BLOG DE SYLVIE K.

lundi 16 janvier 2012

Opinion : De nos Nouvelles et Bilans ( Suite...7 )

Des Complots AntiGuinéens et leurs Bilans Humains

A CE SUJET : Avec le Professeur Sidiki Kobélé KEITA, Son Excellence Monsieur  André LEWIN est, incontestablement, la personnalité qui a fait les recherches les plus avancées sur Ahmed Sékou Touré, dont la vie est inséparable de celle de notre Peuple. A son mérite : il est un Etranger, un Français de surcroît. Alors que nos historiens d’ici substituent leurs humeurs à la matière. Pour masquer sans doute une paresse ou une aridité intellectuelle. André Lewin a bien évoqué 52 ‘’complots’’. Pour ma part, une demi-douzaine d’entre eux suffisent à en résumer même Mille. Ce sont :

1 – Le Fameux Complot baptisé  ‘’PLAN ALBY’’ DE 1959. Moins d’un an après la proclamation de notre indépendance. Ce qui atteste de la profonde douleur dans laquelle notre ‘’NON’’ avait plongé la France, et combien donc étaient faux les Dirigeants de ce pays qui ne voulaient tout juste que jeter de la poudre aux yeux de tout le monde! Surtout de la ‘’négraille’’. Le ‘’Plan Alby’’, ce fut une tentative (avortée) d’invasion armée de notre pays à partir des montagnes du Fouta-Djallon(ké)et ce, par des ‘’Immigrés’’ et autres ‘’Dissidents Peulhs’’, mobilisés, organisés, formés et armés par les Services Secrets français. Ce qui atteste aussi du fait que la paternité du particularisme peulh post-colonial, et sa longue instrumentation, sont clairement imputables à l’Etat français. Il n’est dès lors plus surprenant que des anarchistes pouponnés par un tel ‘’géniteur’’ nous soient venus assener ici un ‘’démon-critique’’ slogan de ‘’Tour Peulh’’, et que les ONG racistes du ‘’Monde Blanc Esclavagiste’’ n’en ont jamais parlé, et n’en parlent jamais. Alors que notre pays vient de manquer d’en brûler. Uniquement grâce à un Miracle de Dieu, le Clément !

      A la suite de ce premier ‘’Coup’’, qui avait également été l’occasion d’inonder notre pays de fausse monnaie, dans le seul but de saboter notre économie naissante, de la part d’un Etat qui en devient forcément un Etat-paria, (au plan individuel, cela fait penser à Caderousse de Hugo !), suite donc à ce ‘’Coup’’, quelqu’un peut-il publier une liste ‘’opposable’’ de ceux que ‘’Sékou Touré’’ aurait ‘’tués’’, et où ? Dans quel ‘’Camp’’ notamment ? Au lieu de venir s’épuiser maintenant à vouloir discréditer le Père de notre Indépendance et de notre Nation…Une ‘’Nation’’ qui n’est plus qu’un pâle reflet d’elle-même. Une ‘’Nation’’ dont les plus grands criminels sont adulés en héros à cause de leurs origines ethniques, de la part de l’Etat lui-même! 

2- LA TENTATIVE DE DESTABILISATION POLITIQUE DU PAYS PAR UNE PSEUDO-GREVE D’ENSEIGNANTS récupérés par l’ancien Président du BAG, et ancien Chef de Canton,M.Koumandian Keita. Lui, il s’était considéré supérieur à toute l’équipe Sékou Touré ! Au point qu’il avait refusé d’être le Ministre de l’Education dans le Gouvernement d’Union Nationale de 1958 ! L’anecdote selon laquelle il avait exigé que le président Sékou Touré recrute ses Ministres sur ‘’concours’’, est célèbre. Très célèbre.

Il y avait eu alors des interpellations, comme cela se serait fait partout dans le Monde, dans un tel contexte. Je voudrais bien que, là aussi, quelqu’un nous dresse une ‘’liste opposable’’ des personnes qui en sont mortes. Sachant que Koumandian lui-même, libéré au milieu des années 60, bien avant le Complot, l’énorme complot Kaman-Fodéba de 1969, a vécu dans toute sa dignité, et n’est mort que bien longtemps après AST. Dans cette seconde affaire, on a pu observer la gymnastique politico-littéraire de quelques personnes qui ont tenté, avec peine, de se ‘’rattacher’’ à ce ‘’pétard mouillé’’ qu’on veut grossir…Avec nos tendances à noircir et à exagérer tout chez nous dès que le PDG et AST sont concernés. 

Sachons bien que de grands protagonistes (réels, eux) de ce ‘’mouvement’’, vivent encore ici, en Guinée, et pour longtemps, je l’espère et le souhaite de tout cœur. El.hadj Sidi Diarra, l’actuel Président du Club Ahmed Sékou Touré de Guinée, (après le décès de notre ami El hadj Emmanuel Dem DIARRA), est par exemple, lui, un de ceux qui avaient été interpellés alors et enfermés au Camp de la Garde Républicaine de Camayenne. Un des Présidents d’honneur du même Club, avec Hadja Andrée Touré, Elhadj Ibrahima Fofana, ancien Ministre, avait été lui-aussi, longuement détenu à Camayenne, en même temps que son honorable épouse, la grande-sœur de feu Emmanuel Diarra. Toutes ces personnalités se sont exprimées à plusieurs reprises sur cette question, en tant qu’acteurs ! Et au delà des cancans, au delà de la mort même, tous adorent AST !. On sait, par contre, que des intimes, affectivement et caractériellement, de feu Koumandian Keita, ont totalement pris en héritage la haine personnalisée de celui-ci vis-à-vis du même AST. Et leur souhait le plus ardent, c’est de modifier l’histoire de notre pays, pour que jamais le nom d’Ahmed Sékou Touré ne soit mentionné en Guinée, sauf en mal ! Les gens avisés de ce pays sont attentifs aux élans et efforts des intéressés en ce sens .En attendant le verdict de Dieu, le Juge Incorruptible. Dieu, dont l’évocation régulière que j’en fais, semble tant incommoder ceux qui seraient heureux de Son, hélas, impossible inexistence : IL EST! Point.

3- LE COMPLOT DIT ‘’PETIT-TOURE’’ DE 1965, dont des gens avaient longuement nié la réalité. Un ‘’Coup’’ publiquement revendiqué, au cours d’un point de presse on ne peut plus libre, à la fin des années 90 et, qui plus est, à Abidjan, par l’ancien Ministre de la Jeunesse, feu Jean Faraguet Tounkara. Le bon chrétien qu’il était avait proclamé alors, clairement : ‘’Le cerveau du complot Petit-Touré, c’est moi !’’

J’ai le numéro du journal ‘’L’Indépendant’’ qui a repris l’intégralité de l’interview afférente. Mr Jean Faraguet est mort plus de 15ans après AST. Il faut que quelqu’un, sérieusement, dise maintenant à notre Peuple et à notre Jeunesse, combien ‘’ont été tués’’ à cette occasion aussi. Et qui ! Et où ! En tout cas pas au Camp Boiro, car ce nom date de l’après-Agression de Novembre 1970.

4- LE VASTE, L’ENORME ET PUISSANT COMPLOT MILITARO-ADMINISTRATIF DIT DE ‘’KAMAN-FODEBA’’, dont les actions ratées de Tidiane Keita et des parachutistes de Labé qui ont tué  le Commissaire Boiro, avaient été les révélatrices. Deux actions dont même un mécréant ne peut nier la réalité.

Vous, vous savez, moi je sais, et tout le monde sait, que De Gaulle et ses fanas, qui ont été une mouvance mondialement avérée puissante dans le Bien pour la France, mais aussi dans l’exploitation impitoyable des ‘’Nègres’’ du Pré Carré, ou dans l’extermination des Patriotes Noirs par tous les moyens, même par le génocide en cas de besoin, cette puissance gaulliste ne payait pas cher la peau de AST ! Elle avait donc mis toute la gomme pour que l’indépendance de notre pays ne dure pas un an!  Mais ne voilà-t-il pas qu’à la 2è année, c’est le gaullisme qui est lui-même obligé de récupérer le concept de l’indépendance, pour faire bonne figure dans le reste du monde ? Un motif de haine de plus envers Sékou. On sait qu’en d’autres lieux, De Gaulle avait dû convaincre certains ‘’chefs nègres’’ d’entrer dans le ‘’jeu’’ de l’indépendance, ’’style Françafrique’’.

Voilà qu’ensuite un lustre passe, pendant lequel Sékou, non content d’avoir troublé l’Empire colonial français, s’occupe aussi bien de rassembler les ‘’Nègres’’ dans l’OUA, que de soutenir les ‘’esclaves’’ du Portugal et d’ailleurs à s’affranchir : ç’en était trop !C’est pour cela que la France avait fini par mettre sur le pied de guerre tout un vivier de ‘’mercenaires mentaux’’, dépourvus de tous scrupules et de toute moralité, et aptes à accomplir les manœuvres et les actes les plus vils, pour en finir avec ‘’Sékou Touré’’ au plus vite . Il ne fallait surtout pas qu’il s’établisse dans la durée :De Gaulle n’avait-il pas dit :’’je le veux à plat ventre à mes pieds !’’ ? Tueurs donc, casseurs, anarchistes en tous genres, blancs de France et d’ailleurs, et ‘’négrailles’’ de Guinée et d’ailleurs, avaient tous été activés pour tuer Sékou Touré, et pour plonger la Guinée du ‘’NON’’ dans tous les malheurs possibles et imaginables.

Mais, vous savez, plus de 50 ans après, ce n’est pas en Guinée qu’il y a eu les partitions territoriales et les rebellions armées, ni sur les modèles ‘’Nord/Sud ivoirien’’, ni sur ceux des ‘’Indépendantistes’’ de Casamance, ni sur ceux des Touaregs ailleurs ! N’est-ce pas ? Chez nous ici, à part quelques désagréments récents liés à des déficits en fourniture d’eau de pompe et d’électricité, tous imputables à la puissante politique criminelle de la France coloniale, qui avait ‘’utilisé’’ dans cette politique nombre d’opportunistes originaires de Guinée et camouflés en  ‘’opposants politiques’’, chez nous ici donc, il n’y a qu’un seul problème grave maintenant : c’est l’approfondissement des clivages ethniques. Un phénomène au cours duquel des organismes occidentaux font un parti-pris flagrant en faveur des Peulhs, qu’ils aident à fond dans leurs stratégies de ‘’victimisation’’ d’une part, et d’autre part, dans une pernicieuse politique d’affirmation de supériorité et de particularité ethniques. Et les ‘’intellectuels’’ guinéens ont même peur d’en parler!

Dans la foulée, les mêmes organismes s’ingénient à diaboliser, à rendre méprisables et à culpabiliser coûte que coûte les Malinkés, par médias interposés. Parce qu’on a raté le génocide qui avait été programmé contre eux, après la mort d’AST. Quels Amnesty International, Human Right Watch, International Crises Group et autres Fédération Internationale des Droits de l’Homme, avaient-il seulement révélé, dénoncé ou condamné en effet, la très célèbre déclaration d’un certain Commandant (à l’époque) Alhousseini Fofana, qui avait dit en 1985 : ’’Nous allons finir les Malinkés de Guinée et, en cas de besoin, aller en chercher la semence au Mali’’ ? Or, cela avait parfaitement coïncidé : 

a- avec l’assassinat massif des Ministres malinkés et parents biologiques d’AST, sans nulle procédure autre que des exécutions sommaires. Au vu et au su de tous ! Et toute la fameuse Communauté Internationale s’est murée depuis lors dans un silence cynique ;

b-  avec, aussi, la terrible chasse ouverte contre les Malinkés à la suite de ce qui apparaît aujourd’hui comme un ‘’Coup-fourré’’, dont ‘’Diarra Traoré’’ avait été le porte-malheur on ne peut plus naïf, pendant que certains organisateurs perfides de ce topo mortel s’en frottaient les mains de délice. Ainsi, quand on avait attaché le Colonel Diarra, en slip devant les caméras, et que, tout naturellement celui-ci avait gémi de douleur, Siradiou Diallo, le copain de Ben Béchir Yamed dont le masque est enfin tombé, Siradiou, ‘’le démocrate’’ de ceux le voudront, s’en était réjoui en déclarant que Diarra avait ‘’beuglé en invoquant sa mère’’ ! La chasse qui s’en était suivie n’avait épargné ni les militaires de l’ethnie malinké, ni les cadres civils, même des retraités, ni les diamantaires, ni les commerçants, ni les hommes d’affaires ! C’était comme s’il y avait une liste pré-établie des Malinkés les plus connus à l’époque. Et les opérations s’en étaient faites ici, de jour et de nuit, toujours de façon publique…pour ’’marquer’’ !

Comme au fer chaud ;

c-  avec, enfin, l’incendie ethnique que le Chef de l’Etat de l’époque, le Général Lansana Conté était allé lui-même allumer en Guinée Forestière, et qui a coûté la vie  à pas moins de 1000 Malinkés ! Dont un grand nombre de femmes dioulas, égorgées sur les routes forestières de marchés forains ou hebdomadaires ! Dont, aussi, des minorités ‘’N’KO’’ brûlées vives dans leurs cases ou dans leurs champs par des communautés villageoises aux instincts ethniques excités à mort en Forêt! 

d- Et tout le monde, là-dessus, se tait depuis lors ! Comme si, vraiment, les Malinkés ne méritaient pas qu’on en parle : ni chez les Fokka à RFI, ni chez les Amnesty et autres. Il faut Telly….etc, etc…

Tout cela est arrivé ici, dans notre pays, suite à une stratégie délibérée et sur la durée, de la part de Français cyniques, commis expressément par leur ‘’Patrie’’, qui se prétend celle des ‘’Droits de l’Homme’’. De la part de ces Français cyniques qui ont consciemment manipulé aussi d’irresponsables ressortissants guinéens et africains. Nous avons maintenant à nous efforcer de remédier aux conséquences de cette criminalité transcontinentale, que le ‘’Droit International’’ se garde avec précaution de viser. Et tant pis pour les souffrances, les manques, l’agonie et la mort programmées de nos milliers d’anonymes, du fait de ces conséquences.

    Quant à nos mauvais ‘’ parents’’ qui ont servi de ‘’nègres’’ (houphouéto-senghoriens !) à des contingents entiers de délinquants Français dans cette pourriture de programme d’essence esclavagiste et raciste, aucun de ces mauvais ‘’parents’’ n’a voulu depuis lors, ni ne songe à faire son examen de conscience, (une faculté qu’ils ont généralement perdue), ni donc, à plus forte raison, son mea culpa. Pour mériter au moins, au Regard de Dieu, le statut ‘’d’Homme Libre’’ qu’Il a, Lui, offert potentiellement à chaque individu, mâle ou femelle, de Sa Créature préférée : l’Humanité.

