J_KouorumaFace au lynchage médiatique et à la conspiration internationale contre mon pays, j’ai décidé de m’y rendre pour comprendre les faits et entendre des témoins. La différence est énorme entre la réalité sur le terrain et les honteuses manifestations sur des pavés des capitales occidentales et américaines où se fabriquent les mensonges que déversent des sites, Télévisions et autres journaux à l’orientation françafricaine avérée.

Les malheureux événements survenus, le 28 septembre 2009 sont-ils ainsi devenus l’objet de marchandage de la dignité guinéenne obtenue dès le vote du 28 septembre 1958.

Cette nouvelle page noire de notre histoire est donc exploitée par des lugubres personnages aux desseins noirs pour encore, comme sous la première République salir la mémoire collective et embellir de honte notre souveraineté nationale. Pas d’orgueil national dans leur esprit. Pas un seul sentiment de sursaut qui a permis, ailleurs, aux peuples, de refonder un Etat fort après des secousses sociales d’une gravité extrême. Et pourtant le fleuve des Nations n’a toujours pas drainé des eaux pures. Il connaît l’étiage, des décrues, mais il reprend toujours et de tout temps son lit dans les conditions normales.

Que restera-t-il après la diabolisation du CNDD et de son Président ? La Guinée !
Que serons-nous après cette pluie maléfique dont la météo est contrôlée par la françafrique ? Nous demeurerons Guinéens !

Alors parlons sainement et sereinement des problèmes guinéens !

Pour cela, il faut éviter de servir les intérêts de qui que ce soit, de quelle que puissance que ce soit ! Seuls doivent compter et peser lourds les intérêts de la Guinée entière. Bien même que certains pensent, à tort ou à raison, que c’est leur tour de gouverner, il faut atténuer cette soif que la lecture minutieuse de la Constitution ne laisse dire ou lire un seul mot justifiant de telle assertion. Mais en démocratie, l’on ne peut que relever cette hypothèse fantaisiste et sans fondement parce que la nation guinéenne, dès sa naissance, est régie et régulée le vivre ensemble de tous les citoyens de son territoire. Ce faisant, il n’est point privilégié aucune de ses composantes sociales.

Néanmoins, l’on peut, en souscrivant au déraisonnement, dire : alors permettez à ceux qui ont pris le pouvoir le 23 décembre 2008 d’achever leur tour ! N’est-ce pas dans cette aberrante conception de l’exercice du pouvoir, il est intéressant de noter que les deux premiers régimes ont fait respectivement 24 et 26 ans ? Pourquoi vouloir écourter, dans ce cas de figure, la durée de ce troisième régime, si la question de tour sous-tend l’exercice du pouvoir ?

La Guinée est indivisible, unique malgré ces complexes social et culturel voire religieux.

Non, la question de la gestion de la Guinée doit être sainement débattue !
La démarche entreprise par certains de ses politiques actuellement est tout le contraire de ce qu’ils devraient offrir aux Guinéens. C’est tout le contraire parce qu’ils s’octroient le droit d’exclure d’autres acteurs au nom de leur dangereuse liaison avec la françafrique. C’est également antinomique de ce que le patriotisme exige d’un homme public qui veut gouverner. Le dialogue de la négociation ne doit souffrir de l’égo ou de la suffisance des uns parce qu’ils seraient adoubés, aujourd’hui, par la France.

Certes, il y a eu des morts, le 28 septembre 2009. Personne ne s’en est réjoui, sauf ceux qui, maintenant en font objet de chantage et de stratégie pour accéder à un fauteuil présidentiel qu’ils n’auront jamais parce qu’ils ont trahi l’idéal guinéen en dépit de leur discours politicien. Cet idéal est assis sur le socle de la tolérance, du pacifisme et du respect naturel des voix de nos croyances ancestrales.

C’est pourquoi, il faut le dire avec force : il n’est absolument pas anormal que la société guinéenne, comme toute autre société humaine, puisse connaître des troubles sociaux et des secousses graves comme nous l’avons vécu, le 28 septembre 2009, et bien d’autres avant cette date.

