Promu Général de Brigade par le Commandant en chef des Forces Armées Nationales le capitaine Moussa Dadis Camara, président de la république, président du CNDD les jours qui ont suivi la prise du pouvoir du 23 décembre 2008, Sékouba Konaté, la quarantaine, est le premier militaire de la Guinée indépendante à cet âge à être promu à cette haute distinction de la hiérarchie militaire.

fete_2octobre03En effet, le Général Sékouba Konaté «  El Tigre » comme affectionne l'appeler son ami et compagnon d'armes, le capitaine Moussa Dadis Camara a joué un rôle de premier plan déterminant lors de la prise du pouvoir du 23 décembre 2008. Il est de ce fait un des acteurs clés du changement du régime décrié de fin de règne du défunt général Lansana Conté. Mort le 22 décembre 2008. Le président Moussa Dadis Camara, volontiers, reconnait en privé tout comme en public ce rôle ô combien déterminant du Général Sékouba Konaté.

A la prise du pouvoir du 23 décembre 2008, une des panoplies du programme du CNDD contenue dans le tout premier communiqué lu par la voix du capitaine Moussa Dadis Camara en personne, figurait en bonne place l'épineuse question de la nécessaire et indispensable (avant toute autre chose en l'état actuel) restructuration de l'armée nationale. Le véritable nœud gordien de la transition en cours en Guinée. S'accordent à dire tous les observateurs de la vie politique guinéenne mais qui ne semble pas être la préoccupation de la quasi-totalité des acteurs politiques guinéens. Eu égard à leur obsession du pouvoir pour le pouvoir sans en mesurer tous les enjeux qui peuvent découler d'une précipitation à aller aux élections, surtout présidentielles, face à l'état actuel de l'armée.

A noter qu'à l'instar de toutes les composantes de la nation, la grande muette par principe a, elle aussi, porté sa croix tout au long des cinquante ans de la jeune nation sous les différents régimes. L'armée a souffert au quotidien tout comme le reste de la population guinéenne du fait de la mauvaise gouvernance. Les mutineries à répétition qui ont marquées les dernières années du régime passé pour exiger une meilleure condition de vie sont encore de mémoire.

Infrastructures de casernement, plan de carrière (statut) pour ne citer que ceux là sont quasiment inexistants pour nos gardiens de la paix et de la stabilité nationale. Ils sont le plus souvent victimes de vexations du genre expulsions des logements loués par les civils dans les quartiers.

C'est dans ce contexte et conformément à la mission à lui assignée par le commandant en chef des forces armées nationales, le capitaine moussa Dadis Camara en le nommant au poste stratégique de Ministre de la Défense Nationale que le Général Sékouba Konaté, imperturbable aux soubresauts de politique politicienne de l'heure a, très tôt, pris le taureau par les cornes dès sa prise de fonction aux premières heures de la prise du pouvoir( Il fut nommé ministre de la Défense Nationale avant la formation du Gouvernement).

Conscient du principal enjeu véritable du moment à savoir: l'épineuse question de la restructuration de l'armée sans laquelle aucune démocratie véritable telle que voulue n'est possible, que le numéro deux de la République, le Général Sékouba Konaté s'est attelé, conformément aux directives du président Moussa Dadis Camara, à la mise en œuvre de cette nécessaire restructuration de l'armée.

De janvier 2009 à ce jour, des vastes chantiers pour le casernement en vue de l'amélioration des conditions de vie de la troupe sont ouverts à travers tout le pays.

Les principaux camps et garnisons militaires de la capitale et de l'intérieur du pays sont pour certains en constructions et d'autres en rénovation.

Cette œuvre salvatrice du Ministre de la Défense nationale pour l'amélioration des conditions de vie a eu, du coup, pour effet la relance des activités de l'entreprenariat national longtemps sevré au profit des expatriés des parts de marché dans le secteur de la construction. Priorité, cette fois, a été donnée aux jeunes entrepreneurs nationaux pour la réalisation de ces ouvrages. Ce qui a favorisé la création de milliers d'emplois pour de nombreux jeunes à la recherche, désespérément, du premier emploi. Un geste patriotique - en dépit des commentaires alimentaires - apprécié du milieu local de l'entreprenariat et des populations.

A rappeler que dans un passé tout à fait récent, ce sont les entreprises étrangères qui avaient la faveur des autorités pour la réalisation des ouvrages à technologie à la portée des architectes, ingénieurs nationaux. Ce qui a toutefois eu pour conséquence immédiate la faillite des entreprises de constructions nationales et le manque d'emploi de centaines d'ingénieurs et architectes nationaux qui sont tout aussi méritants que les expatriés pour avoir fait, eux aussi, leurs académies outre atlantique. Avec à la clé, la fâcheuse fuite des capitaux au détriment du trésor public. Il ne sert donc à rien d'entretenir des polémiques inutiles avec pour arrière-pensées de dénigrer pour des considérations d'ordre irrationnelles cette noble œuvre de casernement des hommes de rang.

Un débutant du cycle universitaire sait pertinemment que dans tous les pays du monde que les dépenses de l'armée relève du budget de souveraineté. Donc, il ne peut et il ne saurait y avoir d'appel d'offre de quelque nature que ce soit. Il en est ainsi même aux Etats unis. Les néophytes qui n'entendent rien des procédures de passation des marchés publics s'égosillent à longueur de journée des actes qui sont on ne peut plus normaux. Il n'est pas dit que l'Etat doit obligatoirement passer par un appel d'offres pour attribuer certains marchés. Le gré à gré n'est pas un délit, il est autorisé par la procédure de passation des marchés publics. Surtout en ce qui concerne les marchés d'ordre stratégique et de souveraineté.

