BLOG DE SYLVIE K.

vendredi 20 avril 2012

Arts et culture : Sory kandia kouyaté, de l'épopée mandingue aux soleils des indépendances

L'ex Syliphone, Stern Music, RFI et Syllart Productions se sont récemment associées pour sortir le 13 février dernier, un remarquable double album CD de l'immortel chantre africain, Sory Kandia Kouyaté. L'extraordinaire mécène sénégalais Ibrahima Sylla, PDG de Syllart Productions, de son lit de malade, a fait appel à Justin Morel Junior, pour revisiter la biographie du grand artiste guinéen. GCI vous offre en exclusivité, le texte intégral de ce coffret musical de 36 titres traditionnels et modernes, qui résument bien, sous la plume de JMJ, l'immense talent de celui qui fut, avant la lettre, "la Voix de l'Afrique" et que les éditeurs, pour la circonstance, ont baptisé "La Voix de la Révolution"... «DE L'EPOPEE MANDINGUE AUX SOLEILS DES INDEPENDANCES ». Ceux qui ne l’ont jamais rencontré ou vraiment connu de son vivant, sont encore plus prolixes pour décrire la somptuosité de la voix ... 

«DE L'EPOPEE MANDINGUE AUX SOLEILS DES INDEPENCES » 

Ceux qui ne l’ont jamais rencontré ou vraiment connu de son vivant, sont encore plus prolixes pour décrire la somptuosité de la voix de ce phénomène artistique, la majesté de ses gestes, la sublimité de son vocabulaire, constamment enrichi par la tradition. La voix de Sory Kandia Kouyaté - car il s’agit bien de lui- est fidèle aux canons de la musique africaine : langage et rythme, fonctionnalité et historicité. Parlant de Sory Kandia Kouyaté, l’ethnomusicologue Henri Lecomte écrit : « Celui-ci, a été une des voix les plus aimées de l’ouest africain … Sa mort, le 25 décembre 1977, a été douloureusement ressentie dans toute l’Afrique de l’ouest. Comme nombre de musiciens de la région, il s’est aussi bien exprimé dans un contexte très traditionnel, accompagné par son propre ngoni, le bala de Djéli Sory Kouyaté et la kora de Sidikiba Diabaté, que dans un contexte moderne avec les claviers et le saxophone de Kèlètigui Traoré ». De lui, un confrère écrivait, incognito, en 1964: ‘’musicien sensible et fin, Kouyaté Sory Kandia n’égraine sur sa guitare que les notes veloutées de l’amour, l’amour du bien et de la vie, et sa puissante voix ne s’élève jamais que pour chanter les vertus traditionnelles de la société africaine dont il sait les moindres lesprincipes sur le bout de ses doigts.’’ 

Ibrahim Sory dit ‘’Kandia’’ appartient à la grande famille des Kouyaté. Un descendant direct de Balla Fassèkè Kouyaté, (une altération linguistique de l’expression « Bala fo sèkè » qui signifie « joue maintenant le bala, Epervier ! », l’épervier étant le nom totémique des Kouyaté), illustre ‘’dyéli’’ de Soundiata KEITA, ‘’Le roi miraculé’’, le grand fondateur de l’Empire du Mali en Afrique de l’Ouest. 

Kandia vint au monde en 1933, dans le petit village de Manta, actuelle sous préfecture de Bodié (ville de Dalaba), à plus de 400 km de Conakry, la capitale guinéenne. Il n’a pas deux ans, quand sa mère décède. Cette mort le marquera à vie. Il composera plus tard pour elle, ‘’N’nah’’ en langue malinké ‘’ma mère’’, l’une de ses plus belles chansons. 

En 1939, alors qu’il n’a que six ans, Kandia sait déjà caresser et pincer avec amour le ‘’koni’’, son ‘’instrument-jouet’’, offert par papa, et que ses petites mains couvrent à peine. Son père Djéli Mady Kouyaté, en maître pétri de savoir, l’initie très tôt à l’histoire africaine. Dès l’âge de 7 ans, il lui enseigne la vaste généalogie des immortels du Manding. Musique et tradition orale s’interpénètrent dans sa pédagogie. Maître du verbe et fin joueur de koni, par mnémotechnique, il lui apprend à jouer de cette guitare tétracorde traditionnelle, son instrument de prédilection. Djéli Mady veut voir son enfant le faire ‘’parler’’ selon les canons propres à sa culture. Les gestes épiques du Mandé lui sont inculquées: Soundiata, Douga, Boloba, Malissadio, Fama Denkè, Djankè Wali, Touraman, etc. 

Pétri de traditions mandingues, de 1947 à 1949, Kandia rejoint la cour royale de Mamou, où son étincelante voix ravit l’Almamy et son aréopage de théocrates. Il impressionne aussi tous les courtisans et autres visiteurs. Sa renommée grandit ainsi et franchit les hauteurs du Foutah Djalon, pour s’étendre vertigineusement à de nombreuses contrées. Une divine invitation lui est faite de Conakry par un ami, qui souhaite lui faire découvrir la capitale guinéenne, et le faire connaitre aussi aux « fins mélomanes du coin ». 

L’Almamy de Mamou, affable à son endroit, comme un père aimant, lui accorde volontiers une semaine de ‘’liberté’’. Son succès dans la capitale est si immense, que le séjour se prolonge tout naturellement. Dans la fièvre de Conakry, Kandia se fait des amitiés dans tous les milieux, des artistes aux hommes politiques du parti RDA (Rassemblement Démocratique Africain). C’est pendant ce séjour qu’il s’achète ce qu’on appelle alors, ‘’la guitare des blancs’’, une guitare acoustique espagnole. 

Un jour à Conakry, en spectacle, son micro lâche. Kandia dépose soudain le micro et chante à gorge déployée, de la manière la plus naturelle. Stupéfaction générale! Kandia brave le micro et sa voix dans son jaillissement naturel enveloppe l’auditoire et l’étonne. Ce coup de maître, l’élève ne l’avait appris de personne ! 

Au cours d’une soirée organisée en 1951, à l’occasion d’une tournée du Président Sékou Touré à Labé, Kandia anime avec virtuosité la cérémonie. M. Sékou Touré est séduit ; il l’invite alors personnellement à le rejoindre à Conakry. La puissance vocale de l’artiste avait eu une telle attirance sur les foules, qu’il est évident que l’homme politique avait flairé l’effet qu’il pouvait avoir pour mobiliser les militants à ses meetings. Kandia avait une grande voix et, comme l’écrit un critique d’art : “Une grande voix, en pays mandingue, c’est un don occulte, souvent entaché de magie; c’est un pouvoir, acquis par l’initiation autant que par l’étude - le pouvoir de manipuler les émotions des gens.

Et ce pouvoir, a un tel impact sur la société mandingue qu’il a fait l’objet d’une stricte codification: ceux qui le détiennent sont des êtres à part, à la fois révérés et proscrits, plus proches des féticheurs que du commun des hommes.” 

En 1952, à dix neuf ans, Kandia est un resplendissant adolescent, un artiste extraordinairement complet. Sa voix de mezzo-soprano et ses gestes de « candy charmant», hypnotisent tous ceux qu’il croise sur les sentiers et chemins de sa précoce consécration. Son succès le surprend lui-même, mais ne lui fait pas pousser d’ergots. Après les succès de Mamou, le triomphe de Conakry et un bref séjour à Manta, Kandia décide de se fixer pour un temps à Labé au cœur du Foutah Djalon. Motivé, le cœur empli d’ambitions nobles, il va y constituer son premier ensemble traditionnel de 12 membres. 

