07 novembre 2009
Le challenge du Gl Sékouba Konaté
Promu Général de Brigade par le Commandant en chef des Forces Armées Nationales le capitaine Moussa Dadis Camara, président de la république, président du CNDD les jours qui ont suivi la prise du pouvoir du 23 décembre 2008, Sékouba Konaté, la quarantaine, est le premier militaire de la Guinée indépendante à cet âge à être promu à cette haute distinction de la hiérarchie militaire.
En effet, le Général Sékouba Konaté « El Tigre » comme affectionne l'appeler son ami et compagnon d'armes, le capitaine Moussa Dadis Camara a joué un rôle de premier plan déterminant lors de la prise du pouvoir du 23 décembre 2008. Il est de ce fait un des acteurs clés du changement du régime décrié de fin de règne du défunt général Lansana Conté. Mort le 22 décembre 2008. Le président Moussa Dadis Camara, volontiers, reconnait en privé tout comme en public ce rôle ô combien déterminant du Général Sékouba Konaté.
A la prise du pouvoir du 23 décembre 2008, une des panoplies du programme du CNDD contenue dans le tout premier communiqué lu par la voix du capitaine Moussa Dadis Camara en personne, figurait en bonne place l'épineuse question de la nécessaire et indispensable (avant toute autre chose en l'état actuel) restructuration de l'armée nationale. Le véritable nœud gordien de la transition en cours en Guinée. S'accordent à dire tous les observateurs de la vie politique guinéenne mais qui ne semble pas être la préoccupation de la quasi-totalité des acteurs politiques guinéens. Eu égard à leur obsession du pouvoir pour le pouvoir sans en mesurer tous les enjeux qui peuvent découler d'une précipitation à aller aux élections, surtout présidentielles, face à l'état actuel de l'armée.
A noter qu'à l'instar de toutes les composantes de la nation, la grande muette par principe a, elle aussi, porté sa croix tout au long des cinquante ans de la jeune nation sous les différents régimes. L'armée a souffert au quotidien tout comme le reste de la population guinéenne du fait de la mauvaise gouvernance. Les mutineries à répétition qui ont marquées les dernières années du régime passé pour exiger une meilleure condition de vie sont encore de mémoire.
Infrastructures de casernement, plan de carrière (statut) pour ne citer que ceux là sont quasiment inexistants pour nos gardiens de la paix et de la stabilité nationale. Ils sont le plus souvent victimes de vexations du genre expulsions des logements loués par les civils dans les quartiers.
C'est dans ce contexte et conformément à la mission à lui assignée par le commandant en chef des forces armées nationales, le capitaine moussa Dadis Camara en le nommant au poste stratégique de Ministre de la Défense Nationale que le Général Sékouba Konaté, imperturbable aux soubresauts de politique politicienne de l'heure a, très tôt, pris le taureau par les cornes dès sa prise de fonction aux premières heures de la prise du pouvoir( Il fut nommé ministre de la Défense Nationale avant la formation du Gouvernement).
Conscient du principal enjeu véritable du moment à savoir: l'épineuse question de la restructuration de l'armée sans laquelle aucune démocratie véritable telle que voulue n'est possible, que le numéro deux de la République, le Général Sékouba Konaté s'est attelé, conformément aux directives du président Moussa Dadis Camara, à la mise en œuvre de cette nécessaire restructuration de l'armée.
De janvier 2009 à ce jour, des vastes chantiers pour le casernement en vue de l'amélioration des conditions de vie de la troupe sont ouverts à travers tout le pays.
Les principaux camps et garnisons militaires de la capitale et de l'intérieur du pays sont pour certains en constructions et d'autres en rénovation.
Cette œuvre salvatrice du Ministre de la Défense nationale pour l'amélioration des conditions de vie a eu, du coup, pour effet la relance des activités de l'entreprenariat national longtemps sevré au profit des expatriés des parts de marché dans le secteur de la construction. Priorité, cette fois, a été donnée aux jeunes entrepreneurs nationaux pour la réalisation de ces ouvrages. Ce qui a favorisé la création de milliers d'emplois pour de nombreux jeunes à la recherche, désespérément, du premier emploi. Un geste patriotique - en dépit des commentaires alimentaires - apprécié du milieu local de l'entreprenariat et des populations.
A rappeler que dans un passé tout à fait récent, ce sont les entreprises étrangères qui avaient la faveur des autorités pour la réalisation des ouvrages à technologie à la portée des architectes, ingénieurs nationaux. Ce qui a toutefois eu pour conséquence immédiate la faillite des entreprises de constructions nationales et le manque d'emploi de centaines d'ingénieurs et architectes nationaux qui sont tout aussi méritants que les expatriés pour avoir fait, eux aussi, leurs académies outre atlantique. Avec à la clé, la fâcheuse fuite des capitaux au détriment du trésor public. Il ne sert donc à rien d'entretenir des polémiques inutiles avec pour arrière-pensées de dénigrer pour des considérations d'ordre irrationnelles cette noble œuvre de casernement des hommes de rang.
