23 octobre 2009
Adresse aux chefs réligieux du PDG-RDA, parti du père fondateur Ahmed Sékou Touré de la Nation Guinée
Honorables Autorités religieuses de Guinée,
Depuis le Lundi 28 septembre 2009, notre pays la Guinée traverse un moment difficile de son histoire marqué par les viols, les tueries et les blessures de nombreux de ses filles et fils. Ces actes condamnés par toute l'opinion nationale et internationale ont été malheureusement commis par une frange de notre armée à laquelle pourtant, Tout notre Peuple a donné au prix d'innombrables sacrifices, les moyens pour assurer sa sécurité et sa défense chaque fois qu'il serait en danger.
Oui l'armée guinéenne créee dans les conditions difficiles a elle aussi, apporté à la Nation protection et honneur. Elle a en son nom, pour sa Liberté et sa Solidarité avec les autres Nations africaines, apporter sa contribution décisive à la libération de notre continent.
C'est bien cette armée guinéenne et son Peuple qui vivent aujourd'hui entre eux des moments de doute et de méfiance préjudiciables à l'Unité et à la Paix dans notre pays et dans toute la sous région ouest africaine.
Honorables Autorités religieuses,
Le PDG-RDA est conscient des efforts quotidiens que vous avez déployés pour éviter cette situation malheureuse. Il vous encourage à persévérer encore davantage dans vos efforts pour amener sous votre sage autorité, tous les acteurs de la vie nationale, les Partis Politiques, les syndicats, les forces de défense et de sécurité, les coordinations régionales, la société civile, à se ressaisir et à s'assoeir enfin autour d'une même table pour engager sans délais un véritable dialogue national et sans tabou sur notre histoire commune depuis notre indépendance.
L'objectif sera d'amener les guinéennes et les guinéens à se parler entre eux. Ceci sans ingérence extérieure, de se dire les Vérités, mais de s'écouter et de se comprendre, de faire prospérer la justice, enfin de se pardonner et aller plus fermement vers la réconciliation nationale. Ce dialogue interne aboutirait à des journées nationales de pardon, de prières, de sacrifice et de réconciliation entre les filles et fils de notre pays. Il favorisera la citoyenneté guinéenne au détriment du repli identitaire qui a prospéré dans notre pays ces dernières décennies et a généré des alertes chaudes ces dernières semaines à Conakry et à l'intérieur du pays.
Honorables Autorités religieuses,
Ne nous y trompons pas ! ce qui est aujourd'hui en jeu, c'est la Guinée, son devenir, l'Unité de ses filles et fils ainsi que l'exercice effectif de sa pleine souveraineté après qu'elle se soit saignée pour défendre les causes nobles de la libération du continent et de l'unité jadis menacée de nombreuses nations dont entre autres : la République Démocratique du Congo, la République Fédérale du Nigeria, la Guinée Bissao, le Bénin, l'Angola, la Sierra Leone, le Libéria etc...
C'est pourquoi le PDG-RDA, Parti fondateur de l'Etat indépendant de Guinée et soucieux de l'Unité et de l'avenir heureux de cette Nation vous supplie d'entreprendre sans délai des démarches auprès du Président de la République, commandant en chef des forces armées le Capitaine Moussa DADIS CAMARA, pour qu'il accepte de prendre part à ce dialogue national inclusif.
Il devra également faire le sacrifice pour la GUINEE, en confirmant à cette concertation nationale le respect de son serment originel du 23 décembre 2008 à ne pas se présenter lui et ses collègues du CNDD aux futures élections. Dans cette perspective le capitaine Moussa DADIS CAMARA, commandant en chef des armées conduirait et parachèverait une transition neutre consensuelle et apaisée à l'exclusion de toute invasion par des forces militaires étrangères contraire à nos valeurs.
La transition neutre consensuelle et apaisée exigera de lui comme il s'y est déjà engagé, la conduite des enquêtes indépendantes par une commission internationale sur les évènements de juin 2006, janvier et février 2007 et du 28 septembre ainsi que la comparution devant les tribunaux de tous les prévenus militaires et civils. Elle requiert aussi la mise en place d'un gouvernement d'union nationale dirigé par un premier ministre chef du gouvernement choisi par consensus et qui sera responsable devant le conseil national de la transition jouant le véritable rôle d'une assemblée constituante.