Heureuse coïncidence ou destinée ? Six mois après, l’intellectuel et artiste guinéen, Keita Fodéba fondait les Ballets Africains. Kandia va intégrer cet ensemble sur recommandation expresse de ses amis. Il lui apportera un souffle vivifiant de compositions du terroir, des airs forains, des fêtes villageoises, de sagesses moulées dans la courtoisie paysanne. Il y apporte des œuvres de qualité dont la mixité rurale et urbaine en faisait des pierres rares. Sur sa lancée de prosélyte génial, les villes de Kankan, Siguiri et Dakar, seront pour lui des étapes essentielles vers la consécration internationale. 

En 1956, la France sera la première escale à lui ouvrir les bras et le coeur. Une tournée euphorique dans les provinces, puis Kandia entre en studio et enregistre chez Vogue, son premier microsillon 45 tours, sur lequel il dépose généreusement plusieurs titres dont: Nina, Toubaka, Malissadio et Chants de réjouissance. 

Le Royaume-Uni, la Belgique, l’Allemagne fédérale, Kandia sillonne presque toute l’Europe y compris l’Est. L’URSS, les Etats-Unis et la Chine lui déroulent tour à tour, émerveillés, un tapis de star. Satisfaction totale des publics ! C’est une tournée triomphale ! Mais les succès ne lui montent pas à la tête, car Kandia aime passionnément la Guinée et l’Afrique. Malgré toutes les mirobolantes propositions qui lui sont faites ici et là, à travers le monde, Kandia préfère faire son premier tour d’Afrique de la chanson: Côte d’Ivoire, Gambie, Sénégal, etc. Tous applaudissent l’exceptionnel trouvère et ses frères. 

La même année au Festival de Bamako, les Guinéens enlèvent le trophée. Kandia est de la partie. Voilà sa première consécration continentale ! 1958. Et vint la liberté ! Le 2 octobre l’indépendance de la Guinée est proclamée. La mission du poète, philosophe et historien, va éclater sous « le soleil de l’indépendance ». Il rejoint aussitôt les Ballets Africains nouvelle formule. Ensemble, ils séjournent aux Etats-Unis. Un enthousiasme délirant salue un peu partout cette première sortie des Ballets rénovés et labélisés : « Les Ballets Africains de la République de Guinée ». 

A peine de retour à Conakry, les Ballets Africains repartent avec Kandia pour l’Autriche. Il réalise un duo de rêve en chantant avec altesse en compagnie de la célèbre vedette Paul Robeson. Superbe, Kandia se propulse dans un vibrato final qui rappelle aux Occidentaux les ‘’cantadores espagnoles’’. Ce qui l’amuse, lui qui descend des montagnes de son Fouta Djalon natal. Légitiment fier, Kandia  exulte et ses amis jubilent. Ils vivent ces appréciations comme un hommage à la participation africaine, à travers la République de Guinée. Autre surprise, à Boston, devant un parterre fourni de diplomates, le chantre entonne l’hymne national de la République de Guinée, sur l’air d’Alpha Yaya. Plébiscite général. Son chemin artistique croise la gloire qui va l’étreindre jalousement et continument. 

En 1964, à l’aune de ses extraordinaires performances, Kandia est nommé directeur adjoint du Ballet national Djoliba. Il y travaillera cinq ans. Ouvert et dispos, il va innover, dépoussiérer les pas de danse du groupe, en inventoriant les originalités de chaque ère géoculturelle du pays. Il fait appel à des costumiers, des décorateurs, des rythmiciens, des danseurs et chanteurs qui font merveille. En sa compagnie, ce ballet est auréolé des plus belles palmes artistiques dont, en 1966, la Médaille d’or du Festival International du Folklore, en Sicile. 

En 1969, au Festival Panafricain des Arts et de la Culture en Algérie, le continent s’incline devant la Guinée et lui décerne la coupe d’honneur (argent) de solo. C’est alors le rush impitoyable vers les palmarès et les décorations. Kandia et ses amis parcourent encore l’Afrique: la Tanzanie, la Sierra-Léone, le Libéria, la Côte d’Ivoire, etc. 

Toujours à la recherche de nouvelles sonorités africaines, de nouveaux mélanges audacieux, Kandia se fait accompagner par l’orchestre national Kèlètigui Traoré et ses Tambourinis dans une série d’interprétations et de compositions exceptionnelles. Les titres Conakry, Fouaba, Tinkisso, N’na resteront à jamais des classiques de la musique guinéenne. Le Grand Prix de l’Académie Charles Cros 70, sanctionne l’heureuse initiative par un disque d’or à la dimension de l’artiste. 

Poussé par la passion de la perfection et de la rénovation, Kandia trouve son épanouissement dans les sessions avec les musiciens africains novateurs. L’inénarrable joueur de kora malien, Sidikiba Diabaté, est à ses yeux, une de ces références qui méritent le respect, par la noblesse de son jeu avec les 21 cordes de son instrument magique. Ils vont enregistrer aux Editions Syliphone, en trois volumes 33 tours, « L’épopée Mandingue », l’une des plus belles pages de la musique traditionnelle de l’Afrique occidentale. Le dernier chef d’œuvre du chantre au faîte de son art. Message de fidélité et de vérité historique dédié à la postérité. 

L’Ensemble instrumental et choral de la ‘’Voix de la Révolution’’, créé le 4 janvier 1961, sur initiative personnelle du président Ahmed Sékou Touré, est placé sous sa direction. La mission de l’Ensemble est claire : composer, adapter, orchestrer et interpréter les airs populaires, pour que demeure en mémoire l’histoire de la patrie. L’expérience apparait comme un véritable laboratoire de la musique traditionnelle africaine et Kandia devient la ‘’Voix de l’Afrique’’ avant Miriam Makéba ! 

Aux festivals de Tunis et de Berlin en 1973, Kandia le directeur général de l’Ensemble instrumental et choral de la Voix de la Révolution, qu’il est, irradie les cœurs des spectateurs de bonheur. Partout, des salles combles, qu’il fait exploser de sa voix ample et belle. Il accomplit en 1974 ses obligations religieuses, en se rendant aux Lieux Saints de l’Islam, sur une offre gracieuse du Parti Démocratique de Guinée. 

Devenu El Hadj Sory Kandia, avec ses deux épouses et ses sept enfants, l’artiste fête sa foi en un Dieu unique. Il n’était pourtant pas un fanatique. C’est pourquoi, avec le turban et la djellaba, Kandia a encore chanté à travers le monde ! Le parti au pouvoir, le PDG, le distinguera comme Médaillé d’honneur du travail. 

L’histoire sociopolitique africaine retiendra que Kandia, en aède, fin connaisseur de us et coutumes des différentes populations ouest africaines, savait utiliser à bon escient les ressorts de la tradition, pour atteindre des objectifs de paix et de quiétude. L’auteur Siriman Kouyaté raconte dans son ouvrage « Cousinages à plaisanteries », comment Kandia s’est servi de la pratique du cousinage comme ‘’outil d’apaisement’’: «Sory Kandia Kouyaté sut en faire bon usage en 1975, entre les présidents Sangoulé Lamizana de Haute Volta et Moussa Traoré du Mali dont les deux pays étaient en guerre. El Hadj Sory Kandia fut un des artisans, et pas des moindres, de la réconciliation. Grâce à sa voix et à sa connaissance de l’histoire africaine, il sut dans une version extraordinaire de la geste des braves « Djandjon », inviter les deux chefs à dépasser les querelles intestines et à voir en grand l’avenir d’un continent uni et fort. Kandia n’hésita pas un seul instant, devant Sékou Touré et de nombreux invités, à exhorter les deux présidents à s’embrasser, après avoir narré avec une inoubliable éloquence, la force des liens historiques entre les deux hommes et les deux pays, en minimisant et en ironisant au passage, les contradictions et rivalités présentes » 

Je revois encore Kandia au Main Hall du Théâtre National de Lagos, au Festac 77, retraçant avec une verve inégalée la tumultueuse histoire de l’Afrique. Je le revois, ce musicien au sensible doigté et aux notes profondes qui, de sa voix transperçait innocemment le cœur de ce public cosmopolite. Après Lagos, Kandia et l’Ensemble Instrumental sont au mois de mai 1977 en Haute-Volta, l’actuel Burkina Faso. Sa dernière sortie continentale. 

