<< En 40 ans d'existance,la CBG n' a généré que 3 milliards 800 millions de dollards >> Regrette Mahamoud THIAM ministre des mines

Le secteur minier est le principal pourvoyeur de revenu  pour l’état guinéen. Et les problèmes ne manquent pas dans ce secteur. Du mauvais contrat signé par des cadres véreux en passant  par la révision des contrats miniers et le tollé  général soulevé, tout y passe.

C’est conscient de cette réalité que le ministre des mines, Mahamoud Thiam a animé jeudi soir une conférence de presse pour éclairer la lanterne des uns et des autres. Et pour commencer, le ministre Thiam a essayé de faire un bilan des 15 mois qu’il a passé à la tête de ce département.

Malgré le contexte international difficile au niveau des sociétés et entreprises avec la fermeture des usines, des mines et autres licenciements, nous avons tenté de rassurer, souligne le célèbre conférencier. Pour éviter la fermeture  à nos usines puisque ce sont les mêmes grandes firmes internationales  qui opèrent chez nous. Ce qui aux yeux de M.Thiam, représente un succès.

Ensuite, il est revenu sur les sociétés de production et d’exploration qui manque de capitaux et qui souffrent. Mais la division en charge du cadastre minier a fait une mobilisation record depuis sa création il ya 14 ans. Avec 7 milliards de mobilisation l’année dernière contre aux alentours de 900 millions les années précédentes. En outre, sur 386 dossiers reçus, le cadastre minier qui délivre les licences de permis  a traité 350 dossiers et délivrer 293 permis. Toutefois, pour être honnête, Mahamoud Thiam affirme qu’il n y a pas de secteur minier en guinée qui produit, exporte et génère des revenus  et qu’il faut en créer.  Il faut être réaliste, pour preuve, « en 40 ans d’existence, la CBG n’a généré que 3 milliards 800 millions de dollars », regrette Mahamoud Thiam. C’est pourquoi, depuis sa création, pour la première fois depuis sa création, la CBG a désormais un directeur général qui est guinéen. Nous avons repris en main le processus de révision des contrats miniers, soutient le conférencier. Et à ce jour, le travail sur le  draft est terminé et attend sa validation par un cabinet international.  Au même titre que les pays qui produisent du pétrole, le projet de fer est irréversible en guinée avec trois projets en gestation. Le prix de la tonne du fer sur le marché est l’équivalent de la même quantité du baril de pétrole. En outre, le plus gros projet de raffinerie d’alumine  en Afrique est en chantier en guinée.

Parlant de la grève de Fria dans les débats, le ministre regrette   la crise dont le  déballage a enregistré  un accident et des morts. Toutefois, il refuse que le gouvernement soit un acteur de cette crise. C’est dans la nature des choses et le gouvernement  crée les conditions de dialogue entre les différents acteurs (employeur, travailleurs et syndicats) pour calmer les esprits et éviter l’arrêt des travaux ou la fermeture de l’usine qui n’arrange personne.

Dans le dossier Rusal, après des flous artistiques pour ne pas négocier, les partenaires Russes qui ont tenté en vain de convaincre les autorités politiques et militaires sont revenus à la table de négociation. Après que le ministre des mines a attaqué la société Russe à la bourge de Hong Kong. L’état guinéen réclame entre 850 millions à 1 milliard  de dollars à Rusal. Sans compter les taxes, redevances et autres manquements aux  contrats qui le lie à l’état guinéen.

Pour Hyperdinamic, Mahamoud Thiam affirme qu’il n’a pas signé de contrat avec cette société contrairement à la protestation du forum des forces vives. Au contraire, le ministre affirme qu’il a contesté la validité dont la société se prévale. Et  l’ancienne direction a été renvoyée et la nouvelle est venue pour négocier. La société qui possédait 100% de l’offshore guinéen  a rétrocédé d’abord 64%, puis 70% dans les négociations et 25% en 2011. Pas de contrat parfait mais Mahamoud Thiam estime que le pays s’en sort bien dans ce contrat.  Et l’acquis, c’est que  le gouvernement guinéen se réserve le droit  de renégocier ou corriger l’article qui ne sera pas e adéquation avec les standards internationaux.  L’objectif, c’est de donner la possibilité à d’autres  gouvernement de continuer après nous, ne pas fermer les négociations entre la guinée et les partenaires.

Nous y reviendrons avec la question du transguinéen et le gisement de fer découvert récemment à Faranah et  qui place la Guinée sur le toit du monde.