Interrogations_14L’on en sait maintenant un peu plus de la moisson  de la journée marathon que le président  burkinabé, facilitateur de la crise guinéenne a eu ce lundi avec les protagonistes de la crise guinéenne. De source proche de la garde rapprochée du chef de l’Etat guinéen de ce lundi 5 octobre et corroborée par d’autres sources proches du chef de la junte et du QG du camp Alpha Yaya Diallo, les discussions n’ont pas évolué avec les deux parties, a appris Guineelive.

D’un coté, chez le chef de la junte qui n’aurait pas apprécié certaines choses.

Primo,  le Capitaine Moussa Dadis Camara n’a pas apprécié l’ingérence de certains pays comme la France dans ce qu’il a appelé les affaires intérieures de la guinée. Il est allé plus loin dans sa colère selon des témoins  de la scène  en allant jusqu’à dire citation que « la guinée n’était pas une sous-préfecture encore moins un arrondissement de la France ».

Secondo, le facilitateur Blaise Compaoré est aussi venu avec deux propositions carabinées dans sa mallette qui n’auraient pas été bien accueillie par le chef de la junte et ses proches collaborateurs.

Il s’agit avant tout pour la  communauté internationale que la junte militaire au pouvoir «  respecte ses engagements au départ » à savoir la non participation non seulement des membres du CNDD et du gouvernement aux prochaines élections présidentielles mais aussi et surtout du chef de la junte, le Capitaine Moussa Dadis Camara aux prochaines élections présidentielles, rapporte la  même source. Et la deuxième proposition du facilitateur serait selon les mêmes indiscrétions, le déploiement d’une force d’interposition pour sécuriser dit-on la population civile.

Prenant la parole selon notre informateur, Dadis aurait piqué une colère noire pour dire que comme les autres prétendant à la magistrature suprême du pays, il est aussi un citoyen à part entière. Ce qui pose problème, c’est selon lui sa tenue qu’il pourrait ôter éventuellement pour être comme les autres.  Le pays ne serait  pas en guerre pour parler de l’envoi d’une force d’interposition, aurait martelé le chef de la junte. Et sur ce point d’ailleurs, le chef de la junte serait catégorique « je ne saurai dire ce qui va se passer avec la collaboration des forces armées guinéennes et les forces étrangères ». Avant d’ajourer qu’il ne donnera aucune garantie dans ce sens.

Tierso, coté force vives, notre source indique que des leaders politiques sont venus avec une pléthore de condition à satisfaire d’abord avant d’engager toute discussion. Ces conditions selon la même source seraient « tellement nombreuses, irréalistes et non fondées que certaines informations sont gratuites et  sans fondement ». Il a été donc difficile, très difficile pour le facilitateur d’examiner tout ce qui lui a été soumis.

Et pire, les deux parties, nous voulons parler du CNDD à sa tête le Capitaine Moussa Dadis Camara et les partis politiques sont tous restés sur leur position. Les points d’achoppement étaient tellement nombreux que le facilitateur a écourté son voyage pour aller rendre compte et cherché le bon pied avec le quel il faut danser. Blaise compaoré ne désarme pas pour autant, il a déclaré à la presse que l’espoir est permis et que les deux parties finiront par s’asseoir au tour de la même table.

Comme pour dire qu’il n y a pas eu d’avancée significative.

Guineelive