Bokar Biro Barry, Dinah Sâlifou, Samory Touré, Ba Bemba, Biton Koulibaly, Lat Dior Diop, Albouri N’Diaye, Béhanzin, Sékou Oum Tall, Cheick Amadou Bamba, Chaka Zulu, le Walyou de Gomba, etc. Rien que pour les résistants à la pénétration et à la domination coloniales ;

2-      M-Balia Camara, Patrice Lumumba, Félix Moumié, Julius Nyerere, Amilcar Cabral, N’Krumah,  Marien Ngouabi, Eduardo Mondlane, Mandéla, Gamal Abdel Nasser, Sélassié, Oumar Dramé, Falaye Traoré, Makia Touré, Ouezin Koulibaly, Mamadou Konaté, etc, pour les combattants et martyrs de la liberté africaine ;

3-      Ernesto Che Guevara, Mao Tse Tung, Fidel Castro Ruz, Ho Chi Min, Josip Broz Zito, Mahatma Gandi, Martin Luther King, etc ; pour les plus fortes personnalités internationales, les plus marquantes du combat des Peuples pour leur liberté et leur dignité.

4-      Nos ancêtres les plus grands ne furent pas en reste, dans cette reconnaissance et cette célébration, dans cette consécration historique, par le Président Ahmed Sékou Touré. Ainsi, notre Peuple, nos enfants, ont tous connu Kâya Maghan Cissé, Naré Maghan Konfatta et son illustre fils Soundiata ; Mansa Moussa ; Sosso Soumaoro ; Sonny Ali Ber ; ou Mamadou Touré ; Les promotions successives de nos Universitaires ont porté leurs noms, et leurs lauréats en sont encore fiers !!! L’Askia fondateur du Tombouctou médiéval  force encore notre administration, en ce début du 3ème millénaire !

Sékou Touré a ‘’grandi’’ tous ces gens : nos rues, nos écoles, nos quartiers et bien d’autres symboles de  notre pays ont porté, ou plutôt avaient porté les noms de ces célébrités. Des dizaines et des dizaines de pièces de théâtre populaires, des chansons  des danses et ballets populaires ont célébré ces personnalités, quasiment de 1955 à 1984.

Sékou Touré l’avait fait parce qu’il était, parce qu’il est grand lui-même : parce que c’est seulement quand on est grand soi-même qu’on reconnaît et qu’on respecte un autre grand. Et il serait totalement erroné de considérer que c’est l’accession au pouvoir qui fait le grand.

Après sa mort, on a fait oublier tous ces monuments de l’humanité à nos enfants !

Et maintenant, voyez comment des contingents entiers de complexés tout petits : politiciens, journalistes, et autres petits racistes suant la haine, soutenus tous par une France inhumaine, cynique et incurablement malade de son mépris pour le nègre, et de sa haine pour Sékou Touré, s’attaquent aveuglément et de façon littéralement démente, à la personnalité d’un des plus géants, des plus authentiques et des plus dignes représentants de la Société Noire de tous les temps.

      Ainsi faisaient les Philistins contre Samson, lorsque Dieu voulait éprouver ce dernier. Ainsi feraient aussi des piranhas, ces petits poissons carnivores et voraces, auxquels d’obscures forces du mal auraient livré le corps sans vie d’un grand cétacé, dans les eaux sauvages de l’Amazone.

Ainsi va donc la vie : un nain ne reconnaîtra jamais sa ‘’nanité’’, ni la vanité de sa ridicule entreprise nihiliste de celui que Dieu a fait Grand, définitivement. A la prochaine donc, si Dieu le veut!

Aly Bocar Cissé : Professeur et Administrateur Civil  à la retraite à Sangoyah.