Le 25 décembre 1977, revenant d’un spectacle de la ville de Coyah, quelque 50 Km de Conakry, Kandia est terrassé par des douleurs atroces. Le véhicule s’immobilisera dans la brousse. Hélas, les artistes atterrés n’y pourront rien. La vie venait de refermer ses portes sur un destin brillant, un artiste exceptionnel. Kandia s’éteint à 44 ans. Il est élevé, à titre posthume au rang de Commandeur de l’Ordre National. Il disparait laissant derrière lui les sillons d’une vie bien remplie, que la mort ne saurait effacer de la mémoire des mélomanes du monde.

Ce coffret spécial réalisé par Radio France Internationale, Syllart Productions et Sterns Music , est un bel hommage à Sory Kandia Kouyaté, cet artiste qui a su chanter les grandes épopées africaines, afin que de générations en générations, les hommes se souviennent que l’Afrique a bien son Histoire. Pour que ‘’les soleils des indépendances’’ ne s’éteignent jamais, malgré les éblouissements, les égarements des fils de ce continent, qui ne doit plus courber l’échine que pour travailler et, continuer à écrire son Histoire ! 

Justin Morel Junior

jmj@justinmoreljunior.net

Posté par Rosescorpion à 13:28 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
Tags : , , , , , , , , , ,

Réquisition de la cité : Le DG du patrimoine Bâti, M.NIATE répond à l'homme d'affaires Italien, Guido Santullo

Le 13 avril dernier, le Président de la République, le Pr Alpha Condé, a pris un décret de réquisition d’un an sur la cité du Chemin de fer. En réplique à cette décision, l’homme d’affaires italien, Guido Santullo, qui en est le « propriétaire » depuis plus de 10 ans, est monté au créneau pour menacer personnellement le chef de l’Etat, le Pr Alpha Condé. Il dit avoir porté plainte contre lui en Suisse, à Bruxelles et à la Haye et déclare qu’il va bloquer tous ses comptes bancaires à l’extérieur du pays. Pour en savoir davantage, nous avons rencontré le Directeur général du patrimoine bâti, Moustapha Naïté. Lisez cette interview réalisée par Sénkoun Wagué.

Sénkoun Wagué : pourquoi l’Etat a-t-il réquisitionné la cité du Chemin de fer ?

Moustapha Naïté : l’Etat a réquisitionné la Cité du Chemin de fer pour recouvrer ses droits qui sont violés depuis des années dans cette affaire. Ce bail a été établi en violation de toutes les règles et procédures en vigueur en Guinée. Un contrat aussi sérieux n’a été l’objet d’aucun cahier de charges, ni de demande officielle. Ceci aurait pourtant permis de connaître la valeur des investissements qui seront effectués, la durée du bail et les prescriptions techniques. Je précise que selon le code domanial guinéen un contrat de bail ne doit pas dépasser 60 ans.

Tout ceci prouve que c’est un contrat établi en l’absence de l’Etat guinéen.

Sénkoun Wagué : Comment aurait-il pu avoir le bail sans l’Etat ?

Moustapha Naïté : Monsieur Wagué, il n’y a rien de normal dans ce contrat établi depuis 1997. Il a été établi en violation de toutes les règles en la matière. J’ajoute que normalement un contrat à bail à construction implique le paiement d’un loyer, c’est-à-dire qu’en tenant compte de l’amortissement des investissements, une mensualité en numéraire ou en nature est payée en tenant compte de la durée du bail pour qu’enfin la propriété revienne à l’Etat. Le loyer est donc fixé en fonction de la valeur du montant investi, ce qui augmente au fur des années.

Sénkoun Wagué : à combien peut-on estimer la valeur annuelle des entrées financières de cette cité ?

Moustapha Naïté : Entre 3 000 000 à 4 000 000 $ intégralement sur le dos de l’Etat. Pour mieux orchestrer cette fraude fiscale, il a créé deux sociétés. Une première société en France exempt bien sûr de droit guinéen qui a un compte à la Société générale. C’est elle qui reçoit tous les frais de loyer en Euros et en dollars. Une autre société immatriculée en Guinée reçoit les 15 % des frais de loyer. C’est elle qui paie les charges liée à la Cité Chemin de fer. C’est elle qui est déclarée comme gestionnaire de la cité. C’est elle qui paie par an quelques 45 000 000 FG à l’Etat, sur une entrée financière qui tourne autour de 3 000 000 à 4 000 000 $ US. Nous sommes vraiment dans une sorte d’évasion fiscale et de blanchiment d’argent.

Sénkoun Wagué : Il y a-t-il des zones d’ombre liées à la construction de la cité ?

Moustapha Naïté : Je précise que Guido Santullo n’a payé aucune taxe lors de la construction des 16 immeubles de la cité. A propos d’ailleurs, dans le contrat de bail, il était prévu de construire une station de traitement des eaux usées et une station d’essence. Cela n’a jamais été respecté. Il était également mentionné la construction d’immeubles à usage administratif et commercial. Mais finalement tous les immeubles sont à usage commercial. Pour dire comment les choses sont mal ficelées ou plutôt ficelées à l’amiable, aucune précision n’a été donnée sur le nombre d’étages des immeubles. Rien. Guido Santullo ne possède même pas de permis de construction des bâtiments comme stipulé dans les Lois guinéennes. D’ailleurs aujourd’hui, presque tous ces bâtiments coulent.

Pour dire jusqu’où on est allé loin dans la fraude dans ce contrat, il a été signé sans aucun cahier de charges et Guido Santullo a été exonéré de toutes les taxes à l’importation des matériaux de construction.

Sénkoun Wagué : je reviens à ma première question pourquoi cette réquisition ?

Ce décret de réquisition est une mesure conservatoire. C’est un acte d’autorité à titre conservatoire provisoire pour la sauvegarde des intérêts de l’Etat. La réquisition qui a une durée d’un an est prise pour permettre aux deux parties de confronter les arguments et les documents permettant d’arrêter définitivement cette arnaque de la nation guinéenne. Si Santullo, comme il le crie sur tous les toits, constate que ses droits sont bafoués, qu’il vienne nous confondre avec des documents juridiques en bonne et due forme, au lieu de s’agiter comme un beau diable.  

Sénkoun Wagué, guinee24.com, Conakry

Posté par Rosescorpion à 13:16 - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
Tags : , , , , , , ,

Bien mal acquis : Guido Santullo porte plainte contre le PRG Pr Alpha Condé en Suisse, à Bruxelles et à La Hayes

Après la réquisition de ses immeubles de la Cité Chemin de fer par décret le 13 avril dernier, le propriétaire du bail, le franco-guinéen, Santullo Guido, a déposé depuis hier lundi par le biais de ses avocats, une plainte contre le président de la République, Alpha Condé avec citation directe en Suisse, à Bruxelles et à la Haye pour ‘’détournement de biens’’, a déclaré l’intéressé au cours d’un entretien téléphonique qu’il a accordé à Guinéenews.

Selon Guido Santallu, cette plainte vise nommément le chef de l’Etat guinéen pour avoir ordonné ‘’injustement’’ la réquisition des immeubles de la Cité Chemin de fer qu’il gère dans le cadre d’un bail à construction passé depuis 1997 avec l’Etat guinéen.

