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BLOG DE SYLVIE K.

Actualités Politiques et Splendeurs de Guinée

02 novembre 2009

Génocide : Quinze ans après celui du Rwandais, la france prépare un autre génocide

Après avoir planifié, commandité et exécuté le génocide rwandais qui s’est soldé par 800 000 morts il y a quinze ans, la France de Bernard Kouchner prépare actuellement un autre génocide, celui guinéen, qui vise l’extermination des populations de la Guinée Forestière par l’ethnie peuhle. L’attitude de la France en particulier et de la communauté internationale en général face à la crise guinéenne risque d’ouvrir la boite de pandore sur un autre génocide

La France de Bernard Kouchner s’emploie par tous les moyens à sa disposition, à créer une situation de crise sans précédent en Guinée et dans la sous région. A la mort du général Lansana Conté en décembre 2008, L’Etat guinéen ne fonctionne pas. Les institutions républicaines dont l’assemblée nationale et la cour suprême sont illégitimes à cause de l’expiration de leurs mandats respectifs. Le gouvernement est fortement sectorisé et gangrené par la corruption. Les syndicats et les forces vives avaient tenté en vain de changer la situation. Une manifestation violemment réprimée en janvier et février 2007 se soldera d’ailleurs par 180 morts et plus de 2000 blessés. Mais la France opte pour le statu quo et laisse le général Conté se maintenir au pouvoir parce que ses intérêts sont garantis avec ce dernier. Il y a un appel à  la retenue aux différentes parties impliquées. Il n y aura pas de condamnation majeure de la part de la communauté internationale, pas même une saisine du Tribunal Pénal International. Une succession constitutionnelle paraît alors impossible car entre autres raisons, l’opposition, les forces vives et les syndicats ont perdu toute confiance au parti au pouvoir.

C’est dans ces conditions qu’un jeune officier de 44 ans prend le pouvoir avec ses paires à travers un certain Conseil National pour la Démocratie et le Développement (CNDD). Au départ, Moussa Dadis Camara est acclamé par l’ensemble des partis politiques, des forces vives et des syndicats. Il propose alors un programme de transition de deux ans au terme duquel il organisera des élections et remettra le pouvoir aux civils. Il engage une lutte contre les narcotrafiquants, ordonne un audit afin de revoir les termes des contrats douteux détenus par la France. La France ne pense pas pouvoir maitriser Dadis car il est plus proche de ses populations.

Pour la France comme pour  les opposants guinéens, deux ans de transition, c’est trop long, plus long que les 26 années de Sékou Touré ou encore les 24 années de Conté. If faut alors contraindre Dadis à organiser les élections sans aucun préalable comme la révision de la constitution qui avait été tordue par Conté sans que la France ne dise mots. Raison  essentielle ; le Capitaine Dadis ne peut être  contrôlé et ne garantit pas les intérêts de la France et des puissances occidentales. Les élections sont donc programmées pour janvier 2010. Pour contre carrer la volonté  de Dadis  de se présenter à la présidentielle de janvier 2010,  l’Union européenne et les Etats Unis décident de ne pas  financer cette consultation électorale.

Mais la population commence à connaître l’homme et la sortie triomphale de Dadis au Foutah est venue confirmer que l’homme devenait populaire. Aussi, les résultats de l’ère Dadis sont palpables  dans Conakry : la construction d’un échangeur au  pont du 8 novembre, l’électricité qui est distribuée 18  heures voir 20 heures sur 24 maintenant, les taxis qui ne  prennent plus deux passagers à côté du chauffeur, même  s’ils en prennent encore quatre derrière,  l’allègement du montant de la vignette pour les  transports en commun, les audits pour assainir les finances  publiques, la rénovation du célèbre camp militaire Boiro,  la dénonciation et la révision des contrats douteux d’exploitation minière, la suppression des bons du  Trésor par lesquels se faisaient les grands détournements,  la révision du contrat d’exploitation du port de Conakry,  la réhabilitation d’une cinquantaine d’entreprises  détruites par la France sous la deuxième République, le  renforcement du contrôle douanier, le démantèlement des  réseau de trafiquants de drogue, les forages d’eau  construits etc. Du coup, les populations ne veulent pas laisser partir Dadis.

Les vrais dessous de la crise et la préparation d’un génocide :
Soutenue par la France, l’opposition se radicalise et la politique se tribalise avec comme toile de fond les peuhls. Mais il ne sera pas facile d’aborder Dadis car il a un dossier clean pour avoir pris le pouvoir sans effusion de sang. L’opposition guinéenne se retrouve en France pour planifier le 28 septembre car on a absolument besoin de victimes sinon, on manque d’armes contre Dadis.