5- On ne pourra jamais évoquer cette époque de persécution acharnée au moyen de troubles artificiels continuellement créés par la ‘’Puissance coloniale’’ la plus malfaisante de l’Histoire, la France, sans parler DE L’AGRESSION IMPERIALO-PORTUGUAISE DE LA 3EME DECADE DE NOVEMBRE 1970. C’était le véritable ‘’Baroud d’honneur’’ au cours duquel toute la ‘’pourriture esclavagiste du Monde’’ avait armé les plus vils ‘’esclaves mentaux nègres’’, pour solder le compte de la Dignité, de l’Honneur et du Patriotisme des Peuples africains Noirs à travers un Symbole : la Guinée de Sékou Touré ! En demeurant jusqu’au bout blotti dans la pénombre de sa conscience, Siradiou Diallo n’a jamais voulu reconnaître ce que tout le monde sait : son rôle dans cette Agression. Entre autres…

     On sait comment cela s’est soldé. Il ne viendra jamais à l’idée de quelqu’un de ne pas rendre hommage à notre vaillante Armée Populaire Révolutionnaire de Guinée (APRG). On ne peut, non plus, ne pas s’émerveiller de la mobilisation populaire qui, avec des civils sans armes, a chassé, capturé et neutralisé des Mercenaires qui étaient venus pour renverser le pouvoir populaire en place, et pour tuer AST. Notre Président, que les longs mensonges d’illuminés des sérails et écuries de la Françafrique présentaient comme un dictateur ‘’draculesque’’ ! Perdus dans leur microcosme cauchemardesque et dans les illusions propres à ce type de milieu, les ‘’gens’’ confondaient ‘’intox’’ et réalité. Ils ne savaient même pas qu’AST était populaire, au sens propre du terme, et que cela est opposé, par essence, avec  ‘’dictature’’.

6- JE VAIS MENTIONNER ICI LA TENTATIVE D’ASSASSINAT D’AST EN 1976 PAR UN ‘’INCIRCONCIS’’, UN JEUNE PEULH ENTRAINE POUR CELA, et placé dans un manguier, avec un pistolet, sur le passage vespéral de l’Homme au volant de sa voiture. Des ‘’marabouts’’ Peulhs avaient, semble-t-il, assuré que c’est seulement de cette manière-là qu’on pouvait l’assassiner. Pour mettre à sa place Diallo Telly, qui était demeuré dans les effectifs de la fonction publique française tout le temps, grâce à la nationalité qui va avec ! Et dont le ‘’Dossier’’ est toujours classé ‘’Secret défense’’ en France. Même André Lewin, diplomate français de haut rang, n’a pas pu avoir accès à ce ‘’Dossier’’

   Les deux plus grandes vagues d’interpellations dans tous ces complots furent celle du Complot militaire de 1969, et celle qui fut consécutive à l’Agression du 22 Novembre 1970. Pour cette dernière, il ne faut pas oublier qu’il y avait eu une Mission d’Enquête Onusienne, avec un Rapport en bonne et due forme. Un Rapport disponible à plusieurs niveaux à travers le Monde. 

Une agression dont le principal organisateur, le Portugais Alpoim Calvao, a écrit que 500 Guinéens en avaient été victimes. Voilà ce que c’est que ‘’Victimes’’, et ce nombre dépasse de loin les  117 morts recensés par la Commission ‘’Livre Blanc’’ du CMRN !

 Alors, maintenant, quelqu’un peut-il sérieusement établir une liste complète, crédible juridiquement et judiciairement, en toute responsabilité, ne serait-ce que par respect pour notre Peuple, Victime réelle de toute cette magouille macabre? Une liste des morts de la première République ? Sans tricher ? Qui ? Notre Etat ?...On peut aussi, peut-être, arrêter d’insulter notre Peuple en traitant de ‘’Victimes’’ tous ces gens qui nous ont soumis aux pires épreuves de notre Vécu ?

Petite Conclusion

Il y a eu toute cette ambiance ici. Mais ni le Peuple, ni son Elu, n’avaient perdu leur sérénité. AST a continué à vivre sans garde prétorienne, malgré les mensonges de barbouzes françaises, et d’apatrides guinéens sans foi, à ce sujet. La Guinée a continué à être le pays africain le plus visité par les plus hautes personnalités du Monde. Notre Jeunesse a continué à moissonner Coupes et Médailles, sportives et culturelles, partout. Je dis bien : partout ! Et jusqu’à la mort et aux grandioses et inégalées funérailles d’AST pour tout le XXème Siècle. La ‘’première fois’’ qu’Air-Force One avait atterri en Afrique, et qu’un Vice-Président en fonction des USA en a foulé le sol, c’était à cette occasion-là ! Pas vrai ? 

Actuellement, on voit des lucioles qui veulent ‘’éblouir’’ nos rétines, qui avaient pourtant supporté et assimilé les rayons du Soleil africain qui a définitivement dissipé les ténèbres coloniales ? Tout le monde ne gagnerait-il pas donc à être plus modéré maintenant. Et à se rendre à l’évidence que toutes nos ‘’ PREMIERES FOIS’’, etc, sont déjà très loin derrière nous ?  A savoir que la négation, le sabotage ou la banalisation des sacrifices, des œuvres et réalisations d’un Peuple, ne sont jamais que l’expression suprême du mépris qu’on a pour ce Peuple ? Que toute apologie du colonialisme, qui est un ‘’Crime contre l’Humanité’’, et les références récurrentes à quelque ‘’planification’’ que ce soit d’une économie coloniale forcément de ‘’traite’’, et par essence-même, ce n’est jamais qu’un mépris pour les souffrances des ‘’Nègres’’, nos Ascendants ?

    Sait-on que Dieu n’aime rien de tout cela, et que Ses Arrêts sont imprévisibles et sans appel ? Sinon, alors il faut le savoir. On peut, là-dessus, s’informer auprès de Béchir Ben Yamed qui disait tout de nous. Jusqu’au 15 Janvier 2011, lorsque ‘’sa’’ Tunisie et ‘’son Ben Ali’’ ont été balayés par Dieu ! BBY qui s’acharnait sur nous, alors qu’on ne lui a jamais rien fait : Dieu a jugé entre nous, et j’en remercie mon Seigneur à l’infini.  A la prochaine encore pour continuer, s’il plaît à Dieu

Soub’ hânallâhi, wabiham’ dihi, wastakh’firoullâhiwaatoûbouilaïhi.

Wa SallallâhoukhaïrikhalghihîSéyîdinaMuhammadinNabiyil’ Oummiyi

Wa alââlihî, waSahabihîwassallim.

Conakry, le 12 janvier 2012

Aly Bocar Cissé Professeur et Administrateur Civil à la retraite

Tél : 64-33-37-70 / 62-27-88-89 ; Email : cissedebma@yahoo.fr

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mardi 10 janvier 2012

Elections : Rama Yade n'a pas été réinscrite sur la liste

Alors que Rama Yade avait été radiée il y a près d’un  mois des listes électorales de Colombes (Hauts-de-Seine), la commission de  révision de ces listes a refusé de réinscrire la numéro 2 du Parti Radical. Tel  est le constat d’un journaliste de l’AFP, qui a consulté aujourd’hui   l'affichage officiel de ces documents. Cette nouvelle intervient alors que la  commission de révision des listes électorales de la ville s'était réunie jeudi  soir pour examiner environ 2300 dossiers, dont la réinscription de Rama  Yade.

La polémique a commencé le 15 décembre dernier, lorsque  la conseillère municipale d'opposition de Colombes a été radiée « d’office » du  bureau de vote n°1. La cause : Philippe Sarre, le maire PS de la ville, avait  contesté la domiciliation de la résidence principale de la jeune femme à  Colombes, l’accusant de ne pas avoir payé d'impôts locaux depuis deux ans. Un  point épineux pour la proche de Jean-Louis Borloo qui veut briguer en juin  prochain la circonscription d'Asnières-Colombes-sud, actuellement aux mains du  député UMP Manuel Aeschlimann.

« Une cabale inouïe »

Quelques jours plus tard, Rama Yade avait toutefois nié  toute radiation, invoquant un « simple changement de bureau de vote consécutif à  un changement d'adresse ». Elle avait d’ailleurs engagé les démarches  nécessaires pour être inscrite dans un autre bureau de vote de la ville (n°29) :  l'ex-secrétaire d'État avait par ailleurs affirmé au Nouvel Observateur avoir  déclaré une nouvelle adresse à Colombes depuis le 7  décembre.

Se disant victime d’une « cabale inouïe », Rama Yade  avait également réagi sur cette affaire lors d’une interview au JDD.fr. «  Pendant que je décline mon projet, écoute les doléances des habitants, un  quarteron de comploteurs écrit au fisc, fouille dans mes poubelles, m’accuse de  ne pas payer d’impôts locaux etc. », avait-elle déploré.

Source : ELLE.fr

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Immigration : Mr Guéant affiche fierement " ses chiffres " sur l'immigration en france

PARIS (Reuters) - Le gouvernement français a largement atteint ses objectifs pour faire baisser tant l'immigration illégale que légale en France, a affirmé mardi le ministre de l'Intérieur Claude Guéant, à trois mois et demi de l'élection présidentielle.

Ce dernier a ainsi revendiqué le chiffre record d'une hausse de 17,5% des expulsions d'étrangers en situation irrégulière et une chute marquante de 30% des naturalisations.

Critiqué à la fois par la gauche, qui lui reproche de courir derrière Marine Le Pen, et le FN, pour qui les statistiques cachent un échec total, Claude Guéant a annoncé son intention de passer en 2012 à la vitesse supérieure.

"Il faut en revenir à un niveau de flux migratoires connus en France dans les années 1990", avant le gouvernement socialiste de Lionel Jospin, a-t-il dit lors d'une conférence de presse.

En avril dernier, Claude Guéant avait annoncé sa volonté de faire baisser de 10% l'immigration légale en France en la faisant passer de 200.000 par an à 180.000, un objectif qu'il dit en passe d'être atteint.

Pour 2012, ce proche de Nicolas Sarkozy appelé à jouer un rôle clé dans la campagne présidentielle fixe la barre à 150.000 entrées légales sur le territoire.

Pour ce faire, le ministre a entrepris, contrairement à ses prédécesseurs, de s'attaquer à l'immigration légale en durcissant, grâce à toute une série de textes, les conditions d'octroi de la nationalité, le regroupement familial ou les visas de travail pour les étrangers hors Union européenne.

La maîtrise de la langue française et l'adhésion aux principes de la République sont ainsi devenues un passage obligé pour les candidats à l'immigration ou à la naturalisation.

PAS DE LIGNE MAGINOT MAIS DES RÈGLES

"Il ne s'agit pas de se replier derrière une ligne Maginot mais de faire respecter des règles", a dit Claude Guéant en estimant qu'il s'agissait d'une question de "cohésion et d'équilibre" de la société française.

Alors que Marine Le Pen dénonce une "explosion de l'immigration", le ministre a brandi des statistiques, selon lui irréfutables, dont celle des expulsions d'étrangers en situation irrégulière.

Elles auraient atteint en 2011 un niveau record, à 32.912 contre 28.026 en 2010, soit une hausse de 17,5%. Ce chiffre inclut la reconduite de plusieurs milliers de jeunes arrivés en France lors de la révolution tunisienne.

Sur sa lancée, le ministre s'est fixé pour objectif 35.000 expulsions en 2012, loin des 9.000 étrangers éloignés, selon lui, chaque année lorsque la gauche était au pouvoir.

En outre, l'immigration régulière a baissé en France en 2011 tant pour les titres de séjour, l'immigration du travail ou l'asile, a-t-il fait valoir.

Selon le bilan du ministère, le nombre des titres de séjour accordés est passé de 189.455 en 2010 à 182.595 en 2011, soit une baisse de 3,6%.

Concernant l'immigration professionnelle, 9.154 ressortissants étrangers ont été autorisés à venir France en 2011 contre 12.404 en 2010, soit une baisse de 26%.

Cette volonté de réduire le nombre de travailleurs étrangers suscitant une large incompréhension, Claude Guéant a répété qu'il était "déraisonnable de faire venir des migrants pour qu'ils soient au chômage chez nous".

Selon lui, un quart des étrangers hors UE sont au chômage en France.

Si le nombre des demandes d'asile a considérablement augmenté de 8,2%, la proportion des personnes en ayant effectivement bénéficié est en baisse, passant de 19% en 2010 à 18% en 2011.

Claude Guéant a également réaffirmé, sur RMC-BFM-TV, qu'il y avait un "taux de délinquance parmi la population étrangère qui est entre deux et trois fois supérieur à la moyenne".

Gérard Bon, édité par Yves Clarisse

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jeudi 5 janvier 2012

Le verdict du Peuple...

Le  Gouvernement  ne s’attendait certainement  pas à une couronne de roses de la part de ses détracteurs,  après la présentation de son Bilan par le Pr. Alpha Condé.  Nous non plus.
Par contre l’opinion publique  avait tout le droit de s’attendre, dans sa grande majorité,  à des critiques responsables de la part de tous les leaders politiques et leaders d’opinion, afin de détecter d’une façon claire, ce qu’on reproche politiquement  et économiquement au premier  gouvernement  démocratiquement acceptable de notre pays.
Peut-être que le Gouvernement  en aurait tiré profit,  pour corriger sa trajectoire pour le bonheur de notre Peuple.
 
 Hélas !
La coalition des ‘’Anciens premiers des ministres’’ de Lansana Conté nous a servi  un déferlement de  propos haineux, hargneux et mensongers  destinés à manipuler l’opinion publique.
Ceux qui,  de part leurs responsabilités d’antan,  devraient nous situer de ce qu’ils feraient s’ils étaient au Gouvernement à la place du Professeur et de son équipe, nous ont entrainé dans un dense nuage  de Haine, de Hargne et de Honte ; ce que nous regroupons sous l’insigne des « Trois H ».

Et la Palme d’Or de cette exhibition revient au dernier de la classe des Premiers des Ministres de Lansana  Conté qui l’avait ‘’poliment’’ mis à la porte pour faute lourde, entendez falsifications de documents présidentiels, après onze ans de carrière ‘’Ministrale’’ dont il dresse lui-même le bilan en 2008 :
‘’… Malgré toutes ces potentialités, la Guinée reste classée parmi les pays les plus pauvres du monde,  avec un taux de croissance du PIB en moyenne inférieur au taux d’accroissement de la population. Dans le domaine du Développement Humain, la Guinée occupe la 160ème place sur 177. Et, 53 % de la population (contre 40% en 1995) vivent en dessous du seuil de pauvreté. Il faut également noter une insuffisance notoire des infrastructures de base (eau, électricité, transport…)
Pourtant, les réformes engagées à l’avènement de la 2ème République, semblaient ouvrir à la Guinée les perspectives d’une croissance forte et durable.’’.
 Extrait du discours de Cellou Dalein devant le congrès du Parti Républicain à Paris le 17 Décembre 2008.
La première question est de savoir qui était Ministre des Transports, de l’Equipement et Conseiller chargé des Grands Travaux à la Présidence pendant la période décrite, puisque le Super ministre parle des infrastructures.
Qui était en charge de ces départements ?
 