Parallèlement à ce procès qu’il veut intenter au président Alpha Condé, Santullo affirme avoir déposé par son avocat guinéen, Me. Diallo, une autre plainte auprès de la Cour Suprême de Guinée pour faire annuler la réquisition de ses immeubles.

Se sentant victime d’une ‘’expropriation’’ de la part du président Alpha Condé, le PDG de Gaeta ZAC explique qu’il ne se contentera pas des seules actions judiciaires contre le Chef de l’Etat guinéen. Celle-ce, précise-t-il, peuvent aller jusqu’au blocage de ses comptes bancaires ou à la restriction de ses libertés de mouvement à travers le monde. Mieux, il entend aller bien au-delà, en déposant une copie de sa plainte avec des explications détaillées relatives à son bail auprès du FMI et de la Banque Mondiale.

Santullo qui ne décolère pas contre le locataire du palais Sèkhoutoureya, se dit surpris et navré par le décret du chef de l’Etat qui, selon lui, vient confisquer ses biens au mépris de lois de la République. Pour lui, s’il y avait des choses à lui reprocher, l’Etat guinéen n’avait qu’à porter plainte contre lui devant les tribunaux. Loin de se sentir redevable à l’Etat guinéen, Santullo estime en revanche, qu’il a beaucoup d’impayés que ce dernier lui doit dans le cadre de différents contrats qui les lient.

‘’Sur les 20 milliards de francs guinéens que l’Etat me réclame, j’ai payé 14 milliards de francs. Cependant, l’Etat me doit à moi sur la cité ex-ENIPRA, 6 millions dollars et 45 milliards de francs guinéens, l’autoroute ENTA, l’Etat me doit dans ce marché, 6 millions de dollars ; la route du Petit-Bateau, 500 mille dollars et on me confisque la Cité parce que je dois payer 500 mille dollars. Que l’Etat me paie toutes mes dettes. Parce que tout est officiel. J’ai tous les papiers authentiques qui sont signés par les ministres de la République. Pourquoi on s’acharne sur moi. Je dis au président Alpha Condé que ça ne va se passer ainsi. Je suis guinéen et je me battrais jusqu’au bout pour recouvrer dans toute son entièreté mes droits face à cet abus. Je vais lui bloquer tous ses comptes bancaires à l’étranger…’’, menace Guido Santullo.

‘’Si l’Etat doit demander des comptes à quelqu’un, je me dis que c’est au ministère de l’Habitat qui a signé ce bail. Je n’ai pas fait de détournements ni une violation de loi et ce n'est même pas moi qui ai fait ces lois pour me dire que je les ai violées’’, a commenté Santullo qui se dit prêt maintenant à affronter et à dénoncer l’acte d’Alpha Condé partout dans le monde. 

Affaire à Suivre...

 

Source :Guinéenews

 

Posté par Rosescorpion à 13:08 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
Tags : , , , , ,

Bien mal acquis en guinée : Qui est Guido Santullo, Ambassadeur itinérant de la République de Guinée ? sur les trace de l'enfant

(Aminata 04/05/2006) C’est le comble du ridicule. En annonçant dans les colonnes de notre confrère guineenews de porter plainte contre le Pr. Alpha Condé, en voulant envisager de saisir les comptes bancaires du chef de l’Etat guinéen, suite à la réquisition par l'Etat de la cité chemin de fer, Guido Santulo n’aurait-il pas besoin d’un internement dans un hôpital psychiatrique? L’Italien serait-il devenu amnésique au point d’oublier, que pauvre ouvrier, manœuvre de son état, débarquant en Guinée dans les années 90, il n’avait comme seule fortune que son sac de voyage ? GUINEE24 vous livre l’enquête exclusive menée par Paul Moussa Diawara, ancien Directeur de la rédaction et de la publication de aminata.com, article publié sur le site aminata.com le 04 mai 2006. Lisez :

Gaeta, la ville natale de Guido Santulo est située à 145 km de Rome. L’équipe d’aminata.com qui a séjourné durant deux semaines en Italie (16 avril au 04 mai 2006), a mené une investigation minutieuse et sérieuse sur l’homme d’affaires italien, un inconnu dans son pays, un membre du cercle présidentiel en Guinée. Quel paradoxe ! Qui est Guido Santullo ? Une enquête de Paul Moussa Diawara. 

Débarqué à Conakry sans les moindres sous en poche, l’enfant de Gaeta (Italie), est issu d’une famille d’ouvriers. Arrivé à Conakry grâce à un ami guinéen (Jean Bosco), formé sur le tas à la peinture, à la maçonnerie…. à force de gestes répétés, du coup du marteau ou du pinceau, Guido Santullo est aujourd’hui à la tête d’une fortune colossale non pas héritée de son père ; mais plutôt amassée voire ramassée en Guinée avec la bénédiction du général-président Conté. Cité chemin de fer à Conakry, l’immense domaine de Bel Air à Dubréka…, la réussite spontanée et spectaculaire de Guido Santullo suscite assez d’interrogations, même si le secret est bien connu de tout le pays : attribution, au mépris de la loi, des marchés publics sur ordre du Président Lansana Conté à l’ouvrier devenu en un laps de temps un richissime homme d’affaires. Au point qu’aujourd’hui, il figure parmi les personnalités du cercle présidentiel. Et son séjour au chevet du général-Président, évacué d’urgence dans la nuit du 17 au 18 mars à Genève n’a fait que renforcer cette réalité.

En effet, partis de Rome le vendredi 28 avril à 8h du matin, nous traversons les villes de Pomezia, Aprilia, Latina, Terracina, Fondi pour arriver à 12h à Gaeta. Mais, si nous avons accusé un tel retard pour arriver dans une ville située seulement à 1h30, c’est parce que souvent à des heures de pointe notamment les matins, les embouteillages monstres sont fréquents sur les autoastrada (Autoroute). Dans cette superbe ville touristique, bordée d’une immense mer, bourrée de restaurants qui ont pour nom : Copacabana, Dune, Arenautica, Piano Bar, Rocce, Capitan Ventura…., pleine de plages, des touristes venus de toute l’Italie et d’ailleurs ont déjà pris d’assaut toute la zone où, la température est estivale contrairement à d’autres contrées du pays et d’Europe. Sans la moindre adresse de l’homme d’affaires, pour éviter de perdre notre journée à rechercher la résidence de Guido Santullo, nous nous rendons à Posteitaliane, précisément à Ufficio Postale Gaeta, Piazza Carlo III. Il est 11h50. Munis du ticket A 297, quand notre tour arriva, nous demandons à la guichetière que nous venons de Rome, et que nous recherchons l’Ambassade de Guinée à Gaeta. Etonnée, la femme nous répond qu’il n’y a pas d’Ambassade de Guinée à Gaeta. Qu’elle n’en a jamais entendu parler. Alors, nous demandons si elle connaissait la résidence de Guido Santullo. La gentille dame nous explique que selon la législation en vigueur, qu’il leur est interdit de donner l’adresse des gens. Avant de nous conseiller à nous rendre à la Marie de la ville, située à 500m de la Bancoposta (La Banque postale). Là, nous sommes bien accueillis par un des employés de la Marie, auquel nous exposons la raison de notre présence dans leurs locaux. Guido Santullo ? S’interroge t-il. Après quelques petites secondes d’incompréhension liées à notre accent certainement francophone en prononçant le nom Santullo, il rentre dans un bureau et ressort avec un bout de papier sur lequel il est mentionné : Guido Santullo, Via Flacca, Contrada-Ariana, Km 26.500

