MDiscours de clôture du
Forum National de la Jeunesse
Prononcé par le
Camarade Mohamed Toure
Secrétaire aux Relations Extérieures du
Comite Central du PDG-RDA

Mesdames et Messieurs, invités et participants au Forum
Chers amis et camarades jeunes

Nous voici arrivés au terme de ce premier Forum National de la Jeunesse organisé par le PDG-RDA. Permettez – moi de remercier très sincèrement tous ceux qui ont contribué à sa réussite.

Merci à nos chers invités, provenant des institutions et des organisations politiques. Malgré les charges de l’heure, ils ont su trouver le temps pour venir nous témoigner de façon formelle leur volonté de partager, avec un membre de la grande famille politique, des moments de réflexion et de communion.

Merci à nos illustres conférenciers. Leurs contributions à la réflexion et aux débats, sur des thèmes d’une grande pertinence et d’une brûlante actualité, ont été vivement appréciées par tous les participants. Elles ont nourri les débats dans les ateliers et ont permis d’atteindre des résultats de grande portée politique et stratégique.

Merci à tous les participants à ce forum, merci en particulier aux jeunes qui, par leur enthousiasme juvénile, leur passion intellectuelle, leur engagement, ont montré encore une fois, si besoin en était, que la jeunesse est l’aile marchante du PDG-RDA.

Merci aux organisateurs, merci aux travailleurs anonymes, au Palais du Peuple et ailleurs, sans lesquels nous n’aurions certainement pas pu aboutir à ces résultas remarquables.

Merci enfin aux militants, de la base au sommet, qui font vivre, au quotidien, notre glorieux Parti, et qui nous donne toutes les raisons de croire à l’avenir, même aux heures les plus difficiles.

Ce Forum, c’est, pour le PDG-RDA, une autre façon de penser en politique, une autre façon de faire de la politique. Le PDG-RDA ne privilégie pas les « meeting », où les populations viendraient écouter un « conférencier » ou un « leader » pour recevoir des leçons et des directives. Au contraire, fidèle à sa ligne de démocratie de masse, à travers de multiples rencontres de ce genre, le PDG offre à tous ceux qui veulent participer à la réflexion, à la pensée et à l’action politique, la possibilité, l’occasion et le cadre pour exprimer leur préoccupation et construire leur projet.

C’est non sans une certaine émotion que je prends la parole ici, à l’occasion de la cérémonie de clôture de ce premier Forum National de la Jeunesse organisé par le PDG-RDA.

Le 26 mars, c’est la date anniversaire de la création de la Jeunesse de la Révolution Démocratique Africaine (JRDA), organisation de masse des jeunes et aile marchante de notre Parti, le Parti Démocratique de Guinée – Révolution Démocratique Africaine (PDG-RDA). Que de faits historiques glorieux à porter au titre de ces organisations !

Le 26 mars, c’est aussi le 26ème anniversaire de la disparition du feu Président Ahmed Sékou Touré (Paix à son âme), Père de la Nation, fondateur de l’Etat indépendant de Guinée dont il fut le premier président de la République, Secrétaire Général du PDG-RDA et Responsable Suprême de la Révolution. Que de faits glorieux à porter au titre du camarade Président Ahmed Sékou Touré, de ses compagnons de lutte et de leur parti !

En leur mémoire, chers camarades, je vous demande d’observer une minute de silence…. Merci.

Le 26 mars 2010, date de clôture du premier Forum National de la Jeunesse organisé par le PDG-RDA, à travers ce double anniversaire, symbolise la transmission de l’héritage des Pères Fondateurs à la jeune génération de guinéens et d’africains, pour que continue de rayonner la flamme de la liberté, de l’émancipation, de l’unité et du panafricanisme.

Jeunes de Guinée,

Soyez fiers de votre héritage, soyez fiers de l’histoire oh combien glorieuse de votre peuple et de votre nation. A travers ses conquêtes et ses victoires, à travers aussi ses erreurs et ses échecs même, le peuple de Guinée a acquis une expérience unique, inestimable et précieuse pour l’avenir. Le peuple de Guinée a fait l’expérience du Parti unique et, aujourd’hui, celle du pluralisme le plus débridé. Il a fait l’expérience de l’économie planifiée d’Etat et celle du capitalisme le plus sauvage. Il a fait l’expérience des programmes nationaux de développement, et des macro-projets et microprojets. Il a l’expérience, unique en Afrique sur une période aussi longue, de l’indépendance monétaire. Il a l’expérience des organisations de masse des travailleurs, des femmes et des jeunes, et, aujourd’hui, du mouvement associatif pluraliste des mêmes couches sociales. Il connaît donc, pour chacune de ces expériences, les bénéfices et les pertes, les forces et les faiblesses. Telle est notre expérience, telle est notre histoire, c’est notre capital le plus précieux. Alors ne laissons pas des négationnistes jeter aux orties ce capital. Ne le dilapidons pas, ce capital. Ne fermons pas les yeux sur notre expérience. Au contraire, comme l’ont fait toutes les nations aujourd’hui prospères, tirons PAR NOUS MEME les leçons de cette expérience exceptionnelle, et traçons, PAR NOUS MEME, les nouvelles pistes qui, partant de tous ces acquis, de ces forces et de ces faiblesses assumées, devront nous conduire vers de nouveaux et meilleurs horizons.