Ce qui est, par contre, anormal, inacceptable, incompréhensible voire révoltant ; c’est de constater que les régulateurs de la crise deviennent de vrais oiseaux du malheur même de la Guinée. Ce qui est anormal ; c’est l’exploitation qu’une partie des politiques en fait. Pour quel objectif ?

Allez en Guinée et écoutez nos compatriotes, nos mères et pères, frères et sœurs ! Les 3/4 de la population ont pris fait cause pour le CNDD et Dadis. Pourquoi alors s’ingénier à rejeter la leçon de la démocratie si chère aux hérauts de la civilisation politique ? Celle-ci n’est-elle pas l’expression de la majorité ?

Qu’ils diabolisent l’autorité actuelle, qu’ils mentent éhontés ; qu’ils deviennent schizophrènes au point d’être paranoïaques en brandissant la peur pour leur vie. Ils ne veulent que simplement couvrir leur forfaiture, dédouaner leur irresponsabilité face à l’histoire et devant leurs concitoyens. Mais les Guinéens les regardent. Ils ont compris le théâtre qu’ils veulent bâtir sur un drame humain qui n’aurait pas dû se produire s’ils avaient seulement mis la Guinée au-dessus de tout.

Oui, l’histoire les jugera. Elle sera sévère si bien qu’aucun d’eux ne gouvernera la Guinée parce que le pouvoir ne s’acquiert pas avec la manipulation des consciences, ni avec la peur. La peur, d’ailleurs, n’a jamais construit quelque chose de durable.

Pourquoi ces fameux leaders mettent-ils aujourd’hui en avant la question de leur sécurité. Simple alibi pour justifier leur irresponsabilité meurtrière ?

Par contre, aucun d’eux ne s’émeut devant les assassinats ciblés qui ont eu court peu de temps après le 28 septembre 2009. L’assassinat de Sader a été le point d’ocre de cette ignoble et abominable stratégie de conquête du pouvoir. Heureusement, encore, et là, l’échec a été cinglant, car les tueurs à gaz ont été mis hors d’état de nuire. Désormais ceux qui les ont jetés nuitamment sur les citoyens qui soutiennent le CNDD et Dadis, devront répondre devant les Guinéens après la justice.

Quelle est la vérité que cacherait cette posture déshonorante d’une partie de la classe politique de mon pays?
En visionnant le film de la tragédie, il est ahurissant d’entendre « Allah Akbar ! Allah Akbar… » Etions-nous à Gaza (Palestine) ou Bagdad (Irak) ?
Il y a aussi cette prière des gamins à l’arrivée au stade. Tout un symbole. A analyser pour comprendre ce qui nous est tombé sur la tête, le 28 septembre 2009.

Avant toute réponse, qu’ils disent, par exemples, aux familles guinéennes qu’est-ce qu’ils auraient promis aux victimes pour les pousser au sacrifice ?

Avant la manifestation, qui a incité de jeunes militaires, tous originaires de Bouramaya, à soutirer des armes de guerre au Camp Alpha ? C’était pourquoi faire ?

Il faut relever que certains de ces jeunes sont arrêtés. Dénonceront-ils leurs commanditaires ? Ces derniers, placés devant le dilemme de leur forfaiture, crient une menace qui pèserait sur leur vie. N’est-ce pas fallacieux comme argument de déculpabilisation ?

Qui armerait actuellement des groupes d’individus recrutés au Libéria, en Guinée et en Sierra Leone qui s’entraîneraient sur le territoire léonais pour intervenir en Guinée ?

Les Guinéens doivent savoir le rôle que chacun de leurs compatriotes joue aujourd’hui dans la dramatisation des événements du 28 septembre dernier.