Selon cette indication, nous avons largement dépassé l’endroit, laissé derrière nous. Nous reprenons le chemin retour de Rome. Nous nous arrêtons devant un restaurant qui nous a été indiqué. Interrogée, la dame qui tient les lieux affirme ne pas connaître Guido Santullo, et qu’il serait préférable d’aller voir devant. Nous poursuivons notre route vers Rome. Sans succès. Encore une fois, nous décidons de demander dans un autre restaurant de la contrée. En exhibant l’adresse devant le vigile, il nous informe que nous avons dépassé l’endroit. En effet, faut-il dire, qu’à l’image de la plupart du relief du pays, la ville de Gaeta est cernée par les montagnes où, l’habitat est aux caprices de la nature. Des superbes maisons, de somptueuses villas se trouvent au sommet des montagnes, sur les collines, dans les vallées…. Nous rebroussons chemin et demandons dans un des nombreux restaurants qui peuplent le coin. Cette fois, la chance pour nous est d’avoir trouvé quelqu’un que nous préférons ne pas décrire comme c’est le cas des restaurants que nous taisons les noms par mesure de sécurité. Il nous dit connaître non pas Guido Santullo, mais plutôt son petit frère, Etoré Santullo. L’homme de main de son grand frère en Italie, qui fait des va-et-vient entre Gaeta et Conakry. 

Enfin, avec cette indication, nous retrouvons le lieu. Située au bord de la route, la somptueuse et immense résidence de Guido Santullo s’étend jusqu’au bord de la mer. Cette superbe résidence est, selon les commentaires qui se font à Gaeta, la plus imposante de la contrée. Mais ce qui est plus étonnant, c’est le caractère officiel, digne de la représentation diplomatique d’un Etat conféré à l’endroit. En effet, dans la cour de ce vaste domaine flotte le drapeau guinéen : rouge-jaune-vert. Deux grosses Mercedes cylindrées aux couleurs grise et métallisée avec des immatriculations diplomatiques guinéennes. Sans oublier l’inscription flanquée au portail : Residenza Ambasciatore Itinerante Repubblica della Guinea, Guido Santullo. Villa Nino. Autrement dit, Résidence de l’Ambassadeur Itinérant de la République de Guinée. Le numéro de téléphone est : (0039)-07-71-46-23-27. Comment, quand et pourquoi Guido Santullo est-il devenu Ambassadeur itinérant de la République de Guinée ? A quel titre bénéficierait-il de tous ces avantages ? Quel mépris pour la Guinée !

Par ailleurs, de l’avis de ses compatriotes notamment des hommes d’affaires italiens qui souhaitent investir en Guinée et qui lui demandent des conseils, Guido Santullo ne peut pas faire en Italie, ce qu’il fait en Guinée. Il n’est pas connu du monde des affaires où, certains ne l’ont découvert que grâce à la place qu’il occupe au sein du cercle présidentiel guinéen et au passage du Président Conté à Bergamo en septembre 2003, passage au cours duquel il a été présenté par le chargé d’affaires de l’époque, M. Soumah, aujourd’hui Ambassadeur de Guinée en Libye comme le chargé des affaires du Chef de l’Etat. En privé, aux hommes d’affaires italiens, Guido Santullo déconseille la Guinée, qu’il présente comme un pays d’anarchie, instable, menacé de guerre à tout moment où, la corruption et l’insécurité sont un danger pour les capitaux italiens. Au fait, en agissant ainsi, Guido Santullo redoute la concurrence de ses compatriotes qui veulent investir en Guinée. Selon le témoignage d’un patron italien du bâtiment, les constructions de Guido Santullo sont non seulement de mauvaise qualité et le coût est très élevé. En sabotant l’arrivée de ses compatriotes en Guinée qui ont plus de moyens que lui, capables de faire mieux que lui, Guido Santullo ne souhaiterait pas être démasqué par la clientèle guinéenne. Et surtout, il voudrait détenir à tout prix le monopole dans la construction en Guinée. En tout cas, notre long séjour en Italie nous a permis de comprendre que ce débrouillard, n’est pas l’Ambassadeur de l’architecture romaine réputée être l’une des meilleures au monde. Loin s’en faut ! Le meilleur moment de s’en rendre compte est la saison des pluies à Conakry. Les maisons coulent. Les peintures se dégradent. Bref, tout se détériore. 

Guido Santullo est-il réellement un homme d’affaires ? Si jamais c’était vraiment le cas, il n’aurait pas cherché le passeport diplomatique guinéen, obtenu grâce à la pagaille que lui-même dénonce devant ses compatriotes parlant des autorités politiques du pays, pour se mettre à l’abri de nombreux problèmes qui le menacent de poursuite en Italie. N’est-ce pas la raison qui lui a conduit à opter également pour la nationalité française dont il détient? Sans le moindre doute. 

Nous y reviendrons. 
Paul Moussa DIAWARA
Directeur de la Rédaction et de la Publication d’aminata.com
E-mail : pmoussa@aminata.com, pauldiawara@yahoo.fr

Source : Guinée24

Posté par Rosescorpion à 12:52 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
Tags : , , , , , , , , , ,
jeudi 19 avril 2012

Culture : L'anniversaire de N'Ko Fêté à New-York

La Communauté africaine vivant aux Etats-Unis a commémoré ce dimanche 15 avril 2012  à New York, le 63e anniversaire de l’invention de l’écriture N’ko sous la haute présidence de Son Excellence Monsieur Mamadi Touré, Représentant Permanent de la République de Guinée auprès des Nations Unies.

La civilisation d’un peuple se mesure sur l’étendue de sa littérature qui repose essentiellement sur une langue à travers laquelle elle est exprimée. La nôtre est le N’ko qui est entrain de s’inviter dans l’histoire humaine comme une langue de science que certaines grandes organisations et universités ont commencé à utiliser dans leurs programmes en plus de sa propagation dans la communauté Ouest-Africaine.

C’est pourquoi, les intellectuels, les hommes de lettres, les ressortissants des pays de l’Afrique de l’Ouest et  les sympathisants
de l’écriture N’ko se sont retrouvé dans une ambiance festive et conviviale ce week-end dans la grande salle des fêtes de l’Avenue
Gérard de Bronx pour glorifier la création de N’Ko par le savant Solomana Kanté.

Outre Son Excellence Monsieur l’Ambassadeur Mamadi Touré,  plusieurs autres personnalités étaient présentes  à cette cérémonie. Notamment,l’héritier de Solomana Kanté, Baba Mamadi Diané professeur à l’Université de Caire en Egypte, Aboubacar Diakité, professeur de N’Ko et chef du département des langues de l’Afrique de l’Ouest à la célèbre Université Harvard de Boston, le fils de Solomana Kanté,Amadou Kanté, le Président de l’Association Manden n’ko, Moussadian Kourouma, le directeur de la Radio Mandingue Billo Sanoh, la Présidente des femmes du Manden, Fatoumata Magassouba, le Doyen Elhadj Karamo Keita et nos Imams de la place, Mohamed Djounidi Diaby, Saidou Kaké, Bérété …

Mais s’il y a y une présence qui a retenu beaucoup plus l’attention de l’audience, c’était  celle de Mr Howard Gutowitz, Citoyen américain travaillant au compte de l’Entreprise EATONI de Manhattan (New-York) pour la conception en 2011 de l’application numérique  « TwTool N’KO » compatible avec les programmes de I-Phone, de I-Pad et du Macintosh.

Sans oublier bien sûr, Mme Sarata Camara journaliste à la Radio Mandingue et Moustapha Condé paneliste à la même radio, respectivement marraine et parrain des festivités de  cette journée mémorable.