La France de Bernard Kouchner et l’irresponsable opposition guinéenne trouve leur alibi : le 28 septembre. Maintenant, on peut accuser Dadis de crime contre l’humanité, de viols, d’être entouré des rebelles libériens de l’ULIMO. La France de Bernard Kouchner a très vite oublié que l’ULIMO a toujours été en Guinée et que c’est la France et les Etats Unis qui avaient financé ce mouvement dont le but était de faire partir Charles Taylor qu’ils ont finalement réussi à  traduire devant le TPI. En 1999 et en  2000, les populations de la Guinée forestière ont d’ailleurs payé une lourde tribu à cause de cette guerre organisée par l’Amérique et la France contre Taylor.

Aujourd’hui, force est de reconnaître que la France attise la crise guinéenne et cela risque d’ouvrir la voie à  un autre génocide. La vraie dimension de la crise guinéenne c’est l’ethnie et la religion du Capitaine Dadis. Il est issu de l’ethnie guerzé ou kpèlè qui est l’une des nombreuses ethnies de la Guinée Forestière, et chrétien.  Pour une partie de l’ethnie peuhle, le Forestier n’est pas apte à diriger et, en plus, la Guinée est considérée par eux comme un pays musulman et de ce fait ne saurait être dirigée par un chrétien. Par ignorance ou par souci de ses intérêts, la France de Bernard Kouchner s’appuie sur une forte diaspora peuhle pour raviver les tensions en Guinée.

On assiste aujourd’hui à l’émergence d’une classe de peuhls extrémistes qui se servent des événements du 28 septembre pour divulguer leur haine et mépris contre les Forestiers.  Des sites entièrement acquis à leur cause ont pour noms: www.guineenews.org; www.aminata.com; www.telediaspora.com; … Sur ces sites, qui sont devenus des radios mille collines à la guinéenne, circulent des propos haineux et discriminatoires contre les Forestiers.

Le pire c’est que la France de Bernard Kouchner se prête à  cette campagne de détestation contre des ethnies de la Guinée. Bernard Kouchner ne disait-il pas récemment que Dadis est Forestier et entouré de Forestiers et qu’il faut absolument envoyer une force d’interposition en Guinée afin d’éviter une guerre tribale ? Quelle mouche a-t-elle piqué Bernard Kouchner pour évoquer la possibilité d’une guerre tribale en Guinée ? Pour nous, la réponse est claire : il s’agit bien de la mouche de Cellou Dalein Diallo, l’homme qui a passé le plus de temps avec Conté, qui s’est enrichi sur le dos de l’Etat au détriment des pauvres populations guinéennes, et qui se présente aujourd’hui comme le sauveur. On comprend d’ailleurs aisément pourquoi la France veut lui remettre le pouvoir car Cellou, pendant tout le temps qu’il a passé avec Conté, n’a servi que lui-même et la France.

Et le but ultime que Bernard Kouchner, Cellou Dalein Diallo, et les mercenaires issus de la diaspora peuhle s’assignent, c’est l’extermination pure et simple des populations de la Guinée Forestière. Cellou Dalein est depuis quelques temps en Europe pour planifier cette macabre et lugubre besogne.
Aujourd’hui comme autrefois, la France est activement en train de préparer cet autre génocide. La presse française dont Radio France International, est mise à  contribution, les déclarations du Quai d’Orsay sont partisanes et de nature à provoquer des affrontements en Guinée. Pour Bernard Kouchner, Moussa Dadis Camara et le CNDD sont coupables et il faut les sanctionner avant même le début des travaux de la commission d’enquêtes internationales. Des moyens logistiques et financiers sont mis à la disposition de Cellou Dalein Diallo et de ses mercenaires. L’armée française quant à elle, comme aux temps du Rwanda, sera déguisée en mission de maintien de paix mais facilitera l’extermination des ethnies de la Forêt.

Quinze ans après le génocide rwandais, aucun commanditaire français n’est passé devant le TPI. Pourtant, tout le monde sait que ce génocide a été minutieusement préparé et exécuté par la France. La pauvre France n’a même jamais reconnu son rôle dans ce génocide. Les américains et les belges dont la participation était passive due à  leur silence et indifférence, ont eux au moins pu reconnaître leurs responsabilités.

En choisissant la date du 28 septembre pour trouver une raison de faire partir Dadis du pouvoir, la France de Barnard Kouchner a une bien petite mémoire. C’est à cette date que le puissant General De Gaule a été bouté de la Guinée par un referendum nationaliste. Pendant 26 ans, vous nous avez imposé des sanctions et tenté à  maintes reprises de nous brouiller le chemin. Mais nous avons survécu.  Ce n’est pas maintenant que nous n’allons pas survivre. Oui nous avons des problèmes, mais nous réglerons nos problèmes entre guinéens.

Que Bernard Kouchner et Nicholas Sarkozy s’occupent du chômage et du pouvoir d’achat des français et s’abstiennent de toute ingérence dans les affaires intérieures de la Guinée.

Foromo Emile Lamah
USA

Source : Radio-kankan

Posté par Rosescorpion à 18:51 - POLITIQUE - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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