Lettre ouverte des organisations de jeunesse de la Guinée forestière à la Délégation de l’Union Européenne et à l’Ambassadeur de la France en Guinée
Mesdames/Messieurs
Notre chère Nation, la Guinée, traverse actuellement l’une des phases les plus difficiles de son histoire sociopolitique. Lorsqu’on se remémore, les tristes et tragiques évènements des 28 septembre et 3 Décembre 2009, l’on se rend à l’évidence que la Guinée est en souffrance. Nous ne cesserons jamais de nous incliner pieusement afin de rendre nos vibrants hommages aux victimes de ces évènements.
Force est de reconnaître qu’à l’analyse de ces évènements, l’on se rend compte que, ce ne sont nullement pas des actes isolés et fortuits. Ces actes étaient, à ne pas douter, une barbarie programmée, savamment organisée et exécutée par un réseau international de criminels composé des narcotrafiquants, des prédateurs de l’économie nationale et des politiciens apatrides dans le dessein de faire basculer notre pays dans le chaos.
En effet, la Guinée souffre des velléités de puissances étrangères sous la houlette de Monsieur Bernard KOUCHENER qui ne cachent pas leur désir manifeste de l’exproprier, à tout prix, de ses richesses multiples et inestimables. Dans cette logique, en Novembre 2009, KOUCHENER déclarait sur les ondes de la RFI « Nous allons tout faire pour éloigner Le Capitaine Dadis du pouvoir ; nous y travaillons ». A la suite de cette déclaration, Le Capitaine Dadis recevait le 3 Décembre, une balle sur la tête. Egalement, sa déclaration de Janvier 2010 sur les mêmes ondes : « Le retour du Capitaine Dadis dans son pays va provoquer une guerre civile » a eu pour conséquence, le détournement du vol spécial de notre Président de sa trajectoire, de Rabat – Conakry pour Rabat – Ouagadougou.
Dans la même perspective, le plan KOUCHENER mis en exécution depuis le 28 Septembre, a abouti le 15 Janvier 2010 à un accord considéré comme une sortie de crise. Ainsi, le rêve du diplomate français, ex humanitaire devenait une réalité.
Cependant, si cet accord a produit pour le moment une transition relativement apaisée, il est regrettable de faire remarquer qu’il draine de par derrière lui, une atteinte à la dignité humaine : celle de l’exclusion et de la détention illégale d’un homme au rang de Chef d’Etat auquel le peuple réitère toujours son attachement indéfectible.
A la dimension de tout ce qui précède, les organisations de jeunesse de la Guinée forestière exigent sans aucune condition auprès de la communauté internationale notamment la France, le retour immédiat du Capitaine Moussa Dadis CAMARA au bercail, gage d’une élection paisible.
Il convient de noter que la préoccupation fondamentale de la région forestière n’est ni la tenue des élections présidentielles, ni la mobilisation des ressources financières et matérielles, encore moins la candidature du Capitaine Dadis aux élections présidentielles, mais c’est plutôt et surtout, son retour incessant dans son village natal, KOULE où l’attendent impatiemment les siens.


Vive la Coopération Internationale,
Vive la République
N’Zérékoré, le 11 Avril 2010

Source : Guineemoderne