Après les salamalecs d’usage et la présentation de la physionomie de la salle, par le grand modérateur qui manie aussi bien le N’ko que la langue  de  Molière, Amadou Babila Keita, les choses sérieuses commenceront, comme il est de coutume dans le Manden,  par la lecture du coran par l’imam Mohamed Djounidi Diaby..

Comme avant-goût, l’infatigable promoteur de la langue N’ko aux Etats-Unis Ibrahima Traoré, très  ému, tentera de sécher d’abord ses larmes avant de  gratifier la salle d’un récital genre poème repris par ses élèves dont les mots interpellaient chacun à la connaissance et à la vulgarisation de cette écriture exceptionnelle.

A tout seigneur tout honneur. C’est Son Excellence Mamadi Touré qui s’adressera le premier aux participants en français et en N’Ko. Dans son allocution, il félicitera les organisateurs de la cérémonie et remerciera tous ceux qui ont voulu faire le déplacement avant d’attirer l’attention de l’audience sur l’importance de l’écriture et de vanter les mérites de l’inventeur Solomana Kanté. « C’est en lisant un article écrit par un journaliste libanais dans lequel était écrit, entre autres, que les Africains n’avaient pas de système d’écriture propre et semblaient ne pas s’intéresser à l’écriture, que Fodé Solomana Kanté décide de créer le N’ko, un système de transcription des sons de la langue mandingue, qui lui semble plus adapté à la transmission du savoir et à la pédagogie que des systèmes de transcription étrangers comme l’alphabet latin ou l’alphabet arabe.

Aussi, une de ses  motivations fut surtout de cette phrase prononcée par Soundiata Kéita en 1236 à Kouroukanfouga  quand il a dit en s’adressant aux Mandenkas, mesdames, mesdemoiselles, messieurs et tous ceux qui disent n’ko… » a ajouté le Représentant permanent de la Guinée aux Nations Unies.

Avant de rendre le micro au modérateur, l’Ambassadeur invitera les Mandenkas à laisser grandement ouvertes les portes de Manden à toutes les autres ethnies  car, nous sommes d’abord  Guinéens avant tout.

Tel père tel fils,  c’est en N’ko, sans aucun mot d’une langue étrangère qu’Amadou Kanté, fils de Karamo Solomana, fera un exposé sur la biographie de son père avant de  lui rendre un hommage mérité pour le travail accompli durant toute sa vie pour la promotion de la culture africaine  à travers l’écriture N’ko qui constitue aujourd’hui un héritage qui fait la fierté des peuples d’Afrique de l’Ouest. Aussi remerciera-t-il ceux qui se battent pour perpétuer cette écriture depuis  la disparition de son illustre père  en 1987.

N’Karamo Baba Mamadi Diané, venu direct d’Egypte sur invitation de l’Université Harvard de Boston, a expliqué à l’auditoire toute la genèse de l’écriture N’ko. Cette genèse du graphisme N’ko  qui a pour décor Bouaké, ville du centre de la Côte d’Ivoire où le N’ko est né le 14 avril 1949.

Lui-même auteur de plusieurs publications dont les plus célèbres, le dictionnaire arabe-n’ko, la grammaire simplifiée et le vocabulaire orthographique Mantaaya, pour lui, son maître n’a pas été un savant dont l’œuvre s’arrête à l’invention de l’alphabet N’ko, il a été après 38 ans de recherches, à la base des ouvrages scientifiques, théologiques, littéraires, linguistiques, philosophiques et thérapeutiques.

Le savant produira 9 livres syllaber, 16 livres de lecture, 25 livres des sciences, 24 livres de littérature, 48 livres d’histoires, 1000
livres de médecine, 38 livres de théologie et 4 livres de philosophie.C’est à cause de l’envergure scientifique de sa personnalité que le fondateur de l’Alphabet N’ko est considéré à juste titre par les chercheurs occidentaux comme un encyclopédiste du type du siècle des lumières en Europe.

Le dernier intervenant de la soirée fut le professeur de N’ko, Mr. Aboubacar Diakité de Boston. Dans une éloquence inouïe et une maitrise totale du domaine, le chef de département des langues de l’Afrique de l’Ouest à l’Université Harvard a expliqué dans un langage clair et précis la nécessité pour les Africains de se prendre désormais en charge en exploitant sérieusement ce grand cadeau que Karamo Fodé Solomana  nous a laissé. « Si nous ne nous intéressons pas à notre écriture, les Occidentaux l’étudieront et viendront  nous l’enseigner en Afrique. Et rassurez-vous que ce sera une nouvelle forme de colonisation qu’on pourra appeler la colonisation culturelle… », a-t-il martelé avec des exemples à l’appui.

Ce premier « Simbonsi » organisé à New York, s’est achevé par des séries de questions auxquelles les grosses têtes de N’ko ont apporté des réponses convaincantes. Par exemple à  la question de savoir si l’écriture N’ko pourrait dans l’avenir  nous servir dans le processus de développement technique et technologique de notre pays ou bien elle se bornerait seulement à la transcription de nos contes et la traduction des livres islamiques comme ce fut actuellement le cas, Mr. Aboubacar Diakité répondra qu’il y a des ouvrages de recherches qui ont été publiés ici et là  dans plusieurs domaines. Il citera entre autres, la création de polices d'ordinateurs N'ko pour les programmes Linux et Macintosh, la compatibilité de N’ko  avec les programmes de I-Phone et de I-Pad, l’invention du  compresseur de comprimé et du séchoir de médicament et  le manuel sur les techniques agricoles.

Pour soutenir cette écriture pour la postérité, Dr. Ibrahima Magassouba proposera la création d’une Organisation Non Gouvernementale (ONG) qui pourra financer dans le futur les recherchesde nos savants en N’ko dans les domaines de la science et de la technologie. Une initiative qui  sera vivement saluée par un tonnerre d’applaudissement de la salle.

Les mots de la fin seront les témoignages  des participants et les bénédictions des sages pour le repos de l’âme de l’illustre africain
que fut Solomana Kanté et le rayonnement du N’ko. Et bien évidemment, à travers elle, développer les autres langues nationales et la culture africaine, comme l’a si bien fait remarquer l’Ambassadeur  Mamadi Touré dans son intervention.

Un reportage de Bangaly Condé « Malbanga »


Condebs09@yahoo.com

Posté par Rosescorpion à 16:12 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
Tags : , ,

Opinion : La fameuse vidéo avec BK (Bernard Kouchner )

N'est-ce pas l' Hôpital qui voudrait se moquer de la charité ?

 

Citation de circonstance :

‘’Il suivait son idée ; C’était une idée fixe et  il était surpris de ne pas avancer !’’                            Jacques Prévert.

Avertissement : Le  lecteur qui n’a que peu de temps, pourrait   passer directement à la partie B , l’introduction  étant  réservée  à ceux qui ne  connaîtraient pas  encore le bissaps !

PartieA

Qu’est-ce que notre Président aurait encore fait ?

On sait maintenant  que  les  voix  qu’entendait Jeanne d’Arc-en ciel, au XVème  siècle,  étaient celles du  Pr Alpha Condé,  qui lui dictait dans les  oreillettes, les instructions de Sékou Touré,  pendant qu’elle cherchait sa luxus  mal garée  in  London , entre Westminster Abbey et   Carnaby Street  où l’avait attendue  Kouchner,  qui lui avait proposé son fils, pour la construction d’une base secrète aux Bermudes, afin d’ y planquer les urnes ‘’intelligentes’’ capables de contenir les deux  milliards de bulletins fabriqués hors de la voie lactée  par Lucény Camara,  dans le but de truquer les prochaines  législatives de Juillet 2012 que certains opposants désespérément tordus,  ne renonceront jamais à tenter de renvoyer aux calendes grecques à cause de la faillite de l’euro à Salonique ; Et c’est lors de ce  tête à tête avec l’ancien Ministre français, que  Jeanne la sorcière avait pris l’apparence du Professeur (sur la fameuse  vidéo),  pour  déguster le gouleyant nectar introuvable sur Terre, parce qu’OBAMA avait  imposé dès  732 à Poitier,  de le faire  mettre désormais en bouteille  sur la lune, pour empêcher la famille  Zulficar  du Pakistan, de trafiquer ce vin d’un cru exceptionnel avec les Afghans qui en veulent aux kenyans !!!  Et c’est ce qui avait valu à la Pucelle d’Orléans, d’avoir été brûlée vive par Dadis !!! 