Un débutant du cycle universitaire sait pertinemment que dans tous les pays du monde que les dépenses de l'armée relève du budget de souveraineté. Donc, il ne peut et il ne saurait y avoir d'appel d'offre de quelque nature que ce soit. Il en est ainsi même aux Etats unis. Les néophytes qui n'entendent rien des procédures de passation des marchés publics s'égosillent à longueur de journée des actes qui sont on ne peut plus normaux. Il n'est pas dit que l'Etat doit obligatoirement passer par un appel d'offres pour attribuer certains marchés. Le gré à gré n'est pas un délit, il est autorisé par la procédure de passation des marchés publics. Surtout en ce qui concerne les marchés d'ordre stratégique et de souveraineté.
La construction et la reconstruction des casernes militaires sont d'ordre stratégique et souverain. L'Etat ne saurait en effet, après un appel d'offres, confier la construction de ses installations militaires à une société étrangère ou en qui il n'a pas confiance. Les installations militaires sont des sites stratégiques par excellence. C'est ainsi que la loi permet au ministère de la défense d'acheter des armes, refaire ses installations sans passer par un appel d'offres. Personne ne l'a invité, c'est la loi en matière de passation des marchés qui l'autorise. Cette dérogation étant acceptée par les instruments légaux en vigueur, l'on se demande pourquoi certains cherchent des poux sur un crane chauve. Et dans le cas d'espèce, l'Etat est allé loin en confiant la reconstruction de ses installations à des sociétés guinéennes après des consultations restreintes. Voilà ce qui est de la réalité légale autour des passations de marché d'ordre stratégique et souverain.
Avec ces différentes réalisations qui rehaussent les conditions de vie de nos hommes en uniforme, l'on peut dire, indéniablement, le Général Sékouba Konaté mérite de la confiance portée en lui par le Commandant en chef des Forces Armées Nationales le capitaine Moussa Dadis Camara. Ayant en partage avec lui le souci d'une transition réussie pour le bonheur des populations guinéennes en quête permanente d'une démocratie véritable mais, qui passe nécessairement par la restructuration de l'armée nationale, le général Sékouba Konaté en faisant de ce programme son principal challenge, est en passe, avec la bénédiction bien entendu de son compagnon de première heure du 23 décembre 2008, de réussir la stabilité de la Guinée souhaitée par tous.
''Parusky'', pour ses intimes civils, est réputé être un homme d'une grande fidélité dans l'amitié. Derrière ses allures de timide se cache, selon ses habitués, une gentillesse et une bonté sans commune mesure. Selon les mêmes, il serait, tout aussi, de nature impitoyable face à la trahison. Il ne supporterait pas les hypocrites et les délateurs autour de sa personne. Malheureusement, qu'à ce niveau, les personnes qui tournent le plus souvent autour des hommes de pouvoir sont pour la plupart de cet acabit. Le général Sékouba Konaté, que de perdre son temps à prêter l'oreille à ce qui est devenu un sport national pour certains guinéens et entretenir des guéguerres inutiles dans la sphère du pouvoir, se concentre exclusivement à la réussite de l'objectif que s'est fixé le CNDD depuis le 23 décembre 2008. A savoir : la nécessaire restructuration de l'armée nationale. A notre avis, c'est l'urgente priorité dans le contexte actuel.
Les évènements malheureux du 28 septembre dernier, sont venus conforter cette absolue nécessité de la restructuration de l'armée nationale. L'un des volets les plus importants, est celui du casernement de la troupe. D'autres, tels que : la bonne sélection dans le recrutement, la formation et l'utilisation rationnelle des hommes de rang se retrouvent dans le starting bloc du ministre de la Défense Nationale. Ce 1er Novembre 2009, l'armée guinéenne a 51 ans. Elle arbore un passé glorieux qui transcende les frontières nationales. L'armée guinéenne s'est notamment illustrée dans les guerres de libération du joug colonial à travers le continent Africain. Toutefois, c'est ce passé glorieux que certaines circonstances, sommes toutes indépendantes de sa volonté mais imposées par la mauvaise gouvernance qui a caractérisé le régime défunt qui est en passe de prendre un coup sérieux par le fait de certains comportements indignes d'une armée.
A juste raison, lorsque le capitaine Moussa Dadis Camara, président de la République déclare ne pas contrôler l'armée, il faut le croire sur parole. Eu égard au lourd héritage légué par le régime défunt où l'affairisme tant de la hiérarchie que des civils n'a pas épargné l'armée dans sa ''déstructuration'' actuelle. Recrutements fantaisistes ne tenant pas compte du niveau d'aptitude comme par le passé, insubordinations à la hiérarchie, manque d'infrastructures, détournements des avantages etc..., la caractérise. Elle est patriotique à certains égards. Elle se doit d'être en plus républicaine.