Les critiques de part et d’autre, surtout venant de ceux qui ont engagé leur responsabilité personnelle dans l’échec politique et économique de notre pays,  devraient être un rachat de Conscience, en ce  sens qu’elles devraient être éducatives pour nous autres profanes de la chose publique. Au contraire nous n’avions reçu que des propos  insensés et démagogiques. Par exemple :
A la question de savoir qu’est-ce que Cellou Dalein aurait fait à la place du Prof. Alpha Conde, il répond : ‘’Les Droits de l’Homme. Il devrait instaurer un Etat de Droit. Il n’a rien fait quand on a abattu Zakaria. Il a n’a pas dénoncé la mort de notre militant… ‘’  Fin de citation.
Et voilà! Cet homme a déjà oublié que c’est sous son règne que des élèves de moins de 17 ans,  ont été abattus à Forécariah, Dubréka et Labé en 2004 et 2005 ?
Cet homme a déjà oublié, le 16 Juin 2006,  quand ses amis abattaient 17 élèves qui ne réclamaient  que leur simple droit de passer le concours du baccalauréat ?

Monsieur Cellou peut-il produire un seul document, n’importe quel document écrit, ou audiovisuel condamnant l’assassinat du militant du RPG abattu au siège du dit Parti entre les deux tours de la Campagne ?
Mr. Cellou a-t-il condamné l’intoxication de centaines de jeunes de l’Arc-en-ciel, sur l’esplanade du Palais du Peuple, entre les deux tours ? L’a-t-il seulement reconnu ?
Sans excuse aucune pour la mort de Monsieur  Zakaria, et nous condamnons la mort de tout homme ou femme pour des raisons politiques, nous disons et réaffirmons que la condamnation de la mort de Zakaria n’est pas un PROGRAMME POLITIQUE. Cellou n’a pas répondu à la question posée, qui était pourtant claire.
Que ferez-vous à la place d’Alpha Condé ?
N’est-ce pas Cellou Dalein qui invitait ses militants à aller mourir pour sa cause le 26 Septembre 2011 ?
 A-t-il déjà oublié ses excitations à la violence ?
L’HYPPOCRYSIE N’EST PAS NON PLUS UN PROGRAMME POLITIQUE.
Alors revenons au Bilan.
 
Le Bilan du Prof. Alpha Condé n’est pas parfait. Il a mis les jalons où il pouvait et beaucoup reste à faire. Beaucoup.
Je dirais personnellement que tout reste à faire ou à refaire après 23 ans de règne des budgétivores.
Le Président de la République, pour se défendre, a dit qu’il a trouvé le pays dans un trou. Il a aussi dit qu’il a trouvé une Nation pas un Etat.
Voyons donc de quel trou il parle.
Il s’agit de mesurer la distance parcourue depuis le point de départ. Ce qui serait un exercice audacieux,  voire même fallacieux,  pour nous qui n’avons jamais participé à un Gouvernement.
C’est pourquoi nous allons encore nous tourner vers le plus fidèle des serviteurs de la République défunte, l’ex Super Ministre et Super Premier des Ministres de Lansana Conté, El hadj Mamadou Cellou Dalein Diallo, pour nous faire le point. Nous savons ce que nous ont coûté les deux ans de Transition de Dadis et Sékouba Konaté.
Il s’agit ici de voir où était la Guinée avant le décès du Général Lansana Conté,  ou en un mot,  à quel stade du coma politique et économique notre premier Président démocratiquement élu a trouvé le pays. Dans quelle condition économique la Guinée était à la mort du Général Conté ?
Cellou Dalein Diallo nous fait le résumé :
‘’A partir de 2000, sous l’effet conjugué  de l’instabilité sous-régionale, du poids de la dette, d’une baisse drastique de l’aide extérieure et surtout de la mauvaise gouvernance, l’économie du  pays est entrée dans une période de récession profonde.
En raison d’une gestion budgétaire et monétaire hasardeuse, les déficits se creusent, les tensions inflationnistes reparaissent, les réserves de change s’épuisent et le pays a de plus en plus de mal à honorer ses engagements au titre de sa dette extérieure.

Pour faire face à ces difficultés, le gouvernement élabore un document de stratégie de réduction de la pauvreté (DSRP), obtient son admission à l’initiative PPTE en Décembre 2000 et conclut avec le FMI un programme au titre de la Facilité pour la Réduction de la Pauvreté et la Croissance (FRPC).

Monsieur le Président,
Mesdames, Messieurs,
Malheureusement,  en raison de la prolifération des marchés de gré à gré,  en violation du code des marchés publics, du laxisme dans la gestion monétaire,  de la persistance des dérapages budgétaires favorisés notamment par les exonérations abusives et les dépenses extra budgétaires, ce programme n’a  jamais pu être mené à son terme. En conséquence, le point d’achèvement de l’initiative PPTE n’est toujours pas atteint. Ce qui prive la Guinée d’obtenir l’annulation des 2/3 de sa dette extérieure, soit l’équivalent de  2 milliards d’USD à raison de 1,2 milliards au titre de la dette multilatérale et 800 millions de la part des créanciers du Club de Paris.
Une telle annulation aurait permis à la Guinée de ramener le service annuel de sa dette extérieure  à moins de 60 millions d’USD contre 185 millions actuellement. Mais, l’échec du programme conclu avec les institutions de Brettons Wood, au titre de la FRPC, a fait perdre à l’économie guinéenne d’autres opportunités.

En effet, en l’absence d’un programme performant, toutes les aides budgétaires qui devaient accompagner les efforts d’ajustement du gouvernement ont été suspendues ou annulées par les donateurs. Plus grave, la plupart des créanciers bilatéraux et multilatéraux ont été emmenés à suspendre les décaissements en faveur des projets et programmes en cours d’exécution parce que la Guinée n’était pas  à jour  dans le règlement des échéances de sa dette extérieure. Ainsi,  beaucoup de projets vitaux identifiés et mis en œuvre dans le cadre de la lutte contre la pauvreté furent-ils suspendus ou arrêtés.
En outre, à cause du déficit démocratique, d’autres bailleurs de fonds comme le FED ont suspendu ou réduit leur coopération financière.

Pour compenser ces pertes de ressources extérieures et les moins values de recettes fiscales entraînées par les exonérations abusives et les fraudes à tous les niveaux, la Banque Centrale et tout le système bancaire seront  sollicités en permanence.
L’endettement de l’Etat auprès du système bancaire qui n’était  que de 174 milliards de GNF en 1999 va atteindre 771 milliards en 2003 ; 1129 milliards en 2005 et 1629 milliards en 2006. En conséquence, la masse monétaire explose, les réserves de change s’effondrent, les arriérés extérieurs s’accumulent, la crédibilité du pays s’effrite et sa capacité d’absorption s’amenuise pour tomber à moins de 70 millions d’USD par an en 2006,  contre 339 millions au début des années 90.

Monsieur le Président,
Mesdames, Messieurs,
Sous l’effet conjugué de tous ces facteurs résultant de la détérioration de la qualité de la gouvernance, le taux de croissance décline pour n’être que de 1,2% en 2003, soit largement en dessous du taux d’accroissement de la population. L’inflation repart pour se hisser à  20,4% en 2004 ;  à 28% en 2005 et 34% en 2006.
C’est également la descente aux enfers pour le franc guinéen. S’il fallait 2000 GNF pour 1$ USD en 2003, il en faut 7000 en 2006.
Ainsi, les prix des produits pétroliers et des denrées de première nécessité tels que le riz, le sucre, la farine flambent. Le pouvoir d’achat des salaires et des autres revenus fixes s’effrite. Le salaire moyen du fonctionnaire ne représente plus que l’équivalent de 1,5 sac de riz  contre 6 sacs en 2003. La pauvreté s’étend et s’aggrave. La population vit en dessous du seuil de pauvreté qui, au lieu de diminuer conformément aux Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD), s’accroît en passant de 40% en 1996 à  49% en 2004 et à 53% en 2006.
Cette accentuation de la pauvreté et de la misère et surtout l’absence de perspectives pour une jeunesse nombreuse et désœuvrée ont fini par créer des frustrations et susciter de  fortes tensions sociales ponctuées de violentes grèves générales.  

Cette crise, comme on le voit est loin d’être une fatalité. Elle est essentiellement le fait de la mauvaise gouvernance marquée notamment par le manque de rigueur et de transparence dans la gestion des affaires publiques ; la généralisation de la culture de l’impunité ; le non respect des règles et procédures établies ; la violation par l’Etat de ses propres engagements ; la faiblesse du système judiciaire, du leadership national et des capacités de l’administration à orienter, impulser et coordonner le développement. »  Fin de citation.

C’est la profondeur du  ‘’Trou’’  décrite par Cellou  Dalein Diallo, le 17 Décembre 2008 à Paris.
Elever ce bilan  à la puissance destructive  de Sekouba Konaté & Co, voilà de quel ‘’trou’’ parle Alpha Condé et c’est notre point de départ pour porter un jugement sur sa gestion.
 
Il serait raisonnable de demander au Super premier des Ministres de Lansana,  quelle est sa part de responsabilité dans le bilan qu’il a eu l’amabilité de nous dresser, parce que nous croyons que rien, absolument rien ne pouvait se faire par Lansana Conté,  sans qu’il ne soit mis au courant et associé au moins à 70%.
 Nous affirmons cela à cause de sa propre description des postes qu’il a occupé. Ecoutons le :   
‘’ J'ai été directeur de la comptabilité et de l'informatique à la Banque Centrale.
 Après j'ai été directeur général de la Banque Centrale chargé des affaires économiques et militaires et, de là, je suis allé à la Présidence comme adjoint à l'administrateur général des grands projets. Le Président venait de créer cette structure pour l'aider à conduire les grands projets qui pouvaient avoir un impact sur la croissance, des projets dont le coût dépassait 1 million de dollars.
J'ai donc travaillé là 1 an et demi, puis je suis venu au gouvernement comme Ministre des Transports, des Télécommunications et du Tourisme.
En 1997, j'ai perdu le tourisme mais on m'a ajouté les Travaux Publics et l'Environnement. Donc j'ai été Ministre de l'Equipement, des Transports, des travaux publics, des Télécommunications et de l'Environnement.
En mars 99, on m'a enlevé les Télécommunications et l'Environnement.
Je suis resté Ministre des Transports et des Travaux Publics.
Alors je peux vous parler aussi bien des télécommunications, du tourisme et de l'environnement! Voilà en ce qui concerne ma carrière administrative.’’

A chacun de porter son jugement dans la responsabilité des Anciens premiers des ministres dans l’échec politique et économique de la Guinée en général,  et de Cellou Dalein en particulier.
Mais c’est au Peuple que revient le dernier mot.
 
 Il appartient  au Peuple de se prononcer et de faire son propre bilan. Il est suffisamment mûr  pour comparer le discours à l’acte ; il est suffisamment mûr  pour comparer hier et aujourd’hui, et surtout il se souvient de son point départ et vit le parcours du Président Alpha Condé au quotidien depuis le panier de la ménagère jusqu’aux perspectives d’avenir.
Il est maintenant temps de lui donner l’opportunité de porter un jugement et prononcer son VERDICT devant son opinion à travers les Elections Législatives.
 
 Aucune raison ne devrait plus retarder ce rendez-vous parce que l’Opposition a obtenu tout ce qu’elle voudrait :
-le dialogue direct avec le Président ; La création d’un cadre de concertation avec tous les acteurs politiques ;
La suspension des travaux de la CENI.
La libération des prisonniers ‘’politiques’’? (des vandales qui s’attaquaient aux forces de l’ordre et qui caillaissaient les passants) ;
Il ne reste plus qu’à sacrifier Loucény Camara !
Rien ne devrait plus retarder la tenue des élections législatives pour permettre au Peuple de se prononcer sur le Bilan du Président de la République dans un élan républicain où la Haine,  la Hargne et la démagogie n’auront pas de place.
 
Oui nous disons qu’après le Bilan des ‘’TROIS  H’’  (haine, hargne et honte),  le temps est venu pour le Peuple de se prononcer.
Donnons la parole au Peuple.
SEUL LE VERDICT DU PEUPLE A DU MERITE.
ALLONS AUX ELECTIONS !
 
J’en profite pour vous souhaiter une bonne et heureuse Année 2012.
Paix, Santé et Prospérité en abondance pour chacun et chacune.
 
Ben Daouda Toure
Aframglobal@aol.com
Pour lire Zaley info visitez
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mercredi 4 janvier 2012

Françafrique: " Ces esclaves " qui pourrissent la vie des Africains

COMMENT BECHIR BEN YAHMED ET J.A.I ARNAQUENT LES DIRIGEANTS AFRICAINS : PAYS PAR PAYS

Depuis presque un demi siècle, des générations entières d’Africains subissent la tyrannie, le mépris de M. Béchir Ben Yahmed et de son groupe de presse, et ce n’est pas fini, car ses rejetons sont là à l’œuvre et travaillent à pérenniser l’œuvre de colonisation de nos esprits et de dépouillement de nos deniers publics. Qu’a-t-il apporté ce groupe de presse aux Africains ? 

La question mérite d’être posée, tellement cette famille s’est enrichie plus que de raison sur le dos des Africains. Bras armé de la françafrique, la ligne éditoriale du « sac à merde » comme l’a qualifié un homme politique malien, s’est toujours alignée sur les positions néocolonialistes françaises. Les violons s’accordaient régulièrement entre BBY et Jacques Foccart qui révéla dans ses mémoires qu’il avait un rituel d’un dîner par mois avec le propriétaire de J.A. La complicité entre les deux hommes était telle qu’à sa mort, Jacques Foccart désigna BBY comme son légataire testamentaire universel. Que peuvent attendre les Africains du légataire de Foccart ? Que peut-il leur offrir ? A part, les maintenir autant et aussi longtemps que possible dans les liens du pacte colonial ?

« BBY devenait le gardien et, en fait, l’agent de commercialisation des mémoires de l’homme ayant, outre des opérations telles que le débarquement des mercenaires en 1977 au Bénin, perpétué la présence néocoloniale de la France dans ses ex colonies et ainsi permis à la France de partir pour mieux rester » releva Antoine Glaser. Le groupe JA faisait bel et bien partie du réseau Foccart.

BBY a-t-il convaincu de son indépendance ?

Ou bien a-t-il tout simplement réussi à convaincre qu’il était un sous fifre de la Françafrique, informé, managé et exécutant toutes les missions qui pouvaient aller de la terreur médiatique à la mise à mort, programmées dans les sous-sols de la Foccardie, puis de ses successeurs ; l’empire JA puise ici sa source et le fondement de sa puissance ; une puissance dont l’expression première est sa capacité de nuisance, sa détermination à salir, à insulter les dirigeants et Chefs d’Etat de la seule Afrique Noire. Car de mémoire d’homme, on n’a jamais vu BBY traiter ou qualifier un Chef d’Etat arabe, de dictateur, de tueur, et pourtant certains ont instauré de monstrueuses tyrannies qui, pour le moins, n’ont rien à envier à toutes les « dictatures » africaines qu’il n’a cesse de dénoncer et de brocarder en des termes orduriers et racistes.

