Suite à la déclaration du Forum des Forces Vives, en date du 29 avril, elle même consécutive au conseil des Ministres du 26 avril et de la conférence de presse du Premier Ministre, Jean Marie Doré, mercredi 29 avril, le PDG RDA (membre à part entière des forces vives) à travers son tonitruant, infatigable et bouillant porte parole, Lancei Konaté est monté au créneau pour fustiger cette déclaration.

"La déclaration du Forum des forces vives de Guinée est dénuée de tout argument valable et relève du chantage, de la calomnie, de l'intimidation", a dit Lanceï Konaté, Porte parole du PDG.
Pour lanceï Konaté, "Le PDG-RDA en tant que membre des forces vives ne partage pas cette déclaration d'autant plus que ni dans sa forme ni dans son fond elle n'apporte une explication convaincante et rigoureuse en parlant des élections".
"Le forum des forces vives s'est pertinemment et mieux que quiconque que le recensement qu'il s'est volontairement refusé de noter dans sa déclaration, a été bafoué. Bâclé pour ne pas dire un échec lamentable. C'est un secret de polichinelle", a déclaré le porte parole du PDG-RDA.
Pour lui: "Il refuse de parler de recensement. Or, on ne peut pas évoquer les élections qu'on veut libres, transparentes et crédibles sans un fichier électorable propre issu d'un recensement sérieux. Membres des forces vives, de la CENI, du CNT, le FFVG occulte sciemment faute d'argument concret basé sur les chiffres, les statistiques, le sujet du recensement condition sine qua non de l'organisation d'un scrutin libre et démocratique".
"Nous voulons aussi des élections, même avant le 27 juin. Mais, faut-il aller aux élections avec moins de 30% du corps électoral guinéen? En effet, nul n'ignore que le recensement a exclu la majorité des Guinéens de ces opérations (Lyon, Marseille.... en France), Portugal, Espagne, Angola, Canada... A l'intérieur du pays c'est un échec avec des actes de naissance falsifiés pour porter les mineurs entre 10 et 15 ans sur les listes électorales dans certaines contrées, la disparition des noms malgré la correction apportée au fichier électoral provisoire dans d'autres, l'objectif étant la fraude massive aux conséquences imprévisbles pour la paix et l'unité nationale", a martelé le probable candidat au secrétariat général du PDG-RDA le 14 mai prochain.
Et de préciser: "A Kankan, ce sont 15% seulement de la population qui ont été recensés. Pour l'intérieur du pays tout comme pour l'étranger, les résultats des recensements ne sont pas encore tous acheminés à Conakry. Les listes définitives des 30% ne sont pas encore affichées. Sans compter les cartes d'électeurs. Les dysfonctionnements, les dérapages, les irrégularités... sont si énormes qu'il y a lieu de procéder à l'audit financier, humain et des opérations de recensement de la CENI".
L'homme politique le plus médiatisé du PDG-RDA abordera également le sujet portant sur l'adoption de la Constitution et sur le rôle du CNT.
"L'indépendance est l'affaire du peuple. La souveraineté appartient au peuple. Nulle part au monde, la Constitution n'est adoptée par décret. Contrairement à la déclaration du forum des forces vives, le CNT ne peut et ne saurait avoir le pouvoir législatif qui incombe à une assemblée régulièrement et démocratiquement élue. Les Guinéens doivent savoir et décider librement la Constitution de leur choix qui exige l'organisation d'un référendum", estime t-il.
Quant à la demande sur fond de menace du forum des forces vives lancé au gouvernement d'union nationale majoritairement issu du forum des forces vives lui-même, concernant la tenue obligatoire du scrutin présidentiel à la date du 27 juin, le probable successeur d'elhadj Ismaël Ghussein, Secrétaire général sortant du PDG-RDA, affirme sans ambages: "Si le gouvernement d'union nationale qui exerce le pouvoir est majoritairement issu du forum des forces vives ayant pour mission avec la CENI l'organisation d'élections libres et démocratiques, il n'est pas sous l'autorité de ce dernier, mais plutôt du Président de la Transition, général Sekouba Konaté".
"Au-delà du sujet d'actualité lié au recensement, aux élections, à la Constitution..., fidèle à la ligne de notre parti qui, contrairement aux diffamations répandues sur le PDG toutes ces dernières années, notre gestion est exempte de toute corruption. La corruption était un sacrilège. Un crime puni. Bref, il n'y avait pas d'impunité. C'est pourquoi, nous invitons les autorités de transition à initier et à publier les résultats des audits de tous les candidats à la présidence de la république car, la magistrature suprême est trop sérieuse pour laisser un candidat corrompu, éclaboussé par des affaires de scandales financiers, trempé dans les détournements de deniers publics... y accéder. Ce serait une offense à la nation guinéenne. Une insulte au peuple du 02 octobre", a t-il conclu.


Karim Bah, correspondant de guinee24.com