Comme tout processus normal, elle se doit de faire sa cure de jouvence. Fort heureusement que son commandant en chef et son ministre, le numéro deux du régime, le général Sékouba Konaté, très tôt, ont pris le taureau par les cornes en s'attelant à la nécessaire restructuration de l'armée. Même si les derniers évènements, conséquence de plusieurs années de ''déstructuration'' sont venus émousser cette politique volontariste. Ce qui, de toute évidence, n'entame en rien à la détermination du général de relever le défi. Et c'est tant mieux pour la transition que tout le monde souhaite heureuse. Un exemple que devraient suivre d'autres collaborateurs se disant tout aussi proches du capitaine Président de la République mais dont les résultats, dix mois après la prise du pouvoir, laissent à désirer.
L'unique façon d'aider le capitaine, le CNDD et le pays, c'est poser des actes concrets et palpables. Squatter les nuits durant le bureau présidentiel au camp Alpha Yaya Diallo jusqu'aux premières lueurs de la matinée à casser du sucre dans le dos d'autres pauvres gens en quête légitime d'un coin de feu pour se réchauffer et empêcher par la même occasion le président de réfléchir et de se reposer normalement, n'est assurément pas la meilleure manière à contribuer à la réussite du Capitaine Moussa Dadis Camara. Cela, le Général Sékouba Konaté l'a compris très tôt. D'où son pragmatisme !
Bon anniversaire aux Forces Armées Guinéennes, un symbole fort de la souveraineté, et à son Commandant en Chef.
Laye Junior Condé - Le Consensuel
Qui trouble l'eau en guinée
La Guinée est pour moi un pays, une nation unitaire et unifiée malgré sa diversité ethnique, linguistique et culturelle. Cette diversité apparaît à mes yeux comme une richesse dont les Guinéens doivent se servir pour un épanouissement spirituel et mental fort, pour la réalisation et l’atteinte d’un idéal de progrès et de développement socio économique et politique.
Hélas! Ce désir qui m’anime a toujours été relégué au second plan par une frange infime de la population guinéenne. Malheureusement, il est très honteux de reconnaître que j’appartiens à cette population qui a toujours été la source et la cause des faux problèmes en Guinée. Je suis bien conscient de ce que j’avance.
Frères et sœurs peulhs, arrêtons d’être constamment indexés comme des trouble faits de notre pays, la Guinée. Abstenons nous de nous considérer comme les êtres supérieurs dans un territoire conquis de haute lutte par les autres ethnies. Je dis bien par les autres ethnies et j’en donnerai les preuves. Arrêtons de penser que nous sommes les plus aisés, les plus riches, les plus nombreux… D’ailleurs, de quoi sommes-nous riches ? Nous nous estimons les plus intelligents. Le sommes-nous vraiment ?
Frères et sœurs peulhs, évitons de nous faire isoler. Le ridicule ne doit point être notre lot quotidien. L’histoire de notre pays prouve avec éloquence que nous avons toujours été aux antipodes de la trajectoire du développement de notre chère Guinée.
Avant l’indépendance
Notre esprit nationaliste est douteux. Au moment où tous les peuples épris de liberté se battaient pour leur accession à la souveraineté nationale, nous peulhs avions foulé au sol ce digne idéal en votant massivement « OUI » pour une appartenance à la communauté française. Cette humiliante et indigne attitude restera gravée dans l’histoire de la Guinée.
Le premier député guinéen à l’assemblée française fut notre aîné Yacine DIALLO. Il est fort regrettable de faire remarquer que son comportement a été indigne et révoltant. Très tôt, il a initié avec un groupe de peulhs, une politique visant la promotion d’une intelligentsia peulh. Ainsi, de nombreux élèves et étudiants peulhs allaient bénéficier des bourses d’étude pour un premier temps à l’école « WILIAM POINTY » en suite dans les universités et écoles occidentales.
Pendant la première république
L’histoire retiendra le rôle combien négatif que nous avons joué pour retarder ce pays durant le premier régime guinéen. Notre participation à la conception, à la préparation et à la mise en œuvre de l’agression du 22 novembre 1970 est établie. J’en veux pour preuve, la liste des mercenaires contenue dans le livre blanc et constituée en majorité de peulhs.