En tout cas, les agitations de Guinéens à l’extérieur ne reflètent, en aucun cas, le sentiment de l’écrasante majorité des populations de l’intérieur. Cette partie ne parle plus le même langage avec ceux qui se sont autoproclamés leurs porte-paroles. Ces derniers peuvent continuer à battre les pavés, tant pis pour les talons de leurs souliers !

Par contre, la population guinéenne apprécie et accueille avec ferveur les réalisations du CNDD et de Dadis. Voilà la vraie version des faits qui dérangent les pseudo-leaders et autres agitateurs.

L’université Gamal Abdel Nasser est en rénovation !
Le Pont du 8 novembre est en transformation pour devenir un échangeur !
Le camp Boiro est entrain de retrouver un nouveau visage !
Sans-fil, à Tombo, voit surgir de terre des bâtiments neufs !
A Sonfonia, les travaux des casernes se poursuivent ! L’électricité entre, sûrement, dans le quotidien du citoyen guinéen ! Les coupures, dans certains quartiers ne dépassent plus les 15 à 20 mn !
L’eau potable n’est plus un souci, non plus, dans certaines communes !

A l’intérieur, les chefs lieux de nos régions naturelles se désenclavent. Des routes, de 45 km de longueur et à la ronde, sont en construction quand les Sous-préfectures se dotent de 13 ou 15 km de tronçon aussi.

Désormais la discipline embrasse l’armée guinéenne. Aucun militaire ne portera l’arme sur lui s’il n’est de service. Plus tard, il ne portera la tenue que lorsqu’il sera en faction.

Que réclamions-nous depuis des lustres aux gouvernements des régimes successifs passés?

Toutes ces œuvres en seulement moins de dix mois !

Par rapport à la crise du 28 septembre dernier, les membres de la commission ont prêté serment. Alors que les obsédés de pouvoir se bousculaient à Ouaga pour répondre aux injonctions de la Françafrique. Celle-ci veut imposer ses associés ou pions à la Guinée. Il semblerait même que les rôles sont déjà repartis : un Président, un PM et un Président de l’Assemblée Nationale…. Donc guignols aux ordres ! Mais cela ne se produira pas en Guinée !!

Et notre souveraineté acquise, le 02 octobre 1958, dans tout ça ? Y ont-ils pensé ces messieurs dont l’intransigeance dans la recherche de solution pour une sortie de crise est pure irresponsabilité ?

En tout cas, aucun Guinéen ne se soumettra au diktat que prépare la Françafrique soutenue par le syndicat des Présidents africains fantoches. La Guinée est fin prête à répondre ! Son armée sera à la hauteur !

Dadis Camara, le CNDD et le gouvernement n’ont-ils pas décrété férié et payé le quarantième jour du 28 septembre 2009? Qu’a fait ou dit l’opposition à propos ?

D’ailleurs, n’avions-nous pas vu un de ces pseudo-leaders prendre, lui seul, un avion vide alors qu’il aurait pu embarquer au moins quelques jeunes blessés avec lui pour les faire soigner à Dakar ou ailleurs ?

Leur vie est précieuse ! Ainsi refusent-ils de retourner au pays auprès de leurs militants prétextant une question de sécurité alors que la réalité demeurerait dans le compte que vont leur demander des familles auxquelles ils auraient promis de l’argent pour sacrifier leurs enfants.

La vie de nos enfants ne serait point précieuse pour eux ! Ils nous les ont abandonnés, aujourd’hui, à leur triste sort. Voilà le vrai visage des politiques pour lesquels, seul compte le pouvoir ; c’est-à-dire occuper le seul fauteuil présidentiel.

Disons que la Guinée ne peut être l’otage de quelques obsédés de pouvoir que ce soit. Elle s’est engagée sur le chemin de la renaissance avec Dadis et le CNDD. Ce ne sont pas le lynchage médiatique et les décisions injustes de leurs alliés du lobbying international, au dessein inavoué, qui la dévieront.

Puisse Dieu punir ceux qui veulent encore réaliser la main basse sur ma patrie !

Paris, le 10 novembre 2009

Jacques KOUROUMA

Source : Néoleadership