« Aboul le fric » est la devise du groupe, les Chefs d’Etat Africains doivent payer pour qu’on les épargne, s’ils refusent, ils se font descendre, et leur entourage de souligner le tirage de J.A. à X…Exemplaires, de prévenir que leur avidité non satisfaite se transformerait en haine et en poursuite infernale contre eux ; alors de grâce, payez pour avoir la paix, payez pour qu’il vous lèche les bottes, plutôt que de le voir vous déverser sa bile. C’est le discours qu’on entend régulièrement dans les couloirs des présidences africaines.

Ainsi donc, à cette opération de chantage bien menée, s’ajoute une escroquerie qui consiste en ce que chaque semaine, le journal est vendu deux fois ; une première fois à l’annonceur – Chef d’Etat ou homme politique – puis une seconde fois au pauvre lecteur que nous sommes qui, perdons notre temps à acheter et à enrichir depuis plus de 60 ans une famille qui n’a aucune considération pour nous si ce n’est que de s’appliquer à vider les poches de nos responsables sans aucun scrupule.

Quoi de plus convaincant que des exemples concrets, entrons donc dans les égouts du journal et faisons la lumière sur ses pratiques douteuses. Du Cameroun au Gabon, en passant par la Côte d’Ivoire, le Sénégal, tout le monde est logé à la même enseigne ; seule la rapide docilité de certains à allonger le blé aux journalistes commerciaux de J.A, explique la différence de traitement.

C’est ainsi qu’aux dossiers incendiaires dont le but est de maintenir la pression plutôt que d’informer, succéderont des reportages qui sont, en fait, des publi-reportages de même que l’enquête journalistique est en fait une quête publicitaire. Aujourd’hui, JA fait face dans l’arène médiatique à une presse privée africaine qui devient très audacieuse et dynamique, vous comprendrez pourquoi la vénalité de cette famille la pousse au chantage, aux menaces dans leur course de rattrapage. Véritable outil de propagande, l’hebdomadaire n’accepte ni la concurrence ni le refus d’adhérer à ses idées mercantiles. Exemples :

Le Cameroun

Un contrat portant sur la somme de 650 millions de FCFA à verser chaque année permet au régime de Paul Biya de bénéficier d’un traitement de faveur. Le Gouvernement paya sans râler pendant 4 ans, puis en a eu marre, surtout que l’impact positif des articles de JA n’a jamais été prouvé, de même que les retombées en termes d’image sont une belle arnaque et personne n’y croit. Aussi, malgré plusieurs relances, on fit la sourde oreille à Yaoundé. Pendant ce temps, à Paris, la famille BY affute ses couteaux, et pond un dossier sur les 50 personnalités qui comptent en Afrique et, bien entendu, Paul BIYA est zappé et sérieusement critiqué sur tous les angles.

Le Gabon

Véritable vache à lait, le Gabon a toujours les plus lourdes factures au groupe JA. Selon les anciens du journal, Bongo assurait les fins de mois de l’hebdomadaire à lui tout seul. Il serait fastidieux de lister 40 ans de collaboration fructueuse ; aussi citons les scandales encore fumants comme celui souligné par la Lettre du Continent : Le groupe Jeune Afrique a édité, via sa régie publicitaire Difcom dirigée par Danièle Ben Ahmed, un bon de commande à l’attention de la présidence de la République gabonaise pour la réalisation d’un guide “Ecofinance” sur le « +Gabon ». Mais, selon la même Lettre confidentielle, depuis cette date, il n’y a aucun retour du côté gabonais. Le directeur exécutif de la rédaction, Marwane Ben Yahmed, fils de BBY, a donc enfilé sa casquette de VRP. Il est monté au créneau pour rappeler à la ministre gabonaise de la communication, Laure Olga Gondjout, la “longue collaboration” entre Jeune Afrique et l’ancien président Omar Bongo Ondimba… Des menaces à peine voilées.

Le Sénégal

La presse sénégalaise s’offusque régulièrement des sommes astronomiques dépensées pour fermer la bouche au journal J.A. qui n’a pas bonne presse malgré le fait que de nombreux sénégalais aient travaillé dans la maison. De vives tensions avaient opposé le régime de Diouf à BBY au sujet de la couverture de la crise qui a opposé le Sénégal à la Mauritanie en 1989. Les premiers papiers de JA étaient une véritable lapidation médiatique du régime de Diouf. L’élite sénégalaise avait bien compris le message, BBY avait choisi le camp de ses frères arabes. Le régime de Diouf paniqua et envoya une délégation pour négocier à coups de millions, non pas le respect de la Vérité ou une certaine éthique professionnelle dont le journal n’en a que faire, mais plutôt un équilibre dans la présentation des évènements. Le Sénégal avait parfaitement à l’esprit le racisme du propriétaire de l’hebdomadaire mais aussi la connaissance de l’octroi de licences de pêche à certains responsables du groupe par le régime de Ould TAYA.

Le Tchad

On peut dire que le cas du Tchad peut se résumer à la personne du président Habré, à son combat contre Khadafi et à la position de BBY. La façon dont BBY, un vieillard de 83 ans s’occupe personnellement, avec une haine féroce, à démolir l’image de Hissein Habré (HH), a poussé ses propres collaborateurs à s’interroger sur cette attitude. Au début, était le contrat qui le liait à Kadhafi, conclu pour accompagner et maquiller la politique expansionniste de la Libye au Tchad et dans la sous-région. Toutefois, les milliards encaissés par la famille BY n’expliquaient pas toute cette folie en continu depuis plus de 30 ans. Le 14 juillet 1988, le président HH fut l’invité d’honneur de la fête nationale française, durant sa visite à Paris dans le cadre de ces festivités BBY adressa une invitation au Président HH au siège de J.A. Ce dernier déclina l’invitation. Le Roi Béchir le prit très mal, lui qui se considérait comme l’égal de ces Excellences, selon les confidences d’anciens de la maison. Un coin du voile fut levé grâce à une grande dame de la politique sénégalaise, ancienne ministre, elle donna une clé pour comprendre la haine qu’il éprouvait pour HH. BBY avait été profondément traumatisé par les évènements Tchado-libyens. Elle expliqua que « lors de la chute de Ouadi-Doum, elle était en train de dîner avec le couple Ben Yahmed dans leur domicile ; les télévisions françaises étaient déchaînées sur l’actualité brulante de l’heure à savoir, la totale déconfiture de la puissante armée libyenne ; des milliers de soldats libyens venaient d’être faits prisonniers par l’armée nationale tchadienne, tout l’état major libyen avait été fait prisonnier et quelques instants plus tard, les images de soldats libyens menottés, certains assis, d’autres à genoux, défilèrent sur les écrans … Silence lourd et pesant, BBY blême, accuse le coup, au bord des larmes, il contient difficilement son émotion, sa rage plutôt; il se sent humilié jusqu’au plus profond de son être. D’une voix éteinte, oubliant qu’il n’était pas seul, il balbutie : « Jamais, jamais des Noirs n’ont mis à genoux des Arabes. Comment ont-ils osé ? Je consacrerai ma vie à le leur faire regretter amèrement …. » Et c’est ainsi que le Président Hissein Habré paie depuis plus de 30 ans, pour le courage qu’il a eu d’affronter Khadafi, d’avoir mobilisé son peuple, son armée pour mettre fin à une barbarie sans nom. Des troupes libyennes ont semé la terreur, envahi le pays, commis des crimes horribles, il est vrai avec la complicité active d’hommes politiques tchadiens. Malgré cette horrible réalité vécue par le peuple tchadien, l’esprit enfiévré et raciste de BBY n’a enregistré que la dernière séquence pour monter son propre film pour nourrir et alimenter sa haine et son désir de vengeance qu’il lèguera à ses fils déjà positionnés pour pomper à leur tour l’argent des Africains.

A cette vanité raciste, il faut ajouter qu’il lui revient de brasser du vent pour la françafrique à laquelle il appartient ; d’où son engagement inlassable dans l’affaire HH qui lui permet, par ailleurs, d’en imposer au désormais sur-liquide Deby qui arrose abondamment les différents envoyés spéciaux de J.A. A fonds perdus, vue sa désastreuse image tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays. Le pauvre ! Avec les catastrophiques résultats du Tchad, dernier du peloton dans plusieurs domaines, avec l’échec du Projet Pétrole, les rapaces de J.A. auraient de quoi écrire pendant 30 ans.

La Mauritanie

C’est François Soudan qui a le dossier Mauritanie, lui qui dit : On aurait des racines dans ce pays. L’équipe de J.A. a joué à fonds la carte Ould Taya en dressant un portrait très flatteur : « A 62 ans, Ould TAYA est plus habile, plus déterminé que jamais… » et invitant les lecteurs à ne jamais le sous estimer…. Puis c’est le coup d’Etat de Mohammed El Vall , le nouveau Président après avoir fait refouler François Soudan, temporise et sort son chéquier, du coup virage à 90° pour nos experts pour qui selon le bon mot du journaliste Hugueux « l’analyse du contenu de J.A. atteste une souplesse d’échine que ne renierait pas le plus talentueux des contorsionnistes. Quand l’appel de titre devient appel de fonds. » (Nous vous invitons à lire l’ouvrage du journaliste). Le coup d’Etat en Mauritanie est donc une divine surprise pour J.A. (500.000 euros encaissés selon la presse). Quant au pauvre Ould TAYA, il est perçu désormais comme « timide, distant, cassant, enfermé dans une logique sécuritaire et fonçant dans le mur … ».

Le Rwanda

Pendant longtemps, le régime de Juvenal Habiarimana a signé les contrats publicitaires les plus importants, J.A. a fait des affaires en or avec les auteurs du génocide. Désormais, on fait la cour à Kagamé, signature d’un contrat de 350 000 dollars, Francois Soudan exalte Paul Kagamé, désormais décrit comme ayant fait de son pays un paradis sécuritaire etc.

Ainsi dans le royaume de J.A, la boussole qui guide la ligne éditoriale a pour balancier l’appétit de l’argent. Lequel explique que la somme des sujets tenus à distance est égale à celle des non sujets matraqués en permanence. C’est la parfaite illustration de la coïncidence entre les intérêts des dictatures avec ceux de l’information comme l’ont souligné avec pertinence des journalistes camerounais. Les journalistes de J.A. bombent le torse, arrogants, ils ont le droit de se croire puissants et de travailler à la légende dorée de leur indépendance… Personne n’est dupe.

Quelques esprits pourraient néanmoins ne pas croire au racisme de BBY, pour se faire une idée, écoutons les journalistes africains noirs qui ont travaillé avec lui pendant parfois de longues années et qu’il a foutu à la porte ou poussé à la démission ou bien qui ont préféré partir (comme Marie Roger BILOA ou Blaise Pascal TALLA).

Le journaliste Jean Baptiste PLACCA a eu un clash avec BBY au sujet de Nelson Mandela, plus précisément, lors de la libération de Mandela et de la couverture de l’évènement du siècle. BBY refuse d’envoyer un reporter couvrir ce qui est pour lui un non évènement. On peut le faire depuis Paris maintient-il. Son collaborateur est choqué, le Roi Béchir est nu, sa face hideuse explose au grand jour, M. Placca quitte le groupe JA.

Francis KPATINDE, journaliste depuis 19 ans à J.A. assiste, ce jour de novembre 2004, à une conférence de rédaction à laquelle prend part l’ancien journaliste français Henri Marque (RTL), ami de Ben Yahmed et invité par ce dernier à assister aux débats de son équipe. M. Marque déclare sans sourciller que la «paresse est congénitale chez les Africains.»Outré, Kpatindé juge ces propos inadmissibles et dénonce le racisme du vieil ami de son patron, lequel ami menace de quitter les lieux si l’impertinent Noir ne présente pas ses excuses. «Jamais de la vie !», répond Kpatindé face à l’insistance de son «boss» qui tient à ses relations avec Henri Marque. BBY prend la chicotte et les coups pleuvent sur Kpatindé ; réprimandes, harcèlements, retraits de rubriques, et voilà que le journaliste béninois présente sa lettre de démission à BBY. En voici un extrait :

« …Votre ire s’est accrue, en novembre dernier, après ma réaction, en conférence de rédaction, contre les propos racistes – à l’égard des Africains – de l’un de vos collaborateurs. Au lieu de m’apporter votre soutien, vous avez semblé prendre le parti de l’intéressé. Il est évident que je ne puis accepter cette façon de faire et le harcèlement continu dont je fais l’objet depuis plusieurs mois. Je me réserve donc le droit de donner une suite à ces comportements pour le moins inadmissibles au sein d’une entreprise qui tire profit, plus que de raison, de l’Afrique. »

Que dire du journaliste SENNEN qui, ravagé par un cancer de l’intestin en phase terminale, recevait de BBY, sur son lit de mort à l’hôpital, des lettres de mises à pied pour causes d’absences prolongées… !

Ou encore du journaliste Sénégalais Elimane Fall, jeté, repris, rejeté, cent fois humilié. La machine à broyer de BBY tourne à plein régime et pour lui, les Noirs ne connaissent que la chicotte. Cela s’applique dans le cadre professionnel avec ses employés africains qui lui doivent obéissance, soumission et doivent s’exécuter et surtout la fermer et garder yeux et tête baissés.

C’est la conception coloniale du « BOYE » noir, homme à tout faire, que dis-je, bête de somme. Illustration : Vous êtes journaliste, diplômé, connaissant votre travail et le faites sérieusement. Mais, BBY exige que vous vous transformiez en agent collecteur de bons de commande auprès d’entreprises africaines, auprès d’hommes politiques dans le pays où vous êtes en mission. Au besoin, une ridicule petite commission est concédée pour justifier cette substantielle et unilatérale modification de votre contrat de travail. Mais vous estimez ne pas être intéressé par cette commission n’ayant pas une formation de commercial ; Comme s’exprimait ainsi Francis Kpatindé dans sa lettre précitée : «….Laissez-moi, vous rappeler une de vos correspondances dans laquelle vous me proposiez 5% de commission si, au cours de mes voyages, je vous ramenais des contrats commerciaux et des actionnaires. Je peux également citer ces étranges correspondances, auxquelles je n’ai jamais donné suite, d’une responsable de l’entreprise me demandant de lui faire parvenir des listes de prospects pour l’actionnariat et l’abonnement patrimoine. J’ai, bien entendu, les moyens de prouver ce que j’avance. »

L’extraordinaire imagination de BBY ferait des jaloux.

Des articles payés rubis sur ongle font suite à des insertions publicitaires d’entreprises, mais aussi des abonnements à tarifs spéciaux, sans compter des achats d’actions du groupe. Constatons que presque tous les Chefs d’Etat africains, beaucoup d’hommes politiques opposants ou non, des chefs d’entreprise ont été démarchés pour acheter des actions, et bien sûr l’arnaque consiste à ne pas être considéré comme un actionnaire normal à qui les résultats de la société sont communiqués et qui peut légitimement s’attendre à toucher des dividendes de l’empire BBY. Mais, il ne faut pas rêver !

