Il existe une catégorie de Guinéens s'emportant dès qu'il est fait usage du mot complot

ParisTout se passe comme si ceux qui ont peur de la vérité refusent par tous les moyens que soient dénoncées les machinations multiples auxquelles ils se sont livrés contre la sûreté de l´Etat guinéen.

Or s´il y a une constante dans l´histoire de ce pays, ce sont les manoeuvres secrètes concertées entre l´ancienne puissance coloniale et des Guinéens aux ordres pour mettre la Guinée à genoux.

Depuis le 28 septembre 1958, la France n´a qu´un seul objectif :
se débarrasser de tous les patriotes incarnant les vertus de courage et de dignité pour installer à la tête de l´Etat des fantoches dociles, taillable et corvéables à souhait.

Pour parvenir à ses fins, elle continue de s´appuyer essentiellement sur ceux qui n´ont eu de cesse de pleurer son départ de la Guinée.

Ceux-ci , on le sait, se sont employés de toutes leurs forces pour qu´elle y reste, notamment en votant massivement OUI au moment où l´écrasante majorité de la population rejetait  la Communauté proposé par De Gaulle.

Depuis plus de 50 ans, restés au pays ou exilés, les mêmes individus continuent à être utilisés, financés et équipés pour se lancer dans des opérations visant à déstabiliser l´Etat guinéen.

Les évènements du 28 septembre 2009 s´inscrivait  dans cette logique implacable. Ils ont consisté à instrumentaliser des jeunes gens dans l´esprit desquels a été inoculée une véritable idéologie de la haine avec les résultats dramatiques et regrettables que nous connaissons.

Depuis la seconde phase du complot a été déclenchée.

Bernard Kouchner, le socialiste félon, passé au service d´un gouvernement de droite sans aucune transition ni aucun état d´âme, a mis en branle l´offensive diplomatique sur mesure et le lynchage médiatique programmé à l´aide des organes de presse placés directement sous le contrôle de sa compagne.

Radio Fouta internationale (RFI) et Fouta 24 (France 24) ont commencé à ruer dans les brancards.  Une campagne de désinformation et de manipulation sans précédent poursuit ainsi son cours sur leurs antennes.  Il n´y en a que pour leurs valets guinéens portés aux nues tandis que le président du CNDD et ses compagnons sont constamment voués aux gémonies sans aucune possibilité de s´expliquer encore moins de se défendre. Ces médias complaisants et complices de la vaste conspiration ourdie contre le peuple de Guinée propagent des statistiques sans aucun esprit de discernement. Le nombre de victimes est multiplié par trois. Il passe allègrement de 57 à près de 160 personnes dixit une certaine ONG dont le président, personnage superficiel et aigri, est connu pour ses accointances naturelles avec les organisateurs de la marche du 28 septembre 2009.

Aucun effort n´est tenté pour faire la part des choses. Des femmes anonymes « violées », au visage invisible et aux témoignages douteux occupent le haut du pavé sur les antennes de France 24 et de RFI.

Sur internet, on pousse le ridicule à son paroxysme en faisant étalage d´inculture notoire. C´est ainsi que pour « illustrer » les prétendus viols du stade on  montre des images de soldats en action.

Or comme des indices irréfutables ont permis de le déceler, celles-ci ont été tournées pendant la guerre civile au Rwanda.

« Le viol » est en effet constamment évoqué. Ne s´agit il pas d´un crime exécré de nos jours par les occidentaux? Une accusation qui fait recette et dont on fait ample provision. Sachons cependant que cet acte ignoble a toujours été banni dans nos sociétés, profondément croyantes.

Le viol a été, du reste importé en Guinée par les colons français qui l´ont pratiqué à haute échelle, essaimant le territoire de café au lait, tous abandonnés par leurs géniteurs au moment de regagner la métropole.

De toute façon, toute la lumière reste à faire sur cette question épineuse. La commission d´enquête  internationale doit éviter de tomber dans le piège que veulent lui tendre les spécialistes de la désinformation.  Il lui faudra statuer à partir de cas concrets de femmes violées, se présentant en chair et en os et répondant à des questions précises.  Des formules telle celle là «  je ne peux même pas tout dire » longtemps ergotée sur France 24, ne doivent pas avoir droit de cité. Il est évident, en effet que l´accusation de « viols massifs », reprise en choeur sans la moindre vérification en différents endroits, peut n´être qu´une simple machination, l´une des facettes du complot tramé le 28 septembre dernier contre l´écrasante majorité du peuple par des politiciens véreux et machiavéliques. Mais comme le nez au milieu du visage, il est sûr que la vérité finira par triompher.

Il est fort à parier que des témoignages spontanés et indignés de Guinéens, au courage admirable et désintéressé dans la défense de l´honneur du pays, viendront battre en brèche ce long tissu de mensonges et de contrevérités.

Il faut préciser, en effet qu´il est bien étrange qu´aucune de ces « femmes violées » ne se soit présentée dans un hôpital où sont soignés les blessés des évènements du 28 septembre. A l´hôpital Donka par exemple où 48 femmes ont été accueillies, aucune d´elles n´a affirmé avoir fait l´objet de maltraitance sexuelle.  Seule RFI et France 24 ont eu l´excellence de  dénicher des « violées » et de se prêter complaisamment à leur témoignage à travers un scénario digne de la Commedia dell´Arte.

Qu´on ne s´y trompe pas, cependant. Tout le monde sait et les adversaires de la Guinée mieux que quiconque que les milieux hostiles au vent du renouveau qui souffle sur la Guinée , sont loin d´être au bout de leur entreprise satanique.