Le succès de la phase nouvelle de la Transition consensuelle et apaisée sera bâti sur les acquis du dialogue national et l'efficacité du cadre institutionnel ainsi défini où les missions de chaque organe de la transition seront clairement fixées.
C'est pourquoi le PDG-RDA propose que le texte du conseil national de la transition soit réactualisé. Comme prévu, le CNT regrouperait toutes les composantes de la nation dont les forces de défense et de sécurité. Entre autres responsabilités élargies cependant, il approuverait la lettre de mission du gouvernement, donnerait sa confiance aux membres du gouvernement qui lui seront proposés par le premier ministre et qui ne seront pas candidats aux prochaines consultations électorales, voterait le budget de l'Etat et contrôlerait l'action gouvernementale, assurerait le toilettage de la constitution et des lois organiques, fixerait l'ordre et le calendrier des élections locales législatives et présidentielles etc...
Le PDG-RDA propose en outre que les actions majeures engagées depuis le 23 décembre 2008 soient poursuivies et menées à leur terme. Il s'agit entre autres : de la lutte contre le narcotrafic avec le jugement des prévenus, la poursuite des audits et du programme eau et énergie pour tous, la redynamisation de la coopération bi et multilatérale avec tous les partenaires techniques et financiers y compris avec les institutions de Bretton Woods.
De même pour conduire la restructuration de l'armée, le PDG-RDA propose la création d'un conseil national de défense et de sécurité présidé par le Président de la Transition, commandant en chef des armées et regroupant outre les chefs d'Etats Majors Général et particuliers, la direction des services de Police, le Premier Ministre, les Ministres de la défense, de l'intérieur, des finances et de la justice.
Honorables Autorités religieuses,
Voila en quelques mots la lourde tâche que mon Parti souhaite vous voir assumer pour le plus grand bien du Peuple de Guinée et de toute notre Sous-Région ouest africaine. Je voudrais avant de terminer vous remercier très sincèrement pour l'écoute attentive que vous avez bien voulu réserver à notre adresse.
Que Dieu vous soutienne dans cette œuvre historique
Que Dieu bénisse et protège la Guinée. AMEN
Conakry le 14 octobre 2009
Source : kababachir.com
L'Afrique Consciente se Mobilise
Il n'est nul besoin de rappeler que la crise guinéenne interpelle toute l'Afrique et les Africains.
Le «Collectif pour le soutien de la paix en Guinée» convie les Maliens à une marche de soutien à la paix en Guinée, le lundi 26 octobre 2009, à partir de 9 heures. La marche partira du centre islamique d’Hamadallaye pour prendre fin au monument Kwamé Nkrumah, en zone ACI 2000. En prélude à cette manifestation, Mohamed Bathily dit Ras Bath, en sa qualité de Président du collectif, a animé, le 22 octobre 2009, une conférence de presse au Musée du District de Bamako.
«Nous avons décidé d’organiser, le lundi 26 octobre 2009, à partir de 9 heures, une marche pour la paix, le dialogue en Guinée et pour l’unité du peuple guinéen», a indiqué Mohamed Bathily, président du collectif pour le soutien de la paix en Guinée. Selon Mohamed Bathily, c’est en sa qualité d’animateur de l’émission «Rasta vision sur la politique et les faits sociaux» qui passe sur la Radio Djekafo, les dimanches soir, qu’il a été sollicité par plusieurs maliens pour faire une action en faveur de la paix en Guinée, un pays limitrophe du Mali. Selon lui, le Mali et la Guinée, ont par le passé constitué une seule entité qui a été séparée à la faveur de l’arrivée du blanc en Afrique. Pour cela, il a estimé que le silence des autorités maliennes sur la crise en Guinée est inadmissible. «Qui mieux que les autorités maliennes devaient être chargées de piloter la médiation entre les frères guinées ?», s’est-t-il demandé. Avant d’indiquer que de la même manière que les maliennes n’ont pas accepté la passivité de leurs autorités dans la gestion de la crise ivoirienne, de la même manière, ils ne comprennent pas leur attitude face à la crise actuelle en Guinée. «Vu la similitude entre une bonne partie du Mali et la Guinée, nous demandons aux autorités maliennes de trouver les voix et les moyens pour s’impliquer auprès des protagonistes guinéens pour le retour rapide d’une paix durable en Guinée», a-t-il déclaré. Il a révélé que cette marche n’est pas destinée à soutenir le Capitaine Moussa Dadis Camara, mais à attirer l’attention des Maliens et du peuple africain sur le drame que les puissances occidentales sont en train de préparer en Guinée. «Ce qui se passe aujourd’hui dans ce pays voisin du nôtre ressemble à du déjà vu en Afrique : on crée toutes les conditions pour faire partir des leaders engagés aux côtés de leur peuple et faire venir des hommes liges, prêts à leur donner toutes les richesses de leur pays», a-t-il déclaré. Avant de dire qu’une machine internationale est en œuvre en Guinée pour créer les conditions d’une guerre civile. Mohamed Bathily, du collectif pour le soutien de la paix en Guinée, est convaincu de cela, parce que, selon lui, depuis les tueries condamnables du stade du 28 septembre, les occidentaux ont décidé de violer un principe de droit qui leur est très chère : la présomption d’innocence. «Sans attendre les résultats d’une quelconque enquête, les leaders occidentaux, avec ceux de la France à leur tête, ont désigné des coupables qui ne sont que les tenants actuel du pouvoir en Guinée», a-t-il fait remarqué.