Jeunes de Guinée,

Vous avez l’avenir à bâtir, non pas demain, mais à partir d’aujourd’hui. Pour bâtir, il y a une indispensable valeur, sans laquelle, rien, aucune ressource, aucun capital, aucun moyen technique n’a de sens – cette valeur, c’est la confiance en soi. Et la confiance en soi repose sur la conscience que l’on a de sa dignité, cet indispensable besoin dont parlait, face au Général de Gaulle, le feu Président Ahmed Sékou Touré. Oui, «Nous avons quant à nous un premier et indispensable besoin – celui de notre dignité ».

La dignité ! Elle n’a rien à voir avec la naissance, elle n’a rien à voir avec la classe sociale et, surtout, elle n’a rien à voir avec la richesse, – revenons à cette phrase écrite en lettres de feu qui a ouvert les chemins à maints peuples africains : «Nous préférons la liberté dans la pauvreté à l’opulence dans l’esclavage » !

Jeunes de Guinée,

Ayez confiance en vous ! Ne vous laissez pas déposséder de votre dignité. N’écoutez pas ces pseudo-intellectuels et politiciens de mauvais alois qui veulent vous faire croire que le peuple de Guinée n’est rien, que son histoire est un échec, le NON du 28 septembre une erreur, l’indépendance sans lendemain, qu’être digne, c’est être riche. La dignité, notre dignité ne s’achète pas ! Et nous ne sommes pas à vendre !

Oui, nous avons un avenir à bâtir ! Et nous allons le bâtir, pour que le jeune guinéen n’ait plus à rêver aux paradis illusoires par delà les mers et les océans, mais qu’il tourne son regard vers nos plaines et nos fleuves et nos forêts, qu’il scrute notre sous-sol et nos cieux aux pluies abondantes et, décelant les trésors cachés de ces dons de la nature, qu’il dise : «Tout cela est à moi ! Tout cela est à nous, nous tous, jeunes de Guinée !». Que les jeunes s’organisent alors pour que cesse le pillage de nos ressources, et finisse la corruption et la mal gouvernance.

Jeunes de Guinée,

Pour bâtir, il faut être unis et solidaires. Aujourd’hui, notre nation, il faut le reconnaître pour pouvoir y remédier, notre nation a été divisée. Divisée par l’ethno politique et l’ethno stratégie. Divisée par le partage inégalitaire des ressources appartenant à tous et des richesses produites par tous. Divisée par les mensonges, l’opportunisme, la médiocrité, la médisance. Divisée par une gestion inadéquate des contradictions et luttes politiques qui ont jalonné notre histoire, nourrissant des ressentiments, des haines même, et l’absence de dialogue.

Il faut reconstituer l’unité. Dans le respect des acquis du pluralisme, certes, mais l’unité dans la diversité, l’unité pour une diversité qui n’affaiblit pas, mais qui renforce chacune de ses composantes plurielles.

C’est pourquoi je ne puis trouver meilleure occasion que ce Forum National de la Jeunesse organisé par le PDG pour lancer un appel solennel afin qu’ensemble, on engage, à partir d’aujourd’hui, un processus organisé et institutionnalisé de Dialogue, Vérité et Réconciliation afin de mettre définitivement fin aux dissensions qui ont marqué notre histoire politique, afin de taire définitivement les ressentiments qui s’opposent à la reconstitution de l’unité de notre nation. Oui, je vous le dis en vérité, le PDG-RDA y est disposé, mieux, il le demande à toutes les composantes politiques, sociales et spirituelles de notre nation, à tous les leaders et à toutes les organisations, bref, à tous les guinéens, en premier lieu, à tous les jeunes de Guinée. Il demande à la communauté internationale, et, en premier lieu, aux pays africains qui en ont fait une expérience aboutie – je pense ici à l’Afrique du Sud de Nelson Mandela – d’accompagner et d’aider les parties en présence à mettre en place les cadres, les institutions, les formes et les modalités de ce processus de Dialogue, Vérité et Réconciliation. Afin que, par le dialogue, ouvertement, sans faux-fuyants et sans arrière-pensée, dans tous les organes du corps politique, social, culturel et spirituel de la nation guinéenne, les vérités soient établies, la justice promue dans l’esprit du pardon et de la réconciliation et dans le sens des intérêts supérieurs de la nation guinéenne – la paix, le progrès économique et social, la solidarité..

Jeunes de Guinée, voilà l’une des tâches essentielles et immédiates de votre génération. De sa réussite dépendent l’avenir, votre avenir, afin que, ici, en Guinée, et maintenant, et demain, et pour toujours, la Guinée et les guinéens, prospèrent et progressent ensembles.

Près pour la production critère de la Révolution.

Je vous remercie.

Discours prononcé au
Palais du Peuple
Conakry, le 26 Mars 2010