Selon, le Canard Enchainé, le bouchon a été même poussé plus loin quand un chef d’entreprise tunisien ayant acquis, sur injonction de la présidence de son pays, des actions du groupe, exprima par écrit, le souhait de les revendre après 10 ans, BBY refuse et lui répond : « Comme vous le savez l’achat des 263 actions l’ont été dans le cadre d’un achat fait par 41 sociétés tunisiennes à la demande de la présidence tunisienne (Ben Ali). Cet achat a été coordonné et centralisé par les deux directeurs de cabinet respectifs. Donc pour la revente, vous devez suivre la même procédure à rebours. » Incroyable, non seulement les dictatures africaines amies de BBY obligent leurs sociétés à acheter des actions du groupe J.A. pour renflouer leur caisse, opération financière en pure perte puisqu’aucun dividende ne vous est jamais versé, mais en plus impossible de revendre les foutues actions, même à vil prix ! Y a-t-il une posture plus déshonorante que celle-ci ?

Le groupe a pourtant une situation florissante, une affaire extrêmement rentable, qui ne peut être que rentable vu ses méthodes managériales sui generis. La preuve c’est qu’aucun des fils de BBY n’a essayé de faire ses preuves dans une autre activité, pourquoi aller vers l’inconnu quand on a une mine d’or entre les mains, et qu’il suffit d’en faire une affaire familiale pour en garder tous les bénéfices.

Imaginez une seconde, la razzia que fait ce journal sur les comptes de nos pauvres Etats : La grande interview-propagande politique d’un Président tourne autour de 800.000 euros selon les finances du pays, 940.000 euros pour la Guinée Equatoriale, plus la collecte d’insertions publicitaires à 10.000 euros la page ; toutes les entreprises du pays y passent et l’envoyé spécial de J.A. y veille avec le Cabinet présidentiel ; et, en plus l’abonnement spécial obligatoire pour les entreprises, et encore l’achat d’actions qui ne produiront aucun versement de dividendes.

Sans compter ce qui pourrait figurer dans le livre Guinness des idées les plus diaboliques, à savoir : l’abonnement à vie à Jeune Afrique avec la touche spéciale c’est-à-dire que l’abonnement est transmissible avec votre héritage à vos enfants. Il fallait y penser. N’oublions pas les fameux Atlas, revues touristiques qui coûtent au bas mot 100.000 euros tirés à un nombre important d’exemplaires, faites le calcul !

Ce n’est pas fini, il arrive que les experts de J.A. vous tiennent la main pour écrire, comme par exemple, le président Obiang Nguéma de Guinée Equatoriale pour son livre « My life for my People » !

Constatez la saignée à blanc de nos Etats par des donneurs de leçons sans égal. Que pensent les institutions internationales préoccupées par la bonne gouvernance de ces dépenses inappropriées ? Tout cet argent dépensé à engraisser des maîtres chanteurs, aurait pu être plus judicieusement utilisé ! Il est vrai que le groupe est un démembrement de la Françafrique, entre copains, c’est toujours le renvoi d’ascenseur.

De plus, la fragilité des pouvoirs en Afrique dope les actions de communication, c’est en quelque sorte leur terreau fertile.

Les rares visites de BBY sur le continent Noir sont à relever, cela participe de la distance nécessaire qu’il met pour contenir, loin de lui, les responsables africains qu’il méprise et avec qui, il ne souhaite partager aucune familiarité, ne parlons pas d’amitié.

Dans cette logique, il refuse leurs médailles mais accepte leurs chèques. Il n’est pas question pour S Y Béchir de se rabaisser au niveau d’un roitelet nègre. Quelques petites exceptions, il lui est arrivé d’aller quémander le président Houphouet à domicile ainsi que le président Bongo quand les temps étaient cailloux pour lui. Récemment, il était prêt à abandonner son actionnaire Ouattara pour se rendre à Abidjan sceller une réconciliation avec Gbagbo et faire main basse sur un pactole, mais les conditions fixées par Gbagbo furent jugées trop draconiennes. Au Sénégal, il avait obtenu un crédit bancaire pour renflouer les caisses de J.A. avec l’aval du président Diouf, la presse sénégalaise rappelle souvent au propriétaire de J.A. qu’il n’a pas remboursé le prêt consenti.

C’est ainsi que la terreur médiatique qu’il inspire, son appartenance d’abord au Réseau Foccart, puis à la Françafrique lui a permis, malgré les insultes régulières, les diffamations multiples et ce pendant plus de 60 ans, excusez du peu, de n’avoir eu aucune plainte dirigée contre lui et jugée. Absolument renversant. La seule exception est la plainte introduite par les avocats du président Hissein Habré pour un faux grossier à savoir, une pseudo interview que leur aurait accordée l’ancien président Tchadien.

BBY a estimé que cette initiative relevait de l’audace et qu’il ne devait pas permettre à d’autres de suivre cet exemple. D’où les multiples gesticulations de ses avocats pour demander aux réseaux françafricains de ne pas oublier de lui renvoyer l’ascenseur, à lui membre de la confrérie au nom des bons et loyaux services rendus pour servir les intérêts de la France. La décision de justice rendue mérite le détour : le juge français a déclaré que « le président Hissein Habré n’apportait pas la preuve qu’il n’a pas accordé d’interview à J.A. et BBY aussi, n’a pas pu apporter la preuve que HH leur a accordé une interview…!». Tout le monde a compris, car, la charge de la preuve incombait bien à J.A. qui a prétendu que Hissein Habré leur avait donné une interview ; et, tous les journalistes le savent, dans un cas pareil, on a des courriers, des échanges, des supports audio même pour une interview dans un journal. Or, JA et Ben Yahmed n’avaient rien. Pour les sortir du pétrin, le renvoi d’ascenseur avait fonctionné avec des grincements bruyants. Partie remise ?

BBY est un habitué des sollicitations pour le tirer d’un pétrin, selon la presse française, les arriérés de son groupe à l’URSSAF étaient astronomiques, il demanda une faveur au PM d’alors, français Balladur qui la lui accorda. Il en sera ainsi avec les prud’hommes dans le cas des conflits avec ses employés. On peut relever que la presse française ne s’intéresse pas beaucoup à lui, mais ne l’épargne guère à l’occasion. Toutefois, l’arrogant BBY la joue balle à terre et adopte un profil très bas et évite la confrontation avec les journalistes français, comme on dit chez nous « les grenouilles ne sautillent pas dans l’eau chaude. »

Le mépris, le manque de considération de J.A. se constate quand Deby se fait interviewer en casquant plus 300 millions de F CFA et insulte copieusement les rebelles tchadiens en les traitant de mercenaires.

Le représentant des rebelles et porte parole M. Acheikh Ibn Oumar écrit un droit de réponse qui, selon les règles professionnelles, devait être publié dans le journal. Niet catégorique de J.A, on balance le droit de réponse sur le site du journal, le temps d’une rose et basta. Aucune indignation de la part de l’intéresse qui ne dénonce pas ce mauvais traitement, s’en accommode même. C’est normal que BBY tienne toujours sa chicotte à la main, si chacun (et tout le monde) baisse yeux et tête.

Toujours sur le Tchad, et le refus de publier les droits de réponse à lui envoyés par les avocats de Habré; ceux-ci dénoncèrent cette attitude et firent publier dans d’autres médias les droits de réponse en question, provoquant la fureur de BBY et quelques insultes avec les responsables des journaux ayant publié les droits de réponse. Des méthodes de mafiosi en fin de compte. Selon BBY, à ses insultes, il ne faut ni opposer une plainte, ni exercer un droit de réponse et pire, il ne faut pas non plus tenter de réagir par d’autres voies ! Est-ce le comportement de quelqu’un qui respecte les gens ou est-ce le comportement d’un maître vis-à-vis de ses valets ?

Le racisme de BBY a explosé, aussi, en ce qui concerne la Tunisie de Ben Ali. BBY est tunisien, cela lui suffisait à lui et ses enfants pour dire « Touche pas à mon pays ». Ainsi, parlait Zyad Liman, fils de la femme de BBY, lors d’une émission sur TV5 à propos de la modification constitutionnelle faite par Ben Ali pour s’assurer une présidence à vie : « D’abord, le régime de Ben Ali réunit autour de lui la majorité des Tunisiens qui ne sont pas intéressés par d’autres questions, le régime leur offre une vie bien meilleure à celle d’autres pays. De plus, je m’interdis de dire du mal d’un pays qui est le mien et dont je détiens le passeport même si ma mère est savoyarde. » Dans ces quelques mots, tout a été dit. Le fils de Ben Yahmed a une conception bien curieuse du journalisme indépendant ! Il n’a pas démérité de son père adoptif. Mais ne nous laissons pas divertir par ce camouflage. Des solides liens d’argent unissaient BBY et Ben Ali.

Ainsi, dans un article du 17 février, le journal « Le Monde » monte au créneau et accuse BBY et son équipe « d’avoir abondamment contribué à empêcher de connaître le vrai régime de Ben Ali. Ils n’ont jamais consacré des dossiers comme ils le faisaient sur Mobutu et Kabila fils. » N’est ce pas édifiant?

Et la presse française de poursuivre, « BBY était subjugué par Leila Ben Ali qu’il a dépeint en 2009 comme une femme politique énergique, déterminée et fonceuse, elle est la générosité discrète, percutante d’esprit, d’humour et d’humanisme ». En fait constate, le Canard Enchaîné, JA a habilement oscillé entre flagornerie et critique mouchetée de courtisan. Par rapport à la situation économique tunisienne en 2009, JA écrivait : « Le pays jouit d’une paix sociale. On l’a dit et répété depuis plus de 20 ans, la liste des progrès réalisés ne cesse de s’allonger ».

La saga de BBY a permis de prendre conscience qu’un groupe de presse, c’est capital pour décrocher des commandes de toutes sortes. C’est malheureusement ce que beaucoup de personnes ont retenu et le créneau suscite aujourd’hui beaucoup d’intérêt auprès d’hommes d’affaires, chanteurs, avocats, etc… qui espèrent ainsi imiter l’équipe de JA et s’enrichir les doigts de pieds en éventail. BBY mérite t-il d’être copié ? Lui qui, répondant à une remarque sur l’absence d’une ligne éditoriale dans son journal, a rétorqué « les cimetières sont pleins de journaux qui en avaient ! ». En 2010, il revendiquait 60.000 exemplaires distribués en France et à l’étranger (combien d’invendus ?), autrement dit une dégringolade, une perte d’audience et de crédibilité constantes, le torchon ne fait plus recette. Il était temps !

Certains anciens de l’hebdomadaire surnomment BBY, le Gourou, l’assimilent à un roi ayant sa cour, ses bouffons et ses esclaves ; toujours est-il que le personnage à la peau fripée et submergée de millions de rides porte sur lui les affres du temps et de toutes ses forfaitures, compromissions, trahisons, inscrites comme des scarifications indélébiles.

Ayons le courage de dire STOP, de ne plus dépenser notre CFA dévaluée à enrichir une famille qui a bâti une fortune colossale en nous exploitant sans honte tout en affichant son souverain mépris. A la jeunesse africaine de s’interroger sur ce que peut bien apporter la plume d’un homme qui, du haut de toute son expérience politique, a assumé haut et fort que la libération de Nelson Mandela ne représentait pas un évènement assez important pour qu’il daigne envoyer un seul reporter.

La meilleure réponse à cette attitude raciste, c’est d’arrêter de l’enrichir, de prendre conscience que son appétit de notre argent, lui a apporté puissance et arrogance mais que notre soumission nous a, en même temps, et par ricochet, avili.

Le groupe de BBY, selon les mots de Lapham « apprend à réagir avec la souplesse accommodante d’un majordome anglais qui apporte des toasts beurrés au Prince de Galles ». C’est nous, les princes ! Alors, les majordomes, on peut les virer ou en changer, n’est ce pas ?

La rédaction de zoomtchad | 2 Janvier 2012 |

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Voeux du Président Alpha CONDE

Guinéennes Guinéens,

Mes chers compatriotes

Au seuil de la nouvelle année, mes pensées vont à chacun d’entre vous, à vos familles, à vos parents et à tous ceux qui vous sont proches. A eux tous, je souhaite une année 2012 pleine de bonheur et de bonne santé. Dans ces moments de fraternité et de fête, je voudrais exprimer en mon nom et celui de la nation toute entière, mes sentiments de solidarité envers tous ceux qui sont affligés par la maladie et les épreuves de la vie.

Je n’oublie pas ceux de nos compatriotes qui, à l’appel de leur devoir, sont actuellement à leurs postes de travail, loin de leur famille. C’est notamment le cas des personnels de santé, des forces de sécurité et de défense, des agents de la protection civile, des travailleurs de l’eau, de l’électricité, des télécommunications et de la presse ainsi que les artistes occupés à animer le passage à la nouvelle année.

Mes pensées vont à nos vaillants soldats et officiers qui, après avoir servi la patrie, sont aujourd’hui à la retraite. Nous leur souhaitons tout le bonheur dans leur nouvelle vie. Aux soldats et officiers en activité, qu’ils sachent que l’année 2012 sera celle de l’aboutissement de la reforme de nos forces de sécurité. Notre nouvelle armée républicaine leur permettra de jouer pleinement leur rôle et de contribuer aussi bien à la consolidation qu’à l’épanouissement de la Nation.

Je tiens également à saluer tous les Guinéens de l’Extérieur. Je les remercie pour leurs nombreuses et constantes marques d’attachement à la patrie. Aux ressortissants des pays étrangers, qui nous font l’honneur de vivre parmi nous, la Nation Guinéenne exprime sa gratitude pour leur apport au développement de la Guinée. Je souhaite que l’année 2012 nous ouvre une ère de quiétude continue et de bonheur partagé.

Guinéennes, Guinéens, Mes chers compatriotes

Au cours de l’année écoulée, les Guinéens ont, dans la concorde nationale et grâce à leur ardeur au travail, avancé solidairement dans la construction d’une société de progrès et de liberté.

Nous pouvons être fiers de notre démocratie en marche et nous avons aussi le devoir de rester fidèles à ses principes. C’est pourquoi je vous invite à persévérer et à faire prévaloir, à tout moment, la dignité des uns et des autres et le respect des valeurs républicaines lors des échéances électorales à venir. Elles doivent être, une fois de plus, une occasion  de renforcer l’engagement citoyen dans la vie publique aux fins de promouvoir le développement, de consolider le processus de décentralisation et d’instaurer la justice sociale.

De la même façon, que nous avons repris notre destinée en main en 2011, nous définirons ensemble l’année 2012 par notre détermination et l’affirmation de notre volonté de rattraper le retard, que notre pays a accumulé au cours des dernières décennies.

2012 sera assurément une année où nous verrons progressivement éclore les fruits de notre courage et ceux des efforts et des sacrifices que nous avons engagés en 2011. L’année 2012 restera dans les annales de notre histoire comme celle du décollage économique et social de la Guinée.

