Quand le Président Ahmed Sékou Touré est mort en 1984 (le 26 Mars), il avait laissé une Guinée ‘’pauvre’’, certes, mais pas plus qu’aujourd’hui : il faut demander maintenant aux guinéens ‘’sans voix’’ ce qu’il en est.

Il avait laissé aussi une Guinée organisée, une société, une nation, et un peuple organisés et unitaires, une Armée organisée et Républicaine. La preuve, pour celle-ci, c’est qu’au jour de la mort d’AST, les officiers malinkés étaient les plus nombreux de l’Armée Nationale ; mais (et c’est là qu’on doit commencer à être lucide), ces nombreux Généraux (2 ou 3), Colonels (3), Commandants et Capitaines, à 90%, avaient été tous recrutés par le régime colonial français. La République de Guinée avait tout simplement hérité d’effectifs ayant volontairement opté pour leur pays devenu libre et souverain.

Ce sont ces officiers qui avaient donc décidé de prendre le pouvoir le 03 Avril 1984, sous des poussées occultes.

Aussi, après avoir rétrogradé au rang de ‘’colonel’’ le Général Toyah Condé (alors Chef d’Etat-Major Interarmes), et après l’avoir assassiné ensuite, avec quelques autres ‘’républicanistes’’ opposés au renversement du régime du ‘’PDG-libérateur et organisateur du pays’’, après avoir fait tout cela avec le soutien franc et déterminé de la démoniaque Françafrique, qui était aux aguets, tant elle se sentait humiliée par les tonitruants échecs de ses incessants complots pendant un grand quart de siècle, lesdits Officiers de l’Armée Populaire et Révolutionnaire de Guinée (APRG), dont l’écrasante majorité était constituée de Malinkés, comme on l’a déjà dit, avaient porté au Commandement suprême, dans la plus pure tradition républicaine, l’OFFICIER LE PLUS ANCIEN dans le grade le plus élevé : le colonel LANSANA CONTE.

Un Soussou, qui s’était dépêché de camper son ‘règne’’ comme celui des Soussous, avec le soutien de quelques racistes peulhs et du néocolonialisme français ‘’revanchard’’, tous des ‘’anti Malinkés’’ en acier !

Or si le remplacement du Président Ahmed Sékou Touré devait s’effectuer en fonction de critères ethniques, personne ne pouvait prendre le pouvoir par la force devant les Malinkés de l’Armée guinéenne d’alors !

On sait ce qui s’est passé après. L’Histoire l’a enregistré de façon définitive, et les générations successives de guinéens l’étudieront sans complaisance jusqu’à la fin des temps !

On sait aussi quelle anarchie Conté et son système FrançAfricain ont substituée à la stabilité dynamique du REGIME du PDG, et en quel désordre le ‘’Militaire Conté’’ a laissé notre Armée. Au point que c’est un CAPITAINE qui est venu humilier par la suite, avec fracas, plus d’une vingtaine de Généraux totalement impuissants.

Aujourd’hui, c’est la fameuse Communauté Internationale qui est obligée de mandater le Général Lamine Cissé du Sénégal, pour venir tenter de réparer des dégâts que RFI se garde bien de commenter, comme elle sait si bien le faire pourtant en d’autres circonstances, avec une mythomanie et un sans-gêne sans bornes !

DES FAITS ? LE JOURNAL RFI/AFRIQUE DE 06H 30, le DIMANCHE 28 FEVRIER 2010

Puisqu’on connaît bien la MAISON, on sait bien ‘’l’entendre’’ désormais. La crise post-Lansana Conté est connue. Et tout le monde s’y met actuellement pour lui trouver les solutions les plus appropriées. Pour éviter surtout qu’une certaine Justice Immanente ne châtie durement les auteurs, instigateurs et autres escrocs internationaux pour leurs crimes gratuits contre le PDG, et contre la famille et les compagnons d’Ahmed Sékou Touré après sa mort. DIEU ne renoncera jamais à sa Justice !

Bref, on dit maintenant qu’il faut aller aux élections ! Qu’il faut y courir, aux élections. C’est au galop, qu’il faut y aller ! Au fond, peut-être que c’est par ce biais que Dieu va rendre Sa Justice ? Il faut voir où ‘’notre suprême mépris du peuple de Guinée ‘’va nous mener ! Et puis, on a parlé du vote des Guinéens de l’Etranger. La presse Internationale a commenté là dessus, évoquant même une ‘’Polémique’’, que moi j’ai mal perçue ! A ce propos, une journaliste de RFI fait un bon commentaire ce dimanche matin. Elle dit que le nombre de Guinéens vivant à l’Etranger est estimé à 4 Millions par de ‘’nombreuses sources’’. Mais elle reconnaît que ‘’personne n’a jamais fait le compte exact’’ de ces Guinéens-là.

Sincèrement, elle aurait pu, et peut-être dû, s’arrêter là, et conclure, peut-être, avec les données recueillies par notre CENI qui, dans 17 pays à travers le Monde, serait parvenue à recenser environ 56 mille électeurs : en France, aux Etats-Unis, en Afrique et ailleurs ! Elle aurait pu, éventuellement, s’étonner de la petitesse de ce nombre, qui inflige un terrible démenti à certaines affabulations dévalorisantes longuement entretenues contre le régime du PDG.