ET PUIS QUOI ENCORE ?  

Je m’occuperai très prochainement de la rédaction d’une nouvelle Genèse (histoire d’alimenter vos chimères), qui contiendra  le  réquisitoire absolument dantesque  contre ces poivrots de Mandingues, dont la soûlographie était connue bien  avant le Big bang …, et c’est d’ailleurs cette tare  qui m’avait personnellement empêché de mater furtivement les notes du Seigneur (sans blasphème car j’ai la foi très sacrée), afin de mémoriser pour l’Humanité, la démonstration divine de la fameuse  hypothèse de Riemann que  Caen et Abel avaient perdue  lors de leur passage par  le trou noir qui était le meilleur raccourci entre le fameux fond diffus cosmologique,  et le jardin d’Eden d’où jailliraient les foultitudes de galaxies multiformes de l’Univers …, bref ! La lecture de mon ouvrage vous occupera sérieusement, et suffisamment longtemps ,  pour que vous ‘’lâchiez les baskets’’ aux vrais patriotes désireux de TRAVAILLER au développement économique, touristique, social, culturel …,  de cette Guinée que  CDD, Sidya et autres avatars, issus de milieux mafieux ethniquement composites,  avaient naguère mise en coupe réglée entre 1984 et 2010.

Boof ! Je vous laisse cuver ce que vous avez du boire de travers, pour m’occuper assez sérieusement de vos pulsions intégristes, en vous rappelant tout de même qu’il ne faut jamais cracher en l’air car,  en matière d’alcoolisme, chacun sait où pencherait  la balance chez nous… ; C’est un ancien secret de Polichinelle. 

Partie B

Le détournement d’innocentes images officielles,  étaye et confirme la  thèse de l’acharnement sélectif à l’infini, compris de tous les guinéens dans l’entre deux tours,  avant le coup de semonce du first Ministre de la transition, JMD.

Et pourtant, nos activistes bornés et malhonnêtes, sélectivement amnésiques sur leurs propres et récentes gestions corrompues entre 1984 et 2010, ne comptent  pas désarmer !

Ils iront de complots économiques  en tentatives d’assassinat et harcèleront continuellement (comme au temps du premier régime) car, leurs intérêts résident dans  l’échec de tous ceux qui tenteront d’aider les populations guinéennes : de  Bana Sidimé de la route des Princes, jusqu’à big Alpha et ses travaux d’hercule à travers tout le pays, en passant par  Camara  en  début de règne qui donna l’eau, l’électricité,  et désenclava plusieurs quartiers en y bitumant des  ruelles jadis inaccessibles même à des chars d’assaut.  

Nos prédateurs ont déjà réussi à occulter les audits,  qui auraient appelé sur eux le jugement populaire et les sanctions, qui auraient discréditer quelques meneurs, comme le petit gars  qui avait juré ‘’mon pied son pied’’ , ou cet autre ethnocentrique  tyranneau dépravé (aussi imbibé d’alcool que sa tendre moitié… car tout se sait effectivement), qui s’étaient ingéniés à détourner la totalité de nos budgets en vingt cinq ans, pillant au passage l’essentiel de notre patrimoine culturel, ou historique, et assassinant massivement des fils du pays  en luttes contre des mafieux, parrains de la drogue et de toutes sortes de trafics, empêchant par leur duplicité d’aboutir (avant la lettre), à ‘’notre printemps arabe’’ entre Juin 2006 et Février 2007.

Mais cette fois-ci, ce qui s’avère faux,  ou mal interprété, d’un côté, pourrait être ravageur de l’autre, si l’on nous pousse à tout dévoiler ! Par conséquent, ne faites pas comme Gribouille, qui avait plongé dans l’eau d’une mare, pour  éviter d’être mouillé par la pluie. 

La nature est heureusement bien faite car, personne au monde ne me croirait si j’annonçais dans ces lignes, ma dépendance  à l’alcool ! Et c’est bien pourquoi des gens de ma qualité, peuvent se permettre (dans les avions ou dans les grands  restaurants), de boire du vin pendant les repas, sans la moindre conséquence.

Et ne tombons pas dans le ridicule car, nos  manipulateurs seraient-ils tout seuls à ignorer que plus de 88% des guinéens de l’intérieur (ni chrétiens, ni animistes), n’avaient pas  attendu le changement de 2010, et l’investiture d’Alpha, pour s’adonner peu ou prou à l’alcool ?  Question grave :

La  Guinée reste-t-elle,  en 2012,  une République laïque ?

 Si oui, alors que cherche-t-on à insinuer,  ou plutôt,  qui (sur la planète), voudrait-on édifier sur l’ivrognerie d’un chef d’Etat  intègre sur tous les plans :

-         les  84 % de sunnites,

-         les 15 % de chiites,  

-         ou la poignée de Kharédjites (1%) ?

Quand,  et  surtout  au nom de quelle loi,  interdirait –on  le vin (et peut-être  bientôt  la messe),  aux guinéens, sur  toute l’étendue d’un  territoire ‘’œcuménique’’ ,  où les cultures  animistes ou hâtées,   ne doivent  non plus  être  ni méprisées, ni marginalisées, ni étouffées … par les plus  intolérants, forcément  les plus bruyants  ?

N’est-il pas temps, de laisser  un peu d’espace  aux  autres composantes de la Nation,  faute de réhabiliter toutes les cultures  ancestrales  uniformisées  ou dissoutes (voire ‘’proscrites’’),  par toutes les hordes d’envahisseurs des siècles  passés?

Si la laïcité existe encore dans notre constitution, alors les peuplades  envahissantes et intolérantes de l’humanité,   devront  se résoudre (une fois pour toutes), à renoncer à  réduire les autres  cultures, les autres civilisations, les autres religions…, tant  que les libertés publiques ne  seront  pas bafouées,  comme c’est  le cas dans toutes les régions  de prolifération des  armes et des drogues,  avec en  corollaires  les  insécurités, les violences, la prostitution, les dépravations des mœurs etc. !

§- ‘’Vos bureaux,  dans  la  fonction publique,  ne sont plus que des lieux de prières supplémentaires  dans la capitale…’’ !  C’est  un ami  étranger qui me fit ce constat en Mai dernier ! La  conséquence  grave, directe,  étant  la baisse  de  la productivité dans ce  secteur névralgique, entre 13 h et 17h  car,  l’essentiel du temps  est  consacré aux  ablutions et aux  prières,  sous les regards parfois  médusés de ceux qui ne comprennent  pas cette ferveur plus excessive qu’en Iran . Et les  journées  des  Vendredis  en particulier,  sont rognées aux deux bouts car, les travailleurs  arrivent  vers 10H30  (à cause des bouchons),  et  repartent  vers  11 heures , pour le culte !