D’ores et déjà, le taux de croissance a connu une courbe ascendante passant de 1,9% en 2010 à 3,1% en 2011, cette accélération de la croissance s'est également traduite par une amélioration des recettes, une maîtrise des dépenses publiques, et des efforts pour respecter les critères d’atteinte du point d’achèvement du programme « Pays Pauvres Très Endettés » (PPTE).

L’année 2012 sera celle des progrès notables sur plusieurs fronts, allant du renforcement des acquis démocratiques, avec la tenue d’élections législatives dignes de ce nom, à l’amélioration des conditions de vie de nos citoyens. Cela passe par un accès à l’électricité, une augmentation de la production agricole et la création d’emplois.

Le chantier des reformes structurelles engagé en 2011 aboutira à une création d’emplois soutenue en 2012. Des milliers d’emplois seront créés grâce aux contrats miniers désormais soumis aux normes internationales et aux activités annexes. D’autres gisements d’emplois seront générés par les grands projets d’infrastructure, qui doivent relier nos centres miniers aux ports. Les chemins de fer, les routes, les ponts et autres ouvrages d’accès vont également offrir du travail à des milliers de nos compatriotes.

En plaçant les jeunes au cœur du débat, en recherchant leur pleine adhésion à l’identification et à la mise en oeuvre de stratégies adéquates à leur épanouissement, le Gouvernement œuvre pour assurer leur avenir.

En matière d’éducation et de formation, le renforcement des capacités d’accueil ainsi que la diversification des filières professionnelles seront poursuivis.

Les femmes feront toujours l’objet d’une attention particulière grâce à l’accroissement des capacités des différents fonds de soutien à leurs activités spécifiques.

La réintégration de la Guinée au programme de l’AGOA, décidée personnellement par le président Obama après notre rencontre, traduit tout à fois la qualité de nos choix de gouvernance et les succès de notre diplomatie. Ce privilège accordé à notre pays offre de nouvelles opportunités aux opérateurs économiques et aux acteurs sociaux dans le contexte de la lutte contre la pauvreté.

Je voudrais rendre un hommage particulier au sens élevé des responsabilités dont ont fait preuve les organisations syndicales tout au long de l’année 2011. Prenant en compte l’intérêt supérieur de la nation, elles ont permis au gouvernement de d’adopter des mesures difficiles visant à assurer le redressement de notre économie. Les travailleurs nous ont suivi et sans eux nous n’aurions pas pu aboutir à ces premiers résultats.   

Sur le plan sanitaire, l’adoption du cadre stratégique de lutte contre le VIH/SIDA et les infections sexuellement transmissibles donneront une nouvelle impulsion à notre action déjà énergique contre la pandémie.

Je me félicite du fait que les multiples campagnes de vaccination et l’usage des produits contre les épidémies et les endémies, ont considérablement amélioré l’état de santé des populations.

Dans le souci de lutter contre la mortalité maternelle, le gouvernement a décidé de la gratuité de la césarienne. De même, pour améliorer la qualité des soins aux populations, le gouvernement a entrepris la construction et l'équipement de nombreuses infrastructures sanitaires tels que l’hôpital de Kipé.

Guinéennes, Guinéens, Mes chers compatriotes

Je vous félicite pour la récolte agricole exceptionnelle en cours. Le partenariat entre d’une part, l’Etat, qui a subventionné les  engrais, le matériel agricole et garanti l’achat de la production, et d ‘autre part, les cultivateurs exceptionnellement mobilisés, a été un succès. Ensemble nous avons démontré que notre objectif d’atteindre l’autosuffisance alimentaire n’est qu’une question d’organisation et de mobilisation. 

En 2012, nous ferons encore mieux. La coopération internationale dans ce domaine s’intensifie à travers la mise en place de programmes avec les agences de développement agricole et les centres de recherche les plus réputés aux Etats Unis, en Inde et au Brésil. Nous développons également des partenariats commerciaux avec de grandes entreprises du secteur agroalimentaire mondial.

En 2012, par le biais d’une agence autonome pour le Développement Agricole et la Sécurité Alimentaire, nouvellement créée, et la continuité de nos efforts conjoints nous commencerons à rentabiliser la position privilégiée que nous octroient nos 6 millions d’hectares de terre cultivable. La modernisation du secteur agricole devra maintenir l’équilibre entre une agriculture familiale traditionnelle et une production industrielle de classe mondiale. Nous pourrons  ainsi devenir un des premiers pays exportateurs de denrées alimentaires, un grenier pour nous-mêmes et pour le reste du monde. Les produits vivriers vaudront bientôt autant que l’or et le pétrole et nous serons en mesure de bénéficier des retombées économiques et géopolitiques de ces changements tout en contribuant à l’équilibre alimentaire mondial. En 2012 nous poserons les actes qui nous permettront de faire de cette vision une réalité tangible d’ici quelques années.

L’électrification de notre territoire et le développement de nos infrastructures, dans ce domaine, comptent parmi les autres grands chantiers prioritaires que nous intensifierons en 2012. Notre programme d’électrification en trois étapes, court, moyen et long terme, connaitra une accélération en 2012 avec le lancement de la phase 1 du programme « La Lumière pour tous ». Le Premier Ministre a déjà inauguré la pose du premier lampadaire solaire à Kankan. Et d’autres systèmes d’éclairage seront rapidement déployés à travers tout le territoire.

Toutes ces réalisations contribueront à améliorer la vie quotidienne des Guinéens. Ainsi, nous avons commencé à transformer les conditions des transports en commun à Conakry et progressivement au-delà de la capitale.

D’ores et déjà 100 bus vont bientôt faciliter les déplacements des populations de Conakry et 50 camions bennes à ordures vont enfin permettre d‘assurer la propreté de nos rues. Ce sont là les premières étapes d’un effort que nous renforcerons sur l’ensemble du territoire au fil des mois et des années à venir.

En 2012, nous continuerons de renforcer notre démocratie et d’asseoir nos institutions. Nous poursuivrons le dialogue politique entamé avec l’ensemble de la classe politique. La tenue d’élections législatives et communales crédibles sera le parachèvement de la mise en place de nos institutions républicaines, une victoire irréversible et définitive de la démocratie  en Guinée.

Nous sommes confiants qu’avec la bonne volonté et les efforts de tous les acteurs politiques et sociaux nous parviendrons dans les plus brefs délais à l’établissement d’un chronogramme fixant l’organisation et la date de ces élections. Les discussions entamées cette semaine dans le cadre du dialogue inclusif se déroulent bien.

Nous devons poursuivre ce dialogue afin d’aller encore plus loin en 2012.  Nous devons nous montrer à la hauteur de vos attentes et offrir l’exemple d’une classe politique responsable, qui est consciente qu’elle tire sa légitimité et son autorité des réponses sans cesse renouvelées qu’elle apporte aux aspirations des électeurs.

Pour nous assurer du bon respect des normes de bon fonctionnement de l’administration nous allons établir un système de gestion des performances pour les hauts fonctionnaires de tous les ministères. Il y va de la responsabilité de chacune et de chacun d'entre Nous de se dépasser, en mettant de côté toute frustration et considération personnelle dans l’intérêt supérieur de la Nation.

La confiance des investisseurs et de nos partenaires bilatéraux et multilatéraux sera elle aussi  renforcée par ce signal fort, gage de stabilité et de maturité politique.

Au seuil de cette année nouvelle, mon ambition est que chaque guinéen puisse bénéficier des conditions nécessaires à son épanouissement personnel et à l’expression de ses talents, en donnant un sens à sa vie. Dans le partage des fruits de la croissance dont est porteur le projet de société, que vous avez approuvé en m’élisant, personne ne sera laissé pour compte.

Encore une fois bonne et heureuse année 2012!

1-         Kpèlè:

LaGuinè  hina , da nea , ku ka  ka tuwobhoi  a kwèlan  nine tiyo ka mama.

2-         Kissi:

Youngou  bendo la guinè  Yilöö wöössy,  sey neyyoo
Thyo kölan le niyaa La nouwali

3-         Soussou :

Laguinè  guinè anun khamè   umbara  wo khèbou gnènènè khèbouira. Onouwali

4-         Poular :

Moussibhè douwibhè è    sonnabhè, missalmini on. Salminagou ndhè hita ndhè héyi rè. On diarama.

5-         Malinké

M’badén-ma kèman ni moussoman, anbara aloufo sankouda folila ; alou ni ké

6-         Toma

Laguinè  zhinuité ta laguinè nhazhai nuité.Nadalymayi  n’ghaazuitisou  woma ;  kouna nhynéyi ma Lhalymahy  who mama

Pour finir, je souhaite bonne chance au Syli National pour la CAN en 2012, puisse-t-il se distinguer et donner corps au slogan « Guinea is back ».

La rédaction de guinee24.com

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vendredi 30 décembre 2011

Opinion : Nouvelles et Bilans (Suite 6... )

Ambiance de Complots et Souffrances de notre Vaillant Peuple

C’est pour continuer, comme promis, à présenter Ahmed Sékou Touré sous son vrai jour. Pour éradiquer ainsi les mensonges et fabulations de gens, nombreux, comme Bechir Ben Yamed, etc…, qui ont menti,…et qui mentent. Sans scrupule aucun. Des gens qui ne craignent ni DIEU, ni le jugement inéluctable de l’HISTOIRE. Des gens comme ces autres de chez nous, des ‘’Guinéens piratés’’, venus par centaines des serres de la Françafrique, pour envahir notre pays après le décès d’AST, dont ils avaient la démente ambition d’effacer toute l’HISTOIRE, dans le cadre du plus pourri des complots jamais imaginés contre lui.

C’est ainsi qu’un de ces ‘’compatriotes-façons’’, un de ceux en qui j’avais tout de même une certaine confiance, avait eu le courage de me dire qu’il eût mieux valu que Sékou Touré se laissât assassiner, pour être proclamé Martyr et Héros de la Nation! Au lieu d’avoir échappé à tous les traquenards qu’on avait montés contre lui !

J’en avais été estomaqué !  

Ainsi, m’étais-je dit alors, la voilà donc, la logique! La voilà, la bonne logique surréaliste des cercles diaboliques de réflexion! La logique des ‘’salons’’ et autres ‘’maquis’’ éthérés où la fronde se tenait, aux antipodes mêmes du positivisme dynamique d’une certaine logique réflexive et discursive des ‘’Salons’’ de la Marquise du Deffand, ou de Mademoiselle de Lespinasse!

Une logique non pas lucide comme là-bas au XVIIIème siècle, toute de bonnes intentions et de stratégies émancipatrices en faveur du bon peuple laborieux de France! Mais une logique vaporeuse,  éthylique, suggérée à coups de flûtes de champagne et de verres de liqueurs!

Une logique anesthésiante, à l’usage du bon Nègre ‘’Houphouët-Senghorien’’, qui est tout nerfs  et tout émotions!

Une logique destinée à endormir le Nègre-maboul, comme Ulysse dans les bras de Circé. A l’endormir sur le matelas illusoire de  rentes de situations éphémères. A lui faire admettre qu’il ne peut rien entreprendre de lui-même pour son développement, et que c’est à d’autres qu’il revient de lui apporter tout, pendant que lui-même se pavanera, comme un dindon, pour amuser la galerie, en jouant au ‘’Bon Roi Nègre’’… Dans une espèce de cirque mortel pour le futur de notre ‘’Race’’. Une logique propre à faire admettre au nègre que quiconque parmi les siens l’exhorterait à l’effort pour affermir sa dignité et son honneur, ne devrait mériter que l’autodafé, comme pour exorciser les ‘’démons’’ de la liberté et de la responsabilité nègres!

Mais à quoi donc la mort atroce de Lumumba a-t-elle servi ? Ne voyons-nous pas le Congo-Zaïre un demi siècle après ? Ou le Congo-Brazza,  près de quarante ans après l’assassinat de NGouabi ?

Quelles autres images notre histoire devra-t-elle nous montrer pour nous faire comprendre que c’est tous ensemble qu’ils nous faudra aller vers les autres, mais sous la conduite de dirigeants qui ne peuvent être des marionnettes ?

 Qu’il nous faut sortir à présent de notre infantilisme pathologique qui nous ramène aux âges :

-     des canonnières de la conquête coloniale, (comme récemment en Lybie),

-     des assassinats atroces de nos Résistants (Kaddafi), et de la déportation de nos Patriotes (aujourd’hui à la CPI).

C’est une honte! C’est une honte pour l’Afrique et pour ses ‘’Présidents’’ actuels, si faibles et si ‘’solidaires’’ des ‘’Blancs’’ contre nos propres Monuments et Valeurs : ceux que le Monde entier, à l’exception des esclavagistes blancs, avait admirés et soutenus. Comme le Président Ahmed Sékou Touré.., Jusqu’à ce que la France, ses médias et leurs animateurs, (relayés par tous ceux des nôtres qui ont choisi la haine et le mensonge), ne se donnassent comme objectif ultime la déformation et le noircissement de toute son histoire, de toute son œuvre, de tous ses hauts faits, pour le nanifier dans l’histoire, et pour donner de lui une image méprisable.

Oh, quel programme! N’est-ce pas?

Oui, quel programme ambitieux! Comme si les méthodes criminelles de crédibilisation du faux par la répétition inlassable, des méthodes mises au point, on s’en souvient, par Goebbels au service de Hitler, comme si ces méthodes pouvaient effacer la mémoire de l’Histoire! Quand on dit aux gens que Dieu existe, et que la Vérité vaincra toujours le mensonge, ils pensent que ce n’est pas vrai!

Ils pensent que la Science et le Développement modernes ont vaincu Dieu, et que le mensonge, les combines et la méchanceté ne peuvent plus échouer, parce que les Grandes Puissances en ont fait, maintenant plus que par le passé, leurs armes favorites. Or, je soutiens, au Nom de Dieu, qu’ils seront humiliés !

Dieu n’a-t-il pas dit : ‘’Nous opposons la Vérité au mensonge, et elle le fera disparaître. Le voilà qui disparaît…’’ ? (Coran : chap.21-verset 18).

Alors, je tiens le pari ! Par la volonté de Dieu ! Regardez donc maintenant leurs échecs célèbres, ponctués d’assassinats sordides (Saddam, Ben Laden…), en Irak et ailleurs…

Quant à Ahmed Sékou Touré (AST) !!

Je connais un grand nombre de ses ennemis à mort, pour des raisons qui leur sont propres, et qui, je le jure au Nom de Dieu, n’ont aucune justification liée, ni à la qualité de l’homme, ni à sa moralité, ni à l’exercice qu’il a fait du Pouvoir, et des Attributs du Pouvoir.

Je connais ses ennemis qui n’ont dit de lui que ce qu’ils avaient dans leurs propres têtes. Notamment ceux qui l’ont traité de ‘’dictateur’’, de ‘’sanguinaire’’, ou de ‘’Non-Instruit’’. Tous des menteurs et des complexés, qui fuient lâchement tout débat ouvert et tout examen de la réalité objective. Qui sont plutôt prompts à se réfugier derrière des micros et des caméras faciles, complaisants ou aux ordres! Je le jure au Nom de Dieu.