Hélas ! Elle a justement choisi, ligne éditoriale obligeant certes, de ressortir ce cliché. Elle a donc dit que de nombreux Guinéens avaient ‘’fui’’ le régime de Sékou Touré. LA DIABOLISATION, TOUJOURS ! Om manque d’imagination à Rfi sur la Guinée. Cela est sûr et certain !

En réalité, très peu de Guinéens avaient ‘’fui’’ le régime du PDG. Ceux qui l’avaient fait vraiment, c’était une infime minorité, peut-être deux ou trois petites dizaines. Mais une minorité instrumentalisée, agitée. Et BRUYANTE ! Artificiellement et formidablement rendue bruyante, aux frais de la France, avec le soutien tout particulier de HOUPHOUET, de SENGHOR et, dans une moindre mesure, de BONGO et de MOBUTU. Ces deux derniers s’étant vite lassés de perdre leur temps à s’occuper d’inconscients décidés à détruire leur propre pays. On avait dit alors que DEUX MILLIONS de Guinéens avaient ‘’fui’’ la ‘’dictature’’ de Sékou Touré ! Notamment sur RFI, longuement, et sans honte !

Voilà, par contre, une radio dont les journalistes et spécialistes sur la Guinée et leurs alliés et complices d’organes de presse et autres ONG, ont été incapables de voir les monstrueuses vagues de vrais ‘’fuyards’’, stressés et abrutis, du ‘’REGNE FRANCO-LANSANA CONTE’’, destructeur à tous points de vue. Ils évitent tous de se souvenir du symbole macabre de ‘’FODE et YAGUINE’’, et de leur touchante et inoubliable lettre aux ‘’Grands’’ de ce MONDE. Sur ces pourritures-là, c’est motus et bouche cousue !

Voyez-vous, bonnes gens honnêtes et objectifs : la fameuse ‘’ligne éditoriale de RFI sur la Guinée’’ est tellement malhonnête, depuis si longtemps, qu’il n’est pas possible, pour ses contingents historiques du journalisme d’égouts (de la Françafrique en tout cas), de se rendre compte de certaines incohérences abyssales, des ‘’positions’’ de leur BOITE :

a) -selon qu’il s’agisse d’Ahmed Sékou Touré :

- le patriote Noir, libérateur et garant de l’Indépendance de son pays, persécuté justement pour cela par la France ayant les moyens d’une Super-Puissance mondiale ;

b)- ou qu’il s’agisse de la France elle-même, une France coupable des crimes:

- de traite négrière et de pratique esclavagiste multiséculaires, phénomènes on ne peut plus sataniques, dans l’histoire de l’Humanité ;

- de colonialisme, c’est-à-dire de banditisme et de brigandage éhontés contre plus faible que soi, (quel que soit le colonialiste et l’époque).

- de néocolonialisme ; c'est-à-dire de félonie, de filouterie et de méchanceté dans l’absolu ;

- De crimes humains ; allant jusqu’au génocide parfois, (au Rwanda et en Guinée par exemple !).

Cette dichotomie de vision de la réalité historique constitue en elle-même déjà un crime contre l’humanité, même s’il n’y a personne pour légiférer là-dessus. Elle autorise ainsi une forme de maligne répartition de rôles entre ‘’grandes voix’’, ‘’grandes plumes’’, et/ou ‘’grands communicateurs’’, pour soutenir l’insoutenable, pour souiller l’immaculé, pour persécuter le faible ; pour faire du VRAI un FAUX, et d’un FAUX du VRAI….

Si je mens que Dieu me punisse ! Mais si ce que je dis est vrai, alors que Dieu établisse Sa Justice entre nous ! (Amine).

Ecoutez à ce sujet des journaleux (et pas seulement, incapables d’attribuer les fautes et malheurs de la Guinée à nul autre qu’à Sékou Touré, et surtout pas à leurs auteurs), s’exprimer aujourd’hui par la voix d’un certain François Soudan de Jeune Afrique ; Pour mettre en relief les propos, jugés ‘’réalistes’’, ‘’de bon ton’’ en tout cas, de KAGAME et du jeune ONDIMBA, des ‘’Politiques’’ en somme qui, par politesse sans doute (on est en Afrique Noire où on ménage ‘’l’étranger’’, ‘’l’hôte’’ qu’on reçoit..., c’est autre chose en Algérie, on le sait bien !), ont soutenu, devant un Sarkozy sûrement dupe du jeu, qu’il ne fallait plus attribuer à quelqu’un d’autre ses propres carences.

EN REALITE, LES AFRICAINS N’ONT JAMAIS DIT QUE CE QU’ON LEUR A FAIT ; MEME SI CELA DEPLAIT A DES JOURNALISTES ‘’PAYES’’ POUR MENER UNE CAMPAGNE DE MEPRIS CONTRE NOS DENONCIATIONS DU MAL QUE LES BLANCS NOUS ONT FAIT ! C’EST L’HISTOIRE, MES AMIS : ELLE PULVERISE TOUJOURS LE MENSONGE, MEME S’IL EST HIMALAYEN ;

A la prochaine, si Dieu le veut !

Conakry, le 2 Mars 2010.

Aly Bocar Cissé

Professeur et Administrateur Civil à la retraite à CONAKRY-GUINEE