Condamnation de la manipulation occidentale
Il a indiqué que le Collectif qu’il dirige souhaite la paix en Guinée, mais se rend compte qu’elle ne peut être acquise avec la volonté manipulatrice des occidentaux, notamment les français. Selon lui, en même temps que l’on doit condamner avec la dernière énergie, les tueries du 28 septembre 2009, au stade du 28 septembre, l’on doit se lever et condamner les occidentaux qui ont embarqué la CEDEAO et l’Union Africaine dans leur sillage. «En Guinée comme ailleurs en Afrique, les occidentaux ne sont pas réellement intéressés par la démocratie. Ils se cachent derrière l’aspiration du peuple Africain à une vraie démocratie pour placer leurs pions à la tête de nos Etats, afin de bien pomper nos richesses», a-t-il indiqué. Avant de révéler que le cas Guinéen est aujourd’hui un exemple palpable. «Avec l’arrivée de la junte conduite par le Capitaine Moussa Dadis Camara et surtout lorsqu’elle a mis en cause les contrats de concessions minières et de la téléphonie, la France qui s’était engagée depuis le 28 septembre 1958 à saboter l’économie guinéenne, a cru que c’était une belle occasion pour elle de revenir en Guinée pour pomper les ressources de ce pays. Mais, quand, la France s’est rendue compte que Dadis n’était pas dans la logique de changer de partenaires, mais plutôt de pousser les anciens, déjà installés dans son pays à mieux prendre en compte les intérêts de la Guinée, elle lui a déclaré la guerre. Et à mis à contribution tous ses réseaux, dans l’espoir de le faire partir pour donner à la Guinée un président qui ne pourra rien lui refuser», a-t-il révélé. Or, il dira qu’après le Non de Sékou Touré en 1958, l’Etat colonial français a saboté le développement de la Guinée. «Il a même poussé la méchanceté jusqu’à raser le goudron qui reliait Kankan à Siguiri. La France a abandonné la Guinée aux américains, australiens et aux suds africains. Donc, elle pensait que le moment était propice pour venir occuper la place de ces pays là. Malheureusement pour elle, les Guinéens n’ont pas oublié tout le mal que la France a fait subir à leur pays», a-t-il indiqué. Avant de soutenir que la Guinée est aujourd’hui victime d’une guerre économique qui ne dit pas son nom. «Toutes ces puissances occidentales qui crient démocratie en Guinée, nous donnent l’impression qu’il y a une coalition pour le contrôle des richesses de ce pays, sinon comment comprendre leur soutien à des régimes africains vomis par leur peuple», a-t-il déclaré. Pour cela, il a invité tous les africains à s’engager en Guinée pour une paix durable. Mais, auparavant, il a estimé que la paix ne sera jamais une réalité en Guinée ou dans un autre pays Africain en difficulté tant que la CEDEAO et l’Union Afrique seront manipulées par l’Europe. «Aujourd’hui, ces institutions nous donnent l’impression d’être des instruments à la solde de l’Europe, contre les intérêts des peuples qu’elles sont sensées défendre», a-t-il déclaré. Avant de dire que dans le dossier guinéen, le président ATT, était mieux indiqué pour réussir une médiation. «Mais, la CEDEAO, lui a préféré Blaise Compaoré, le parrain du réseau Francafrique en Afrique depuis la mort de Oumar Bongo», a-t-il conclu.
Assane Koné
Source : Maliweb