Leur détermination à intensifier la campagne de discrédit et de mensonge pour interrompre  les audits et la lutte contre les narcotrafiquants n´est que la partie visible de l´iceberg. Il s´agit de substituer à ces nobles actions une domination fondée  sur l´ethnocentrisme et la gabegie avec l´aide du gouvernement français et de ses médias qui se sont déjà spécialisés dans l´art de ne donner la parole qu´aux comptenteurs du CNDD.

Aussi vrai, en effet que l´agression du 22 novembre 1970 a eu lieu et que celle de septembre 2000 a endeuillé également notre peuple, une troisième invasion du pays plus meurtrière dont l´onde de choc sera profondément ressentie en Guinée et dans les territoires voisins est en voie de préparation. Ses principaux protagonistes sont la France et ses acolytes guinéens qui ont organisé la marche du 28 septembre 2009.

Déjà, les escadrons de la mort à leur solde sont à pied d´oeuvre. On compte une douzaine de morts à ce jour comme le jeune Amadou Sadio Diallo connu sous le petit nom de SADER.  Le seul crime de ce brillant cadre, exerçant d´importantes fonctions au ministère de la jeunesse est d´avoir clamé haut et fort son soutien au CNDD et à son président.

Etiquetté comme « traître » par les tueurs à gage au service de Cellou Dalen Diallo, au prétexte qu´un peulh ne peut envisager le sort de la Guinée à travers des prismes différents des leurs, Sader a été abattu froidement d´une balle dans la tête dans la nuit du 19 octobre. Onze autres malheureuses victimes ont payé au prix fort leur attachement à l´idée d´une Guinée unie, fraternelle et démocratique.

Mais le pire est à venir. Au moment où nous parlons, en effet des colonnes entières d´aventuriers guinéens pour lesquels l´accession au pouvoir d´un peulh est une véritable maladie qui les ronge, sont en train de se préparer pour attaquer la Guinée.

Ils sont regroupés à toutes nos frontières, notamment à celles qui nous séparent de la Sierra Léone, de la Côte d´ivoire, la Guinée? Bissau? Selon des informations sûres, répétées et concordantes ils sont entraînés par des soldats français car l´ancienne métropole a toujours été obsédée par la mise en place à Conakry d´un régime favorable à ses intérêts.

L´imminence et la certitude de l´agression en cours ont amené d´ailleurs la France à rapatrier ses ressortissants et à fermer toutes les institutions qu´elle contrôle sur le territoire guinéen. Citons en guise d´exemple son école sise à Kipé dans la commune de Ratoma. Les Américains qui sont dans le secret leur ont emboîté le pas. L´oncle Sam fait aujourd´hui visage de bois partout où il comptait une représentation en République de Guinée.

L´agression programmée pour les prochains jours avec la complicité active des leaders de l´opposition est appelée à prendre une ampleur inégalée. Elle sera soutenue par des avions militaires achetés à grand renfort de millions d´euros  à leur bord des mercenaires sud-africains qui se sont illustrés tristement sur tous les champs de bataille d´Afrique australe et du centre.

La France veut à tout prix reconquérir la Guinée et faire main basse sur ses riches gisements miniers qui sont en train de lui filer entre les doigts au profit de sociétés privées chinoises.

Les différents points stratégiques de la capitale n´ont plus de secret pour les agresseurs.

Depuis un mois, la France a envoyé à Conakry plus de vingt espions déguisés en agents chargés de protéger ses ressortissants et de mesurer l´impact de la suspension de sa coopération militaire avec Conakry.

Libres de leurs mouvements, ces espions sillonnent les quatre coins de la capitale, photographient les sites névralgiques et téléphonent régulièrement aux troupes massées à nos frontières.

Signalons cependant que le financement de l´opération n´est pas l´oeuvre exclusive de Paris. Des commerçants, industriels, hommes d´affaires, entrepreneurs en bâtiment peulhs installés en Europe, aux USA et dans des pays africains tels que l´Angola, le Sénégal, le Gabon, la Côte d´ivoire, etc. ont contribué à amasser un  véritable trésor de guerre. Le budget afférent à la troisième agression contre le peuple de Guinée est de l´ordre de 850 millions de dollars. Plus de 10 millions de dollars ont été distribués à Conakry, servant en l´entretien des troupes et au recrutement des mercenaires massés à nos frontières.

Dans ces milieux, plus aucun doute, les jours du Capitaine Dadis et de ses compagnons sont comptés. Cellou Dalein Diallo dont l´épouse se fait appeler depuis un certains temps, « la Première Dame », va prendre les destinées de la Guinée. La langue peulh sera proclamée langue officielle de la Guinée au même titre que le Français. La capitale sera transférée à Labé pour que le pouvoir ne soit  plus jamais exercé en Guinée par une personne issue d´une autre communauté.

La conclusion résultant de ces révélations est que la Guinée est menacée sous toutes les coutures. Nous ne comprenons pas encore pourquoi le gouvernement reste les bras croisés. Il est plus que jamais temps de saisir les Nations Unies et la Communauté internationale avant qu´il ne soit trop tard. Il est admis, en effet que la France , ses acolytes guinéens et leurs mercenaires ne reculeront devant aucun obstacle pour atteindre leur objectif.

Dans ces conditions, ne dit on pas qu´un homme averti en vaut deux ? 

Mohamed Sylla

Source : Radio-kankan