Le premier Président de la Guinée n’a-t-il pas eu raison de qualifier l’ensemble de nos velléités contrerévolutionnaire de « complot peulh ». N’a-t-il pas eu le dessus sur nous en disant : « Un peulh qui ne trahit pas n’est un vrai peulh » et d’ajouter « Si tu as un ami peulh, il faut le réveiller à 2 heures du matin pour lui demander quand est ce que tu vas me trahir ? ». Ces propos ne corroborent ils pas avec notre propre histoire ? Rappelons-nous de la trahison d’Almamy Bocar Biro BARRY et de la fixation de la limite entre Labé et Pita. Mirons-nous en tant que peulh dans nos actes, dans nos comportements et attitudes.
Pendant la deuxième république
A cette phase de l’évolution de notre pays, nous avons changé de manteau pour lier un semblant d’amitié au régime du Président CONTE. Nous en avons tiré tous les profits et toutes les faveurs possibles :
- La main mise sur l’économie nationale par le monopole qui nous a été conféré sur la quasi-totalité des activités commerciales. Dans le souci de conserver tout le monopole, la perversité nous a poussé à écarter nos concurrents les plus dynamiques et à aller jusqu’à assassiner d’autres: Les cas du fils de Amar TALEB et celui de Monsieur KOUROUMA sont loin de quitter la mémoire du guinéen.
- Nous devons rendre grâce à Lansana CONTE. Il nous a tellement accordé des faveurs qu’il est parvenu à nous faire « dévaliser » la Banque Internationale pour l’Afrique en Guinée (BIAG). La masse monétaire dont dispose aujourd’hui certains de nos opérateurs économiques peulhs, y trouve son origine.
- Fort malheureusement, cette grâce a été mal récompensée. Notre ingratitude avérée nous a conduits à l’affaiblissement du régime de CONTE. Nous avons été les auteurs de :
- l’anarchie dans le commerce par le non payement des taxes, le non respect des prix, la flambée des prix des denrées alimentaires notamment pendant la période de carême (contre toute éthique religieuse).
- La dépréciation monétaire par différents mécanismes frauduleux
- L’orientation de grands projets agricoles au Fouta alors que les potentialités y sont faibles en comparaison aux 3 autres régions naturelles.
La combinaison de tous ces facteurs a conduit la Guinée à solliciter un gouvernement de large consensus. La grosse erreur de ce gouvernement aura été de prononcer le mot « audit ». Nous sentant coupables nous avons si tôt entrepris de le faire échouer par le truchement des actes de sabotage. La réglementation et la gestion correcte de l’importation des marchandises par le gouvernement KOUYATE nous a fait frémir. Ce fut la signature de son acte de départ. Bien que la nomination du très sombre SOUARE au poste de premier ministre ne répondait pas aux critères définis par la feuille de route de l’inter syndical et de la société civile, nous l’avons acclamé parce qu’il est l’un de nous. Cette attitude a engendré une opposition au sein de l’inter syndical entre Rabiatou DIALLO (peulh) et Ibrahima FOFANA (malinké). Cependant, la nomination d’Eugène CAMARA au même poste a suscité une réaction nationale qui a commencé par sa région d’origine.
Actuel régime
Les propos du doyen Boubacar Biro DIALLO, « Dadis est le Moïse Guinéen » ont été reçus comme un coup de sabre par notre communauté. Pour nous c’est une profanation. Or cette métaphore consistait à démontrer que la Guinée venait de trouver un sauveur. En effet, le CNDD engageait dès sa prise du pouvoir, la Guinée sur la voie souhaitée par tous. Les audits en général, ont été fort appréciés et soutenus par tout guinéen conscient. Voila que, pour épargner certains de nos frères, prédateurs de l’économie nationale, les notables du fouta djalon, vont plaider auprès du Capitaine Dadis, de surseoir aux audits (lynx juillet Aout 2009). Il a obéit à notre requête. Une fois plus, quelle récompense allons nous lui réserver ?
Le 28 septembre 2009, quand j’en juge par la localisation des manifestants, l’axe Hamdallaye – Bambeto – Kosa, j’ai honte de dire que cette zone est habitée par la même communauté peulh à laquelle j’appartiens. Notre sortie massive ce jour du 28 Septembre, démontre à suffisance notre manque de patriotisme affiché à cette même date en 1958, en votant massivement « OUI » au référendum. Nous devons appartenir à un tout. Notre position sera noble et respectée lorsqu’elle impliquera la participation de toutes les sensibilités ethniques, régionales et religieuses.
Mes chers frères et sœurs peulhs apprenons dès maintenant que nous seuls, nous ne sommes pas la Guinée, nous ne sommes pas les seuls guinéens, nous ne ferons pas seuls la Guinée. Le pouvoir n’est pas un jeu de rotation. Et ne raisonnons pas à la place de Dieu. Il donne le pouvoir à qui il veut. Puisse ce petit message attendrir et adoucir vos cœurs. Amina !
Par : Moustapha BARRY
Correspondance spéciale pour Aminata.com



