ivoireAu cours d’un point de presse animé, Jeudi à  la mairie d’Adjamé à Abidjan, en présence de plusieurs  journalistes de la presse  Ivoirienne et étrangères, Monsieur N’Pha Keita, Président du mouvement Dadis Moussa Camara  en Côte d’ivoire, nous livre son point  vue sur  la déportation honteuse du Capitaine Dadis Moussa Camara au Faso .

Chers compatriotes
Nous vous félicitons pour avoir répondu à notre appel. Nous sommes, en effet, devant vous aujourd’hui pour analyser la situation politique de notre pays, la Guinée. Et, tout le monde sait que la Guinée est dans ces jours-ci sous le feu de l’actualité.
Notamment, avec l’accord d’Ouagadougou, qui a décidé d’une transition sans notre Président, Moussa Dadis Camara.
Le dernier schéma, disons-nous, est l’aboutissement d’un long complot tendant à éloigner depuis toujours le Président, Dadis Moussa Camara, du pouvoir. En son temps, nous ne cessions d’attirer le regard de l’opinion sur ce que tramaient les occidentaux contre la Guinée. La tournure des événements nous donne aujourd’hui raison.
Le Président Dadis Moussa Camara a failli être assassiné de façon lâche par son aide de camp, Toumba Diakité, dont la main a été armée par ses commanditaires tapis dans l’ombre.
Que reproche-t-on au juste au Président Dadis Moussa Camara ? De trop aimer son pays et son peuple ?
De défendre bec et  ongle les intérêts de la Guinée face à certaines puissances étrangères qui veulent l’appauvrir avec la complicité de certains nationaux.
Le Président, Dadis Moussa Camara, le 23 décembre a pris le pouvoir sans verser une seule goutte de sang.
Tout le monde, en Guinée, a applaudi sa prise du pouvoir. Le peuple avait grand envie de rompre avec la mauvaise gestion de l’ancien régime. Il a même qualifié cette prise de pouvoir de coup d’Etat salutaire.
Le 28 septembre  1958 est une date historique pour les guinéens et pour toute l’Afrique. C’est à cette date que le Président Hamed Sékou Touré a dit non au Général De Gaule.
Un non que la France jusque-là n’a pas digéré. Pour ternir cette date  du 28 septembre 1958,elle a poussé les opposants guinéens à manifester contre le pouvoir de Dadis Moussa Camara, alors qu’ils étaient interdits de manifester ce 28 septembre 2009 pour garder le caractère solennel de ce jour anniversaire.
En fait, en un mot, c’était non seulement un règlement de compte et aussi une désobéissance à l’autorité guinéenne.
Pour moi, ce qui ont fait sortir ce jour-là les guinéens dans la rue sont des suppôts de la france. Ce sont des traîtres et des ennemis de la Guinée.
Ce ne sont pas des politiciens mais des affairistes qui veulent continuer de s’enrichir sur le dos du peuple guinéen déjà très éprouvé.
Le 03 décembre 2009.Le complot qui se tramait contre la Guinée a été mis au grand jour avec la tentative d’assassinat du Président Dadis Moussa Camara, par son aide de camp. Un homme dont la main a été guidé par les ennemis de la Guinée.
Le président, Dadis Moussa Camara, a été freiné dans sa lutte contre les fossoyeurs de notre économie, contre  les narcotrafiquants, contre les bandits qui ont passé illicitement de faux contrats avec certaines puissances étrangères pour se remplir les poches…
N’eût été le Général Sékouba Konaté ses ennemis, depuis le Maroc, l’aurait évacué en France et ensuite le remettre à la cour pénale internationale (CPI) à la Haye en Hollande.
Mais, nous disons que maintenir indument le Président, Dadis Moussa Camara, au Burkina Faso c’est prolonger sa souffrance.
Il faut qu’on le laisse retourner dans son pays où il se sentira mieux. La Guinée a l’expertise médicale pour continuer sa convalescence. Et, nous demandons  avec insistance au Président, Blaise Compaoré, de faciliter son retour au pays. En temps qu’Africain, nous lui demandons de rester loin des combines de certains pays occidentaux qui cherchent à neutraliser par tous les moyens Dadis Moussa Camara.
Nous demandons aussi et surtout aux chefs d’Etats Africains de ne pas cautionner cette forfaiture. Car aujourd’hui, c’est Dadis Moussa Camara, mais, demain à qui le tour ?
Chers auditeurs, je vous remercie de m’avoir écouté et entendu.

Source : Guinéenouvelle