La réalité, c’était tout d’abord Ahmed Sékou Touré en Guinée, au sein de son Peuple, du début à la fin de sa vie. Sans ‘’Garde-Rapprochée’’ autre que Dieu et ce Peuple-là ! Même lorsque Tidiane Kéïta s’était jeté sur lui, au milieu d’une foule immense, en 1969, devant KAUNDA et N’KRUMAH dans la même voiture que lui, même à cette occasion-là, c’est lui-même qui avait maîtrisé la canaille, et l’avait remise à son garde du corps ‘’protocolaire’’, l’Adjudant-Chef Bah, avec la consigne ferme qu’il ne lui soit rien fait. Et c’est ce même Gendarme félon qui avait, un peu plus tard, assassiné sur place ledit Tidiane.

 Le seul qui mourut ce jour-là, dans cette foule immense, au terme d’un ‘’imbroglio’’ artistiquement monté par les Etats-Majors militaro-sécuritaires, qui savaient bien ‘’ce’’ qu’ils étaient entrain de mijoter à l’époque. Un ‘’ce’’ , qui avait, du reste fini par éclater au grand-jour à la même année, après l’assassinat du Commissaire Mamadou Boiro, et le largage de son corps à 2 000 mètres d’altitude, par un groupe de trois parachutistes qui avaient été ‘’préparés’’ pour faire ce que Tidiane avait raté…

Et même lorsque des ‘’terroristes’’ enragés avaient à leur tour dégoupillé’’ et semé des grenades sur son passage à l’aéroport, et sous son fauteuil  au Palais du Peuple, personne n’était mort alors de son fait, dans une quelconque fusillade aveugle. Donc aucune ‘’tuerie’’, en 26 ans, n’a jamais été perpétrée en Guinée sous AST. C’est une question juridique et d’usage abusif du vocabulaire français !

Des enquêtes et des interpellations? Oui, bien-sûr! Des procès contextuels, en cette ère où les Blancs faisaient tuer tout ‘’Lumumba’’, tout ‘’Olympio’’, ‘’Moumié’’, ‘’Mondlane’’, ‘’Tafawa-Balewa’’, ‘’Um Nyobé’’, ‘’NGouabi’’, etc, comme des Mouches, des procès et des condamnations, jamais du goût des Manitous blancs en embuscade? Oui, bien-sûr! Ceux qui en parlent en utilisant les mots ‘’tueries’’, ‘’victimes’’, ou ‘’folie meurtrière’’, ‘’dictateur’’ ou ‘’tyran’’, ne sont que des cancaniers de service, dépourvus de toute éthique et de toute retenue, dans leurs jugements saturés de mépris pour notre Peuple. Qui qu’ils soient : journaleux, politicards ou pseudo-consultants ; commerciaux ou diplomates ; gourous ou autres mystiques!

Avant l’indépendance de notre pays, Sékou Touré avait échappé à plusieurs guet-apens et tentatives d’empoisonnements tant alimentaires que fétichistes, (j’en ai raconté certaines dans des papiers précédents.)

Après l’indépendance, la violence des actes visant à le tuer avait, bien-sûr, culminé avec l’Agression (Siradienne) du 22 Novembre 1970, quand sa résidence personnelle de Bellevue, encore occupée très arbitrairement par tous ses successeurs qui le haïssent incontrôlablement : c’est un  constat dont l’Histoire ne peut pas ne pas témoigner, quand donc cette résidence avait été incendiée. Cela est vrai. Mais les actes de Tidiane Kéïta et de Bah Lamine ‘’Grenade’’ auront été les plus effrontés!

    Malgré tout cela, AST n’a jamais perdu son sang-froid et sa sérénité. Il n’a jamais modifié son programme de promenades privées en voiture, sans garde aucun, toutes vitres baissées, tous les soirs à l’aller et au retour, du Palais dont celui de Sékhoutouréya occupe la place maintenant, à la Case de Bellevue. Son Palais avait toujours été le rendez-vous quotidien et ininterrompu des citoyens les plus ‘’quelconques’’.  Il n’a jamais modifié aucun ‘’bain-de-foule’’ du début à la fin de sa vie, accompagné seulement de son unique garde du corps surnommé ‘’De Gaulle’’, qu’on n’a jamais vu avec une arme!

     On peut se demander quelle pourrait être l’ampleur du carnage public qu’aurait provoqué une seule tentative comme celle de Tidiane et de Bah Lamine en pleine foule, contre tout autre, après lui ! On a  pris, depuis Conté, l’habitude de voir  nos ‘’Chefs’’ se déplacer, toujours noyés dans des bataillons entiers de ‘’Bérets Rouges….Verts, Bleus ou Noirs’’. Au point que le Peuple ne se souvient plus que Ahmed Sékou Touré était, lui, sous la garde des Bons Anges de Dieu: le ‘’populo’’ reconnaissant dont la vigilance est toujours sans défaut. Car, Dieu est avec le Peuple, et avec les amis du Peuple. Tous les autres doivent savoir qu’ils ne seront jamais que des perdants absolus.

On a vu Conté, Dadis et Sékouba Konaté, du début à la fin de leurs ‘’règnes’’ : il est donc très facile maintenant de comparer leurs parcours, considéré chacun dans son intégralité, et en mettant de côté tout subjectivisme, avec le parcours d’Ahmed Sékou Touré, de A à Z lui aussi. Et on verra, honnêtement.

     Pour conclure sur cette question morbide, et sur la sinistre ambiance, que la France et des Guinéens d’une inconscience satanique, ont imposée à notre Peuple et à ses Dirigeants populaires, courageux, honnêtes et patriotes, des Dirigeants tels que nous mettrons très longtemps à en avoir de pareils, (regardez où les générations suivantes et actuelles nous ont menés, et nous mènent encore!), pour conclure donc sur cette ambiance, toute de complots, de coups tordus, de traîtrises et de méchancetés sordides, j’affirme et je maintiens que tous les bilans concernant la mort de personnes ayant été compromises dans ces ‘’affaires’’, qui n’étaient destinées qu’à aider la France coloniale et esclavagiste, incarnée par sa classe politique ‘’post-coloniale’’, tous ces bilans sont faux et archifaux!

Des Guinéens racontent, propagent, diffusent des choses pour ‘’payer’’ une ‘’nationalité’’ française, qui n’était utile qu’à leur ‘’ego’’ de complexés qui méprisaient les populations dignes de la Guinée de 1958. Ils ont dit, et continuent à dire que ‘’Sékou Touré a tué 50 000 personnes au camp Boiro’’! Ils sont relayés en cela par RFI, avec qui ils mentent sur Amnesty International, qu’ils déclarent être l’auteur de ce bilan. ET comme la conspiration est de nature ‘’internationale’’ et ‘’Blanc-esclavagiste’’ (voyez comme la CPI est devenue le symbole de la ‘’déportation négrière’’!), Amnesty International se garde bien de relever le mensonge, il considère que c’est une ‘’affaire de Nègres’’.

Moi, je jure au Nom de Dieu que Deux Cents (200) personnes n’ont pas perdu leurs vies  en ‘’52 complots’’, selon André Levin, de 1958 à 1984. Et moi je suis large, car la ‘’Commission Livre Blanc’’ du CMRN, qui disposait de toutes les archives de la 1ère République, et qui était composée des haineux les plus farouches contre AST (D.TamsirNiane par exemple!), cette ‘’Commission’’ n’a identifié que Cent Dix Sept (117) morts, condamnés et exécutés, et collatéraux. Et même le frétillant A.R.Gomez qui a fait une liste comprenant autant les contumax, des doubles-emplois que des imaginaires, n’a pu en inscrire que moins de 700 ! Sept Cents vraiment tirés par les cheveux !

 Et les gens chantent ‘’50 000 !’’ sur RFI,  pour nourrir la haine vaine.

   Pour analyser cette ambiance exécrable, qui a été terrible pour notre Peuple, Martyr du Colonialisme, du Néocolonialisme et de leurs valets et laquais locaux, je vous donne rendez-vous au prochain numéro, si Dieu le veut.

Soub’ hânallâhi, wabiham’ dihi, wastakh’firoullâhiwaatoûbouilaïhi.

Wa Sallallâhoukhaïrikhalghihî SéyîdinaMuhammadinNabiyil’ Oummiyi

Wa alââlihî, waSahabihîwassallim.

Conakry, le 29 décembre 2011

Aly Bocar Cissé  Professeur et

Administrateur Civil à la retraite

Tél : 64-33-37-70 ou 62-27-88-89

Email : cissedebma@yahoo.fr 

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Hugo Chavez s'interroge à haute voix sur le Cancer et Etats-Unis

CARACAS (Reuters) - Le président vénézuélien Hugo Chavez s'est demandé mercredi si les Etats-Unis n'avaient pas mis au point un moyen d'inoculer le cancer à des dirigeants latino-américains, la présidente argentine Cristina Fernandez ayant à son tour contracté la maladie.

Le dirigeant socialiste, opéré en juin d'une tumeur dans la région pelvienne, a cependant assuré qu'il ne portait pas d'accusation et se contentait de penser à voix haute.

"Il ne serait pas étrange qu'ils aient mis au point la technologie nécessaire pour provoquer le cancer sans que personne en sache rien jusqu'ici (...) Je ne sais pas, je réfléchis simplement", a-t-il dit dans un discours adressé à des soldats sur une base militaire et retransmis à la télévision.

"Mais c'est très, très étrange (...) c'est difficile à expliquer, (...) même en s'aidant de la loi des probabilités."

Chavez, Fernandez, le Paraguayen Fernando Lugo, la Brésilienne Dilma Rousseff et son prédécesseur Luiz Inacio Lula da Silva ont tous fait l'objet récemment de diagnostics révélant des cancers. Tous sont aussi des dirigeants de gauche.

Selon des médecins, Cristina Fernandez doit être opérée en janvier d'un cancer de la thyroïde mais a de très bonnes chances de se rétablir sans recours à la chimiothérapie ni à la radiothérapie.

Chavez a engagé d'autres dirigeants à se tenir sur leurs gardes, notamment son ami le président bolivien Evo Morales.

"Nous allons devoir veiller sur Evo. Prends soin de toi, Evo!", a dit le chef de l'Etat vénézuélien, âgé de 57 ans.

Chavez, qui est le critique plus acharné de la politique étrangère américaine avec l'ex-président cubain Fidel Castro, s'en prend régulièrement à ce qu'il nomme "l'Empire yankee".

"Fidel m'a toujours dit, 'Chavez, prends garde. Ces gens-là ont mis au point une technologie. Tu es très insouciant. Fais attention à ce que tu manges, à ce qu'on te donne à manger (...) une petite aiguille et on t'injecte je ne sais pas quoi", a-t-il dit.

L'ex-parachutiste a aussi fustigé Washington et ses alliés européens pour avoir critiqué les récentes élections législatives russes, en jugeant probable qu'ils adoptent la même attitude lors du scrutin présidentiel d'octobre au Venezuela, où il briguera sa réélection :

"Je dis cela parce qu'au Venezuela, le Yankee impérial, la bourgeoisie locale et une bonne partie de ce qu'ils appellent ici les partis d'opposition se préparent à en faire autant. J'exhorte les forces armées et le peuple vénézuélien à être en alerte. Car nous ne laisserons pas le Yankee impérial déstabiliser à nouveau le Venezuela comme dans le passé."

Daniel Wallis, Philippe Bas-Rabérin pour le service français

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Françafrique : Pourquoi Omar Bongo a misé sur Nicolas Sarkozy

Le scandale de biens mal acquis revient dans l'actualité à la veille des élections présidentielles française. Thomas Hofnung qui vient d'y consacrer un ouvrage analyse pour Slate afrique les ramifications de ce système au coeur de la classe politique Française.

SlateAfrique - A lire votre ouvrage (Le scandale des biens mal acquis: enquête sur les milliards volés de la Françafrique, co-écrit avec Xavier Harel. Ed La découverte), on a le sentiment que la Françafrique reste une réalité?

Thomas Hofnung - C’est exact, mais disons d’emblée qu’elle est en perte de vitesse. Cette nébuleuse hors norme se perpétue mais elle est condamnée à disparaître, faute d’acteurs. Une génération nouvelle est en train d’arriver aux commandes en Afrique, qui est née après l’indépendance. Certes Ali Bongo a pris la succession de son père à Libreville, mais on voit bien qu’il veut ouvrir le Gabon à d’autres partenaires ; ce qu’avait déjà commencé à faire son père. On pense à la Chine, mais pas seulement: le Brésil, le Qatar, Dubaï et l’Iran sont sollicités. La Françafrique n’est pas un astre mort qui donnerait l’illusion de continuer à briller, mais une étoile déclinante. Cette mutation s’observe, d’une autre manière, en France: Nicolas Sarkozy ne s’intéresse guère à l’Afrique. Il n’y met pas d’affect et nourrit une relation purement utilitariste. Pour lui, c’est un continent où l’on peut faire des affaires, y exploiter des matières premières et dont il faut contenir les «débordements» (immigration clandestine, menace terroriste). Pas plus, pas moins.

SlateAfrique - Le président Sarkozy avait promis de mettre un terme aux pratiques de la Françafrique. Peut-on dire que ses promesses ont été suivies d’actes?

T.H - Clairement non. La seule véritable avancée est dans le domaine militaire: Nicolas Sarkozy a demandé une rénovation des accords de défense liant notre pays à d’anciennes colonies et leur publication. On a fermé les bases de Dakar et d’Abidjan, même si nous maintenons une présence militaire sur place. Mais il n’est plus question, officiellement, d’intervenir dans les affaires intérieures d’un pays, comme ce fut le cas en 2002 en Côte d’Ivoire. Certes, en avril dernier, la France est intervenue pour forcer Laurent Gbagbo à lâcher le pouvoir, mais c’était un cas très spécifique: le dispositif Licorne, en appui de l’ONU, était déjà en place, Nicolas Sarkozy en a hérité en arrivant à l’Elysée. En 2008, l’armée française a certes aidé Idriss Déby assiégé par les rebelles dans son palais, mais Paris avait aussi proposé de l’exfiltrer. Je pense que désormais la France essaiera de rester en retrait le plus possible dans les conflits qui se déroulent dans son ancien «pré carré».

Pour le reste, Nicolas Sarkozy n’a en rien modifié les usages. Bien au contraire, le poids qu’a eu un Robert Bourgi dans les affaires africaines jusqu’à l’arrivée d’Alain Juppé au Quai d’Orsay témoigne même d’une régression.

SlateAfrique - Peut-on affirmer que la famille Bongo a financé sa campagne de 2007?

