Le ministre de la défense nationale et président par intérim, le général de brigade Sékouba Konaté était ce matin devant les officiers supérieurs de l’armée, sous officiers, homme de rang et autres forces de défense  et de sécurité.

Cette cérémonie qui a eu pour cadre le camp Alpa Yaya Diallo de Conakry avait pour objectif de prendre contact avec les hommes en uniforme pour parler de l’actualité.

Et d’entrée de jeu, le général Sékouba  Konaté a mis l’accent sur son discours du 6 janvier dernier. Dans cette logique, Konaté réaffirme que  le travail de l’armée consiste à défendre l’intégrité du territoire, des personnes et de leurs biens. Chemin faisant, Konaté affirme qu’il faut aller à l’ouverture démocratique. D’où la nécessité pour lui d’accompagner les accords de Ouagadougou puisque l’armée selon lui est une famille. Un pays sans ouverture est synonyme de difficulté.

Chemin faisant,  a promis l’amélioration des conditions de vie et de travail des militaires, notamment l’augmentation de l’indice salariale, la formation car un militaire sans formé est un criminelle en puissance, la construction et la reconstruction des camps militaires.

Parlant des retraites, Konaté affirme qu’il n’y aura pas de retraite en ce moment dans l’armée puisque ceux qui doivent aller à la retraite doivent bénéficier des mesures d’accompagnement digne de nom.

Pour le départ volontaire de l’armée au niveau des militaires, Konaté est d’accord mais là également pas tout de suite puisque selon lui, ceux qui quittent l’armée volontairement doivent aussi avoir des mesures d’accompagnement digne de nom.

Par ailleurs, le général de brigade Sékouba Konaté n’est pas du tout rassuré du soutien total de l’armée et à propos, il a déclaré « ceux qui ne sont pas dans les rangs doivent revenir dans les rangs. Un groupe d’individu en dehors de l’armée n’est rien. Ceux qui sont derrière cette division sont connus, ils doivent cesser. Mais dans la vie, dieu va payer tout le monde », fin de citation.

Prévenir vaut mieux que guérir, nous enseigne le dicton populaire. Alors si ceux qui sont à la base de la division ou la rébellion au sein de l’armée sont connus, pourquoi ne pas leur démanteler  pour qu’ils reviennent dans les rangs ? Pourquoi ne pas les mettre hors d’état de nuire  pour ne pas que ça soit trop tard?

En tout cas, le cas de l’ancien aide de camp du Capitaine Moussa Dadis Camara, alias Aboubacar Sidiki Diakité, alias Toumba est une parfaite illustration. Depuis l’avènement du CNDD au pouvoir, Toumba régnait en maitre absolu et entoure impunité. Il recrutait qui il veut dans l’armée, il nommait des sous officiers  comme commandant des officiers supérieurs, il avançait en grade des militaires de son camp sans formation encore moins de haut fait, il rabouillait ses chefs hiérarchique. C’est le cas du ministre de la défense nationale et premier vice président du CNDD, le général de division Mamadouba Toto Camara. La suite du cas Toumba est connue.

Et dans tout ça, si le président par intérim, le général Sékouba Konaté se mettait à l’abri  de la peur bleue ?

Ousmane Cissé

Source: Guineelive