Le Parti Démocratique de Guinée (PDG)

est devenu le cauchemar de plusieurs compatriotes.

Ces compatriotes feignent d’oublier que leur champion Cellou était militant du PDG, et aussi ministre de la deuxième République.
Le PDG était non seulement un parti national, mais aussi un parti majoritaire dont  les fondateurs venaient de toutes les régions de Guinée : Sékou Touré, Saïfoulaye Diallo, Béavogui, Mafori Bangoura, etc... ; Le PDG est le parti qui s'est battu pour obtenir l'indépendance de la Guinée avec brio, salué dans le
monde.
N'oubliez jamais que le PDG avait apporté son aide à tous les mouvements d'émancipations en Afrique et ailleurs ; L'Algérie de Boumediene sait comment la Guinée avait œuvré pour accélérer son accession à l'indépendance… ; La Guinée ravitaillait les maquisards algériens en armes et Bouteflika, l'actuel président algérien traitait à l’époque avec le ministre Abdoulaye Touré, exécuté lâchement par le régime de CONTE.
Certains parlent de génocide (mot à la mode) ; Un génocide est l'extermination d'un groupe ethnique ou social… !

Quel est le groupe ethnique ou social exterminé en Guinée?
J'aimerais avoir la réponse à cette question !

Le PDG était un groupe composite : il comprenait par exemples des staliniens, des trotskistes, des léninistes etc. ... ! Et Chaque camp cherchait à occuper une sphère importante et tentait d’éliminer l'autre comme c'était la mode de l'époque.
Bien que L'Union Soviétique et les ETATS UNIS fussent anticolonialistes, ces deux puissances ont toujours cherché à étendre leurs influences dans les pays anciennement colonisés ;  Ce qui accentuait les rivalités entre acteurs politiques sur le terrain.

En Afrique, la Guinée de Sékou Touré et le Ghana de Kwamé N'kruma (dit OSSAGIAFO le rédempteur), étaient à la tête du combat pour la libération de tous les territoires sous domination coloniale et  c'est une des raisons qui poussaient la France à déstabiliser la Guinée d’une part, et la Grande Bretagne le Ghana d’autre part.
Les britanniques avaient réussi au Ghana ; Cependant la France, malgré l'aide du Sénégal et de la Côte D'ivoire, n'a pu venir à bout du PDG… !  Les actions de déstabilisations de la France contre la Guinée furent reconnues par un gaulliste de la première heure (Pierre Mesmer dans un document historique dont j'ai la copie).

Le jeune pays boycotté dans tous les projets, avaient été empêché pendant des décennies par la destruction du tissu économique, après le pillage colonial qui navait réduit nos parents au portage at à toutes les formes de travaux forcés qui durent aussi verser leur sang durant toutes les guerres impliquant la France (14-18 ; 39-45 ; indochine etc.).

Réduire le PDG à la personne de Sékou Touré est une malhonnêteté intellectuelle et une énorme imbécilité car un seul homme ne peut pas avoir fait tout ce qui a été fait dans le pays de 1958 à 1984.
Et n'oublions pas  que le PDG, malgré le blocus français, avait créé plus de 360 unités (industrielles, PME, PMI,…),  de production réparties sur tout le territoire de notre pays.
J'ai encore en mémoire une des fêtes de l’école guinéenne de l'année 1964, au cours de laquelle nous avions tous des chapeaux en papier pour le défilé et nous étions fiers d'être guinéens, dans le pays de la fierté africaine, où il y’ avait à  manger, à boire, et même à l’époque de l'électricité en abondance.
Les différents groupes marxisants ont commencé à s’affronter après chaque congrès de l’époque car, chacun se positionnait déjà pour l’après Sékou, puisque la maladie qui l’a emporté était déjà connue de son entourage.