T.H - L’affirmer est une chose, le prouver en est une autre. Des indices convergent en ce sens (le nombre de rencontres entre Sarkozy et Bongo durant la campagne, l’annulation d’une partie de la dette gabonaise après l’élection de Sarkozy, la Légion d’honneur à Bourgi, l’éviction de Bockel du ministère de la Coopération, etc.), mais quand l'opposant gabonais Mike Jocktane évoque des valises qui auraient continué de circuler entre Libreville et Paris durant la campagne de 2007 et même après, il sait bien que c’est parole contre parole. Les valises ne laissent pas de traces comptables. D’où leur intérêt, à l’heure où l’on peut effectuer très facilement des virements sur des comptes off shore. Mais qui dit que, demain, ces comptes ne seront pas repérés? Mike Jocktane évoque dans notre livre l’existence de vidéos des remises de mallettes. Il faudrait pouvoir les visionner. En l’état actuel des choses, c’est bien sûr impossible. Ce qui est étonnant, c’est le silence assourdissant de l’Elysée face au témoignage de Jocktane. Comme si à Paris on préférait faire profil bas. Une attitude à ranger, selon moi, au rayon des indices convergents dont je parlais…

SlateAfrique - Comment expliquer la proximité d’Omar Bongo avec Nicolas Sarkozy ?

T.H - Je ne crois pas qu’ils aient été très proches. Omar Bongo, qui se piquait de jouer un rôle d’influence sur la scène politique française, a très tôt repéré Sarkozy et a veillé à le voir régulièrement, comme il voyait tous ceux qui pouvaient, à ses yeux, compter sur les rives de la Seine. Il n’avait pas d’atome crochu avec lui, mais quand il a compris qu’il pourrait être le successeur de Chirac, Omar Bongo a misé sur lui. Le vieux dirigeant gabonais a toujours fonctionné ainsi: il «investissait» sur les hommes à la fois pour préserver son pouvoir à Libreville —croyait-il— et pour maintenir son influence dans un pays qui compte sur la scène diplomatique.

Nicolas Sarkozy, lui, savait qu’il était important de garder de bonnes relations avec le «doyen», très influent sur le continent, et généreux.

SlateAfrique - L’opinion publique française est-elle choquée par ces pratiques? Comment réagit l’opinion publique africaine?

T.H - L’opinion publique française est sans doute choquée, mais ce scandale s’inscrit dans un contexte extrêmement chargé avec les affaires Karachi, Bettencourt, Clearstream etc. Elle semble presque lassée. Le pouvoir joue d’ailleurs sur cette lassitude en faisant profil bas. Dans ce contexte, les médias jouent un rôle très important en continuant de parler des enquêtes sur ces pratiques.

Sur le continent, l’enquête sur les BMA est suivie très attentivement. Les pouvoirs ont organisé des manifestations «spontanées» de soutien aux dirigeants visés ou des campagnes dans les médias officiels, comme à Brazzaville. Mais au-delà de ces manifestations de circonstance, les populations ne sont pas dupes. Le train de vie de leurs dirigeants les choque, elles sont au courant de beaucoup de choses. Dénoncer le «néo-colonialisme» des ONG ou de la presse françaises n’est pas une ligne de défense suffisante pour discréditer ceux qui enquêtent sur les BMA.

Slate Afrique - Les Africains ont-ils des chances d’obtenir dans les années à venir une gestion plus équitable des ressources de leurs pays?

T.H - Il faut l’espérer, mais cette impulsion ne peut venir que de l’intérieur. Les ONG du nord jouent un rôle important en dénonçant certaines pratiques et en obligeant les dirigeants occidentaux à mettre leurs actes en conformité avec leurs discours sur la nécessaire lutte contre les paradis fiscaux et contre la corruption. Mais tant que les dirigeants africains ne mettront pas, eux mêmes, un terme à ces pratiques, les changements seront limités. C’est donc aux peuples africains de prendre leurs responsabilités en faisant pression sur leurs dirigeants. Ce n’est pas simple dans un contexte social et politique très difficiles, où l’on se bat pour sa survie quotidiennement et où l’on risque sa peau en dénonçant les abus du pouvoir. Mais je crois que l’exigence de justice n’est pas le monopole des pays riches. Les Africains aspirent à la démocratie et à la justice, comme partout ailleurs dans le monde. A cet égard, le cas de la Tunisie est à méditer.

Propos recueillis par Pierre Cherruau

Source : SlateAfrique

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vendredi 23 décembre 2011

Guinée : Qui était le vrai Ahmed Sékou Touré ?

De nos nouvelles et Bilans ( Suite 5 )

Qui était le vrai AHMED SEKOU TOURE ?

Encore une petite introduction :

Je vais commencer par me camper moi-même, à l’attention de tous : je suis un Musulman. J’en suis fier dans l’absolu, exactement comme d’autres peuvent l’être quand ils sont Chrétiens ou Juifs. Mon éducation est fondée sur la crainte de DIEU, l’UNIQUE. DIEU, l’ABSOLU. Ce Nom Saint, ASSAMADOU, étant un Nom d’Essence que le Maître du Créé et de l’Incréé s’est attribué une seule fois dans l’infinité du CORAN, sans aucun besoin de le répéter. Voilà CELUI que je crains. Ma vie active et celle du retraité qui est la mienne aujourd’hui, sont fondées sur cette Valeur unique. Aussi, dans ma sphère existentielle, je n’ai jamais été, et ne serai jamais tendu que par l’inquiétude d’être dans le VRAI. Le reste ne m’importe pas. La Valeur dont je me réclame ainsi, qui  était aussi celle de AST, est la seule capable d’enseigner à l’homme que, si par exemple personne ne sait désormais où sont les Sékou Touré, De Gaulle, Houphouët, Foccart, Telly et autres, DIEU, LUI, SEUL, le sait. Il sait en quelles postures ils sont, chacun selon ses œuvres! DIEU LUI SEUL sait aussi par exemple, ce qu’IL réserve à un Alain Fokka, le Spécialiste de la déformation et du tendancieux sur RFI, et à ses pareils ! Nos humeurs, nos sentiments, et nos artifices quelque élaborés qu’ils puissent être, n’y peuvent rien.

Dans son égarement, il est tout simplement dommage que l’HOMME, dont aucun scientifique ne pourra jamais donner la mesure de la petitesse dans l’Univers, soit le seul être dont le minuscule cerveau ‘’contient’’ en même temps cet Univers, et ce qui n’est pas cet Univers, il est dommage que cet HOMME-LA ne craigne pas l’AUTEUR de son propre miracle! Et qu’en conséquence il se dépense en injustices, en mensonges et en méchancetés, et qu’il s’évertue, à vouloir faire triompher le FAUX. Et ce, malgré le MESSAGE UNIQUE que cet AUTEUR nous a fait délivrer par 124 mille Envoyés, dont 313 Messagers, au nombre desquels les 25 Grands Nommés du CORAN. Un MESSAGE galvaudé et vicié au gré d’imaginations souvent débridées et sataniques. Bien que DIEU, le Patient, en ait récapitulé toute la quintessence et tous les symboles d’une vie saine dans ce CORAN infalsifiable, avec le verrou mathématique du nombre 19 qu’aucune créature ne peut, dans l’absolu, ni imaginer, ni, à plus forte raison réaliser. Et tant pis pour celles et ceux qui en doutent!

Maintenant, l’Humanité enregistre des progrès matériels considérables. A cause de cela beaucoup de personnes, même des nôtres à nous les Musulmans, que Dieu invite au sérieux, et même à l’austérité, beaucoup de personnes donc, ne sont pas convaincues que le CORAN soit le Verbe Saint de notre Créateur. On se soucie peu, ainsi, de connaître et d’obéir à cette parole Immuable, Inviolable et Implacable. Et même quand on en cite des passages, d’insignifiants petits mortels parmi nous se gaussent, avec désinvolture de tout ce qu’on peut en dire. Il y’en a qui le font même avec arrogance, très souvent.

 Tenez par exemple dans plusieurs sourates (chapitres) dudit CORAN, Dieu nous prescrit ceci : ’’Atîoullâha, wa atîou Rassoûla’’ !(Obéissez à Dieu et obéissez au prophète). C’est limpide! Dieu qui le dit sait que son Serviteur Ultime était armé contre les divagations et improvisations verbales.  Dieu sait que si Mouhammad avait été encore là, il n’aurait éprouvé que pitié pour tous les ‘’Rushdie’’…et consorts.

Or, selon un  haddith avéré et unanimement confirmé, le prophète Mohammad (SAW) nous commande :  ’’Quand vous avez pris conscience d’un MAL (le FAUX, la CALOMNIE, le MENSONGE,  le CRIME, l’INJUSTICE ou le VOL, etc.), changez-le en BIEN ! Soit par la force du bras (au biceps, à la poigne, pour les gens du Pouvoir et pour ceux qui sont nantis, riches) ; soit par la Parole, verbale et/ou écrite, par l’esprit et la manière (cette alternative étant dévolue aux Intellectuels, les Vrais, quels que soient leurs profils et  compétences) ; soit enfin, lorsqu’on n’est ni puissant, ni instruit, ni éloquent, par le rejet total, systématique et sans complaisance aucune, du MAL identifié. (Ce rejet intérieur commande, bien-sûr, l’attitude qui lui correspond, c’est-à-dire une prise de distance définitive par rapport à toutes celles et tous ceux qui incarnent l’objet du rejet).

C’est pour obéir donc à Dieu et à Son Prophète que moi, dans la limite, dans toute la limite de mes faibles moyens, je me bats, et me battrai, contre les mensonges odieux de gens bourrés de complexes et de jalousie stérile, qui veulent coûte que coûte défigurer et banaliser un des plus grands, et des plus nobles fils de la Nation Noire de tous les temps. Celui que Dieu, dans Son Infinie Bonté,  a choisi de faire naître chez nous ici, en Guinée : Ahmed Sékou Touré, le deuxième AST de notre singulière Histoire avec les Blancs. Le deuxième de nos deux AST qui n’ont, ni l’un ni l’autre, démérité. Et qui, même morts, continuent à torturer les cœurs de générations entières de petites gens parvenus ou haineux : des perdants dont les Anges se moquent doucement…

Moi, je prie DIEU de juger de la sincérité de mon obéissance à Lui-Même et au Chef qu’il nous a offert dans Sa Bonté, Muhammad Ibn Abdullah (SAW). Je Le prie de faire triompher, avec éclat, la Vérité, TOUTE LA VERITE, de la vie et des œuvres de Ahmed Sékou Touré, tant en Guinée, en Afrique, que dans le Monde. Qu’Il fasse triompher cette Vérité avec au moins le même éclat que celui qui a marqué la vie entière d’AST. Un éclat qui a explosé en gerbes lumineuses et flamboyantes lors de ses funérailles uniques pour tout le XXème Siècle! Amîne Yâ Rabbih!

Je mène ce modeste combat avec d’autant plus de foi et de détermination, que ses ‘’successeurs’’ à la tête de notre pays l’ont ‘’livré’’, délibérément, littéralement et  avec une méchanceté sourde et aveugle, à ses pires détracteurs, depuis son rappel à Dieu. Des ‘’successeurs’’ qui, tous, à leurs heures de gloire, ont oublié que la vie n’est qu’un Ephémèride dont DIEU, SEUL, détermine et grave le ‘’contenu’’. Un ‘’contenu’’ que personne ne pourra modifier. Personne, Billâhi, personne n’y peut rien! Qu’on se le tienne pour dit : et on est sauvé du ridicule temporel et de la douleur éternelle.

   N’ai-je pas entendu un citoyen appelé Amadou Oury, peut-être, mais Barry, avec certitude, du Quartier de Tombolia, classer Ahmed Sékou Touré, dont rien n’est caché pourtant dans la vie et la mort, dans la même catégorie que :   

       a)- Un Pétain qui a, non pas libéré, comme AST l’a fait pour le sien, mais livré son pays à l’occupation, et ‘’collaboré’’ avec celle-ci ?

       b)- un Mussolini et un Hitler ; preuve d’une haine aveugle et sourde qui peut faire dire et faire faire n’importe quoi par celui ou celle qui la porte ! D’autant plus que dans certains milieux guinéens, cette haine, cultivée de père en fils, bénéficie aussi de ‘’cachets’’ substantiels, et de soutiens occultes, médiatiques et journalistiques notamment, d’origine ouvertement française! On a souvent entendu ainsi la veuve et le fils Telly, Hadja Hawawou, veuve d’un des trois parachutistes assassins du commissaire Mamadou Boiro, dont ils avaient jeté le corps d’un avion en plein ciel, Dr Maréga, ou Hadiatou Touré Barry, etc, se défouler dans des monologues récurrents, généralement organisés par RFI, ou BBC…N’est-ce pas vrai, cela?

       c)-Il est arrivé même que des quidams comparent celui que sont venus ensevelir 19 Chefs d’Etat, 09 Vice-Présidents, 06 Premiers Ministres, 169 délégations internationales, arrivés tous ici, toutes affaires cessantes après son décès, par 54 vols spéciaux enregistrés en moins de 36 heures par notre Tour de  Contrôle, il est arrivé, dis-je, que des quidams comparent cet AST-là,  à …Pol Pot ! Sur nos Radios privées, avec des journalistes totalement ignorants  de notre Histoire exemplaire de 1954 environ, à 1984. Ou totalement complices de ce genre d’exhalaison putride.

On organise carrément et naïvement une tentative d’assassinat historique de l’HOMME depuis 1984, sans que nos Gouvernements successifs ne fassent observer la nécessité pour tous de rester dans les limites du VRAI et du RAISONNABLE, la nécessité de mettre fin aux dérives mensongères dans le seul but de cultiver la haine. Personne ne peut, wallâhi, pourtant falsifier l’Histoire de la Guinée d’Ahmed Sékou Touré. Cela aussi est absolu. Tenter de le faire ne témoigne que d’une infériorité humaine explicite et désespérée. Qui que soit celui qui s’y essayera.

En attendant donc qu’on se décide à parler avec sérieux de notre passé, séquence par séquence, en replaçant les faits dans leurs contextes, au lieu de continuer à répéter les fables concoctées longuement, en France, en Côte d’Ivoire, au Gabon ou au Sénégal, etc, dans des cercles ou des bouquins funambulesques, en attendant que quelqu’un , un jour, aborde tout cela de façon responsable et digne, à la mesure du respect qu’on doit à notre Peuple, moi, si Dieu le veut,  je vais continuer à présenter au Monde, à ma façon, Ahmed Sékou Touré sous son vrai jour. Inch’Allah.

      Qui a-t-il été vraiment, le Père de notre Nation : le libérateur Ahmed Sékou Touré dont les gens ont toujours été si jaloux? Des gens…des Lilliputiens, pour qui l’orteil de l’homme est un Kakoulima!

Cette page n’étant qu’une introduction, je prie Dieu de me donner la Force et le temps de témoigner VRAI. A la prochaine donc, si Dieu le veut, pour continuer!

Soub’hânallah, wa biham dihî, astakh’ firoullahi wa atoûbou ilaïhi!

Wa Sallallâhou alâ Séydinâ Muhammadin Nabiyil Oummiyi

Waalâ âlihî, wa Sahabihî wassalim.

Professeur et Administrateur Civil à la retraite

Tél : 64-33-37-70 / 62-27-88-89

Email : cissedebma@yahoo.fr

 

Conakry, le 15 décembre 2011.  

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