searleafOù sont , la cédeao, l'U.A , Ibn Chambas , Jean Ping , les Américains , les Français...? La présidente du Libéria pour un autre mandat en 2011, alors qu'elle avait Dit ne plus se présenter aux prochaines échéances. Qui a dit que le Capitaine Dadis s'était Dedit ? S'est-il prononcer pour une candidature ?

Seule femme chef d'Etat en Afrique, la présidente libérienne Ellen Johnson Sirleaf sera candidate à sa succession en 2011, en dépit de sa promesse de ne faire qu'un mandat et contre l'avis d'une commission nationale recommandant son inéligibilité pour 30 ans.
"J'annonce aux milliers de supporters qui m'écoutent et à ceux de la diaspora que je serai candidate" en 2011, a déclaré lundi soir Mme Sirleaf, âgée de 71 ans, dans son discours annuel devant l'Assemblée nationale.

En janvier 2006, elle était devenue la première femme à diriger un pays d'Afrique.

Mais, auparavant, au cours de sa campagne électorale, elle avait promis qu'elle ne briguerait pas un second mandat.

"C'est une indication claire qu'elle ne fait pas ce qu'elle dit", a protesté mardi Israël Icinsiah, président d'une formation de l'opposition, le Liberty Party (LP).

De son côté, le porte-parole du gouvernement, Cyrus Badio, a affirmé mardi à la radio d'Etat que la décision de la présidente se basait sur les "nombreux succès" engrangés depuis son élection fin 2005, dans un pays ravagé et traumatisé par la guerre civile (1989-2003).

"Elle a significativement changé les vies de Libériens", a affirmé M. Badio, en lui attribuant le mérite d'avoir "ramené l'eau et l'électricité dans la capitale et certaines régions rurales" ou d'avoir "reconstruit les infrastructures détruites".

A Monrovia, la fourniture d'eau et d'électricité reste néanmoins très irrégulière et le chômage et l'analphabétisme sont très élevés.

En août, Mme Sirleaf avait reçu un appui très clair de la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton.

"Le Liberia est un modèle de transition réussie de la guerre à l'après-guerre, de l'anarchie à la démocratie, du désespoir à l'espérance", avait même affirmé Mme Clinton au cours d'une visite dans ce petit pays d'Afrique de l'Ouest fondé en 1822 par la Société américaine de colonisation qui y installa des esclaves affranchis.

En décembre, le Conseil de sécurité de l'ONU a également récompensé le gouvernement du Liberia de ses "progrès constants" pour reconstruire le pays, en levant partiellement l'embargo sur les armes.

Mais la présidente reste embarrassée par un rapport de la Commission Vérité et Réconciliation (Truth and Reconciliation Commission, TRC) qui l'a mise en cause pour son implication présumée dans le financement de la guerre civile.

En 1989, Charles Taylor avait lancé une rébellion qui avait plongé le Liberia dans la guerre (250.000 morts), avant de se faire élire président en 1997.

Si Mme Sirleaf a toujours démenti avoir été membre du mouvement de Taylor, elle a reconnu l'avoir rencontré plusieurs fois pendant la guerre et a admis avoir collecté des fonds pour lui lorsqu'il se préparait à renverser le président libérien Samuel Doe dans les années 80.

Dans le rapport publié en juin 2009 par la TRC, Mme Sirleaf était citée parmi 50 personnes qui ne devraient plus avoir le droit d'occuper un poste officiel pendant 30 ans.

Lundi soir, la présidente a souhaité que la commission nationale des droits de l'Homme puisse travailler avec le ministère de la Justice afin de "déterminer les recommandations de la TRC qui sont applicables et en conformité avec les lois et la Constitution".

La TRC avait également recommandé que huit anciens chefs de guerre comparaissent devant un tribunal spécial au Liberia pour "crimes contre l'humanité".

Parmi eux figurent Charles Taylor, jugé depuis janvier 2008 à La Haye, mais également Prince Johnson, qui a déjà annoncé qu'il serait candidat à la présidentielle de 2011.

Souce : Guineenouvelle