Certains n'hésitent pas actuellement à mentir en travestissant l'histoire de notre pays ; Il est triste d'écrire que l'indépendance de notre pays n'est pas l'œuvre du PDG avec à sa tête deux personnes d'une intégrité reconnue à travers l'Afrique et le monde : Sékou TOURE et Saïfoulaye DIALLO.
Dire que Sékou Touré n'était pas pour l'indépendance est un mensonge grotesque car dès le début des années cinquante, il s’y préparait et mon père qui était acheteur à Kissidougou, m'a raconté comment ils allaient de village en village pour essayer de préparer les personnes aux idées du PDG ;  Son compagnon était Amara Touré, frère aîné de Sékou Touré.

Je signale que les Touré de Sanankörö, BassandÖ, et nous, sommes du même clan que nous appelons le "kabila" en malinké.

Faire du PDG un parti malinké est encore plus grotesque que tout: la plupart des ministres du premier gouvernement PDG étaient des personnes encartées au PDG car ils étaient là dès les premières heures au RDA, et furent membres fondateurs du PDG ; Les plus connus par la suite étaient : Mouctar Diallo, Telivell Diallo, Diao Baldé, Fodéba Keita, Ismael Touré, Mamadi Kaba, Abdoulaye Touré, Toumani Sangaré, etc.

Aucune ethnie n'a été privilégiée, ni martyrisée plus que les autres ; Il est vrai que le président a fait un discours malheureux en 1976 contre les Peulhs mais ceux qui déversent actuellement leur venin sur les malinkés n’avaient rien dit (et ne disent toujours rien), lorsque le président s'était attaqué à la ville de Kankan, un an auparavant et en plus il avait laissé ‘’son’’ camarade DIAO BALDE sur place à Kankan,  pour sévir contre ceux qui étaient accusés de  malversations.

Les ressortissants de Kankan n'en veulent pas (et n’en ont jamais voulu),  au camarade Diao Baldé d'avoir humilié Kaba kabiné dit "lorou lorou".
Pourquoi ai-je lutté contre la première République?
Parce que je n’approuvais pas la méthode utilisée contre ceux qu'on appelait les contre révolutionnaires: humiliation, emprisonnements arbitraires,  et exécutions pour des crimes dont personne n'était sûr de la culpabilité de tous les acteurs de l’époque, nombreux dans TOUTES les ETHNIES du Pays !
‘’Petit Touré’’ par exemple, était mort en prison malgré les interventions de Bö Touré, son père, ainsi que celles de mon père (en sa qualité du plus vieux, puisqu’il était né en 1899) et de tous les patriarches du clan Sanankörö-Basandö, durant  des heures, à la villa Silly de Kankan,  pour le faire libérer mais, c’était peine perdue car rien ne pouvait fléchir le président qui opposa que le parti était au dessus de tout, y compris de lui- même, obligé souvent de se plier aux décisions du PDG. Petit Touré était l’ami de mon père, et lorsque ce membre du clan malinké des Touré mourut en prison, personne n'a crié au scandale. !
Fodéba Kéita, père de mon ami et neveu Sidikiba, fut également exécuté (et beaucoup d’autres).

Celui  signa mon acte de naissance, Magassouba Moriba, autre martyr malinké  dont personne ne se soucie de la mémoire en dehors de sa famille, fut également tué par la révolution.

Toutes ces personnes étaient au pouvoir au même titre que les Telli, Barry, Diallo etc. Ils n'étaient pas des anonymes car, ils ont tous exercé ce pouvoir révolutionnaire et n’étaient pas des paysans anonymes qu’on serait allé chercher dans des champs pour les tuer ;  Ils étaient acteurs et ils ont été broyés par les clans rivaux.

