Les audits : une volonté affichée du Président par Intérim le Général Sékouba Konaté et le CNDD de bâtir la transition sur la Transparence.

A travers le décret portant sur la restructuration du gouvernement, le Président de la Transition, président de la république par intérim, Général Sékouba Konaté, affiche de nouveau sa volonté et celle du Conseil national pour la démocratie et le développement (CNDD) à poursuivre les audits.

C’est ce qui a valu la réorientation de la mission du ministère du Contrôle d’Etat en un département chargé du Contrôle Economique et des Audits.

L’érection de ce ministère atteste à n’en plus douter de la détermination du Président de la transition et CNDD à poursuivre les audits dont les résultats sont déjà au niveau des autorités compétentes.

L’on se rappelle qu’à plusieurs reprises, les populations ont fait savoir leur position sur lesdits audits. Car pour elles, les guinéennes et guinéens sont décidés à rompre avec le passé sombre de la Guinée (trafic de drogue, le bradage des ressources naturelles, détournement de deniers publics, corruption, l’injustice, l’ethnocentrisme…)

A titre d’exemple, un des responsables de la Commission d’audit ne disait-il pas que rien qu’avec le montant du Fonds koweïtien (plus de 40 millions de dollars américains) détourné par des intouchables de l’époque suffisait à lui seul, à construire une école digne de nom dans chacune des 333 communautés rurales de développement (CRD) de la Guinée. Ou encore, construire et équiper dans chacune des régions administratives du pays une université moderne.

Et comme disait le Chef de l’Etat, le Capitaine président Moussa Dadis Camara, les audits n’ont pas pour objectifs "de barrer la route politique à certains" ; il s’agit simplement de jeter les bases de la transparence et surtout cultiver en la génération montante le respect de la chose publique.

C’est le lieu et le moment d’encourager le Président de la transition, Président de la République par intérim, Général Sékouba Konaté à aller jusqu’au bout. Car ceux qui, à un moment ou à un autre se sont vu dans le collimateur de la machine judiciaire ont pactisé avec toutes sortes de forces dans le noir pour conduire la Guinée au 28 septembre et au 3 décembre 2009.  Et puisque nul n’est au dessus de la Loi, les 10 millions de guinéennes et guinéens ne demandent que son application, sans règlement de compte aucun. De sorte que les innocents soient vite rétablis dans leurs droits et les coupables, châtiés de manière exemplaire.

D'ailleurs, avant l'entrée en fonction de la future équipe gouvernementale, M. le Premier ministre aurait gagné en audience, en organisant la déclaration des biens de chacun de ses membres.

Source : Guinee24