La construction et la reconstruction des casernes militaires sont d'ordre stratégique et souverain. L'Etat ne saurait en effet, après un appel d'offres, confier la construction de ses installations militaires à une société étrangère ou en qui il n'a pas confiance. Les installations militaires sont des sites stratégiques par excellence. C'est ainsi que la loi permet au ministère de la défense d'acheter des armes, refaire ses installations sans passer par un appel d'offres. Personne ne l'a invité, c'est la loi en matière de passation des marchés qui l'autorise. Cette dérogation étant acceptée par les instruments légaux en vigueur, l'on se demande pourquoi certains cherchent des poux sur un crane chauve. Et dans le cas d'espèce, l'Etat est allé loin en confiant la reconstruction de ses installations à des sociétés guinéennes après des consultations restreintes. Voilà ce qui est de la réalité légale autour des passations de marché d'ordre stratégique et souverain.

Avec ces différentes réalisations qui rehaussent les conditions de vie de nos hommes en uniforme, l'on peut dire, indéniablement, le Général Sékouba Konaté mérite de la confiance portée en lui par le Commandant en chef des Forces Armées Nationales le capitaine Moussa Dadis Camara. Ayant en partage avec lui le souci d'une transition réussie pour le bonheur des populations guinéennes en quête permanente d'une démocratie véritable mais, qui passe nécessairement par la restructuration de l'armée nationale, le général Sékouba Konaté en faisant de ce programme son principal challenge, est en passe, avec la bénédiction bien entendu de son compagnon de première heure du 23 décembre 2008, de réussir la stabilité de la Guinée souhaitée par tous.

''Parusky'', pour ses intimes civils, est réputé être un homme d'une grande fidélité dans l'amitié. Derrière ses allures de timide se cache, selon ses habitués, une gentillesse et une bonté sans commune mesure. Selon les mêmes, il serait, tout aussi, de nature impitoyable face à la trahison. Il ne supporterait pas les hypocrites et les délateurs autour de sa personne. Malheureusement, qu'à ce niveau, les personnes qui tournent le plus souvent autour des hommes de pouvoir sont pour la plupart de cet acabit. Le général Sékouba Konaté, que de perdre son temps à prêter l'oreille à ce qui est devenu un sport national pour certains guinéens et entretenir des guéguerres inutiles dans la sphère du pouvoir, se concentre exclusivement à la réussite de l'objectif que s'est fixé le CNDD depuis le 23 décembre 2008. A savoir : la nécessaire restructuration de l'armée nationale. A notre avis, c'est l'urgente priorité dans le contexte actuel.

Les évènements malheureux du 28 septembre dernier, sont venus conforter cette absolue nécessité de la restructuration de l'armée nationale. L'un des volets les plus importants, est celui du casernement de la troupe. D'autres, tels que : la bonne sélection dans le recrutement, la formation et l'utilisation rationnelle des hommes de rang se retrouvent dans le starting bloc du ministre de la Défense Nationale. Ce 1er Novembre 2009, l'armée guinéenne a 51 ans. Elle arbore un passé glorieux qui transcende les frontières nationales. L'armée guinéenne s'est notamment illustrée dans les guerres de libération du joug colonial à travers le continent Africain. Toutefois, c'est ce passé glorieux que certaines circonstances, sommes toutes indépendantes de sa volonté mais imposées par la mauvaise gouvernance qui a caractérisé le régime défunt qui est en passe de prendre un coup sérieux par le fait de certains comportements indignes d'une armée.

A juste raison, lorsque le capitaine Moussa Dadis Camara, président de la République déclare ne pas contrôler l'armée, il faut le croire sur parole. Eu égard au lourd héritage légué par le régime défunt où l'affairisme tant de la hiérarchie que des civils n'a pas épargné l'armée dans sa ''déstructuration'' actuelle. Recrutements fantaisistes ne tenant pas compte du niveau d'aptitude comme par le passé, insubordinations à la hiérarchie, manque d'infrastructures, détournements des avantages etc..., la caractérise. Elle est patriotique à certains égards. Elle se doit d'être en plus républicaine.

Comme tout processus normal, elle se doit de faire sa cure de jouvence. Fort heureusement que son commandant en chef et son ministre, le numéro deux du régime, le général Sékouba Konaté, très tôt, ont pris le taureau par les cornes en s'attelant à la nécessaire restructuration de l'armée. Même si les derniers évènements, conséquence de plusieurs années de ''déstructuration'' sont venus émousser cette politique volontariste. Ce qui, de toute évidence, n'entame en rien à la détermination du général de relever le défi. Et c'est tant mieux pour la transition que tout le monde souhaite heureuse. Un exemple que devraient suivre d'autres collaborateurs se disant tout aussi proches du capitaine Président de la République mais dont les résultats, dix mois après la prise du pouvoir, laissent à désirer.

L'unique façon d'aider le capitaine, le CNDD et le pays, c'est poser des actes concrets et palpables. Squatter les nuits durant le bureau présidentiel au camp Alpha Yaya Diallo jusqu'aux premières lueurs de la matinée à casser du sucre dans le dos d'autres pauvres gens en quête légitime d'un coin de feu pour se réchauffer et empêcher par la même occasion le président de réfléchir et de se reposer normalement, n'est assurément pas la meilleure manière à  contribuer à la réussite du Capitaine Moussa Dadis Camara. Cela, le Général Sékouba Konaté l'a compris très tôt. D'où son pragmatisme !

Bon anniversaire aux Forces Armées Guinéennes, un symbole fort de la souveraineté, et à son Commandant en Chef.

Laye Junior Condé - Le Consensuel