Telli, avant son retour en Guinée, racontait à qui voulait l'entendre, qu'il n'y avait pas une aiguille entre Sékou Touré et lui ; Et c’est ce camarade Ahmed Sékou Touré qui avait fait de Telli, le Secrétaire Général de l'OUA car c'est un poste auquel nulle personne ne pouvait accéder sans le soutien de son pays, Donc du chef de l’Etat. TOUT LE RESTE EST BLA-BLA !
Après l’agression du 22 Novembre 1970, le Président Sékou Touré a demandé à l'OUA de venir constater les dégâts causés par les mercenaires, le président en exercice de l'époque, le Général Yacubu  GOWON du NIGERIA, et le Secrétaire général de l'OUA Telli Diallo étaient venus et avaient tenu des propos très durs contre les envahisseurs ; Ils ont tous les deux demandé que les auteurs soient durement punis selon la loi guinéenne !

1970 ! La peine de mort existait encore en France et toutes les personnes coupables  étaient soit passées par les armes, soit  emprisonnées et cela était approuvé par Telli et le bureau exécutif de l'organisation de l'unité africaine, dont le président Ahmed Sékou Touré était l'un des inspirateurs.

Dans quelques jours, nous allons voter pour élire notre président de la République, Président de tous les guinéens ; Je souhaiterais que le nouveau président puisse dans un premier temps, organiser une grande conférence nationale en sollicitant des historiens neutres, mais aussi des économistes, afin d'éclairer les falsificateurs de notre Histoire qui imposent depuis trop longtemps, et coûte que coûte, des mensonges et des affabulations, en vue d’ opposer les différentes communautés de notre pays, pour des intérêts inavoués. Mais à l’avenir nous répondrons point par point à ceux qui sont fermés au dialogue et à toute raison.
Sékou Touré n'était pas Mobutu, ni Idi Amin. C'était un patriote panafricaniste qui a consacré toute sa vie à l’émancipation des peuples opprimés. Il avait une belle fortune personnelle, qu’il utilisa pour servir son pays, au lieu d’en vivre égoïstement isolé. Il a fallu l'intervention énergique d'un de ses amis d'enfance, pour qu'il accepte d'acheter la maison de belle vue car, il ne voulait rien car, il pensait retourner à Dieu le miséricordieux, comme il était venu.

Les Ben pépito, Sy Savané ainsi que mes frères Jusky (Monenembo) et Sidoux, doivent cesser maintenant car,  le silence des malinkés ne signifie pas qu'ils ont peur de qui que ce soit, ni de quoi que ce soit.

La communauté guinéenne qui était le soutien de mon frère Siradiou Diallo en Côte d'Ivoire, était de la Haute Guinée : Kaba Karamö dit Karamotoman, Cissé Kalil, Cissé Fodé dit Damanda Fodé, Tchemödjan, Elhadj Kabiné etc...

Chaque fois que le président Houphouët et le président Sékou se réconciliaient, ces personnes étaient interpellées à la sureté nationale de la CI pour leur intimer le silence sur la Guinée.
Nous avons assez payé ; Kankan est la seule ville qui a vu l'arrestation de tous les membres de sa fédération en 1970, une seule survivante : ma cousine Djèdoua (Mme Kourouma).
Curieusement, personne ne parle des morts guinéens lors de l'agression du 22 Novembre 1970 ! Il y’avait eu 365 tués par les balles des racistes portugais ; J'ai un ami portugais qui faisait son service militaire, et qui avait été envoyé à cette expédition ; Il réside en France et il est prêt à témoigner, si un débat avait lieu.

La haine de certains compatriotes pour les malinkés, a entraîné en 1985 le massacre de tous les officiers (plusieurs centaines),  appartenant à l'ethnie malinké ! Nous savons ceux qui l'ont fait mais cependant, nous espérerions qu'un jour ils demanderont pardon aux familles, comme l'avaient fait à leur fin de vie, Ausarres et le général Bigeard aux victimes d’ Algérie.
Je voudrais signaler à ceux qui ont participé au colloque de Dakar, que lorsque Barry Dianwandou était soutenu par l'administration coloniale, le PDG sous la houlette de Saïfoulaye Diallo et Ahmed Sékou Touré, préparait la Guinée à voté ‘’NON’’ le 28 Septembre 1958.

Mamadi DIOUBATE.