Débattre de ces sujets,  aiderait mieux notre pays que  vos approximations et  amalgames douteux, destinés à ternir l’image de chaque personnalité étrangères, qui fréquenterait notre Président  or,  à propos de Monsieur Kouchner, sa bienveillance nous avait bien aidés, lorsque la situation guinéenne explosive, avait nécessité  en Février 2007,  une journée complète de rencontres entre notre petit groupe (avec Ibrahim Sorel Keita et quelques autres), et  plusieurs responsables du  Parlement européen de Strasbourg, avant de nous rendre  dès le lendemain, (malgré la distance et la fatigue), à l’autre bout de l’hexagone où se tenait le 24ème  sommet de la France-Afrique à Cannes avec Chirac et,  une fois sur place,  c’est  devant des cafés offerts par Monsieur Kouchner,  qu’il nous écouta attentivement, avant de nous appuyer, afin de faire prendre en compte nos doléances sur  le chaos au pays… ;  Les chefs d’Etat  avaient  effectivement exprimé leur préoccupation, et avaient  adopté  la déclaration  de circonstance  sur la situation guinéenne de l’époque.

Si des personnes  aussi équilibrées,  et aussi responsables que  Monsieur Kouchner et le Pr Alpha, sont des poivrots, alors  je veux bien passer moi-même pour un affreux soûlard.

Et  cessez de cogner sur tout ce qui bouge, car vous  risquez  dans un avenir proche de vous faire refouler par les démocraties, au delà de la fameuse latitude naguère défendue par Charles Martel  parce que, ces démocraties, se sont affranchies des Papes en particulier depuis longtemps  et ne sont plus compatibles avec des théocraties esclavagistes qui prêchent en plein XXI-ème siècle,  des  thèses folles d’anachronismes !

La partition de la Guinée n’étant  pas à l’ordre du jour, l’ensemble du territoire doit rester  accessible aux  minorités animistes méprisées,  aussi bien  qu’aux  catholiques confinés,  etc.,  Et  en ces temps  troublés où  des groupes intégristes  islamistes  indépendantistes  nous ont imposé  la sécession du Nord de la République du Mali, nul ostracisme ne sera toléré en République de Guinée.

Pour conclure, insistons sur le fait que certains opposants,  prêts à toutes les bassesses, feront  toujours fi de la poutre enfoncée dans leurs yeux, pour montrer  la paille dans l’œil du voisin. Une amnésie sélective  gouverne  leurs actes et les pousse  à  ne s’attaquer depuis toujours  qu’aux mêmes, épargnant systématiquement  ceux de leurs ‘’proches’’ ayant participé à  tous les régimes successifs de 1958 à 2012 , en restant de dangereux prédateurs  très futés, au point de ne jamais être inquiétés, dans leur entreprise de sabotages destinés à  empêcher la démocratisation et tout  développement  dans leur propre pays !

Paris, le 18 Avril 2012

Cissé Oumar de Bma : 00 336 26 12 78 91

essikleduc@yahoo.fr

Posté par Rosescorpion à 16:06 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
Tags : , , , , , , , ,
mercredi 18 avril 2012

La guinee-bissau signe un accord de transition

La junte et les partis d'opposition se sont mis d'accord pour organiser des élections d'ici à deux ans. La junte militaire et les principaux partis de l’opposition en Guinée-Bissau se sont accordés ce mercredi sur une transition de deux ans, faisant fi des pressions de la communauté internationale qui exigeait un retour rapide à l’ordre constitutionnel. L’accord, signé après plusieurs jours de tractations entre militaires et ex-opposants au régime du Premier ministre déchu Carlos Gomes Junior, confirme la dissolution des institutions renversées par le coup d’Etat du 12 avril, ainsi que la création d’un «Conseil national de transition»chargé de désigner un président et un gouvernement de transition. L’armée se retirera dans les casernes «une fois le nouveau président investi», ont précisé des sources ayant participé aux discussions. Des élections présidentielle et législatives seront organisées à l’issue de la période de transition.Armée maintenue «L’Assemblée nationale est dissoute, le président et le gouvernement sont destitués», selon ces mêmes sources. L’accord, signé en présence de la presse, stipule également que «la structure hiérarchique de l’armée est maintenue». Le coup d’Etat est intervenu à un peu plus de deux semaines du second tour de la présidentielle qui devait opposer le 29 avril M. Gomes Junior, donné favori, à son principal opposant Kumba Yala. Ce dernier avait annoncé qu’il refusait d’y participer invoquant des «fraudes massives» au premier tour. M. Kumba Yala avait condamné tardivement le putsch tout en déléguant des représentants de son parti aux pourparlers engagés avec la junte depuis dimanche. Arrêtés par les militaires le jour du coup d’Etat, le président intérimaire Raimundo Pereira et le Premier ministre Gomes Junior étaient toujours détenus mercredi par l’armée, tout comme plusieurs membres de l’ancien gouvernement.Appel à l’Onu Ces derniers jours, les pressions s'étaient accrues sur les putschistes pour qu’ils libèrent les deux dirigeants arrêtés. «Ils seront libres dès que les conditions de sécurité seront réunies», avait déclaré mardi le porte-parole de la junte. Mercredi matin, l’armée avait brièvement interpellé l’ancien secrétaire d’Etat aux Anciens combattants, le général Fodé Cassama, avant de le relâcher, selon sa famille. Six jours après le putsch, la liste des personnes détenues n’a toujours pas été rendue publique par la junte. Si M. Gomes Junior, malade et souffrant de diabète, a pu être vu samedi par une équipe du Comité international de la Croix rouge (CICR), nul n’a pu rencontrer le président intérimaire à ce jour. «Nous ne l’avons pas vu mais nous aimerions le voir», a déclaré mercredi le responsable de la communication du bureau régional du CICR à Dakar, Dénes Benczédi.Stabiliser la démocratie Mardi, au lendemain d’une tentative de médiation de la Communauté des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao), l’Union africaine avait suspendu la Guinée-Bissau de toutes ses instances menaçant les putschistes et leurs soutiens civils et militaires de sanctions. L’ancien parti au pouvoir, le Parti africain pour l’indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC), a appelé mercredi «l’Onu à envoyer en Guinée-Bissau une force de stabilisation pour protéger la jeune démocratie». «L’appui de la communauté internationale est nécessaire pour la Guinée-Bissau qui a besoin de stabilité», a déclaré son secrétaire national Luis Olivares alors que, depuis son indépendance en 1974, cette ancienne colonie portugaise vit au rythme des coups d’Etat, tentatives de putsch et assassinats politiques sur fond de rivalités pour le contrôle du trafic de cocaïne. (AFP

Posté par Rosescorpion à 20:39 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
Tags : , , , ,
lundi 16 avril 2012

Communiqué

                       Compte-rendu  de la réunion du 14 avril 2012

                                                                                                      

 Club Ahmed Sékou Touré-France

Adresse : 129, rue nationale-Paris 13ème                                                 

Emails: clubastfrance@yahoo.fr

Tel:0953923837                                                                                                                                                                                                           

Club Ahmed Sékou Touré de France

Le club Ahmed Sékou Touré de France a tenu  une réunion de prise de contact entre ses membres et sympathisants samedi 14 avril 2012, à son siège dans le 13ème arrondissement de Paris.

Cette première rencontre essentiellement orientée  à la présentation du club quant à ses objectifs a connu une importante mobilisation autour d’un débat participatif.

  • Réexaminer les statuts par l’ensemble des membres du club en vue d’apporter des améliorations avant de les déposer à la préfecture de PARIS.
  • Rencontrer les Guinéens de France dans un bref délai, avant de lancer une première activité dans l’hexagone. Tels ont été les points forts de la rencontre.

Il a été proposé par les membres présents de mettre en place un bureau exécutif provisoire permettant de mener à bien les activités du club. Ainsi : Monsieur Kémoko Camara et madame Kaba Sylvie ont été élus respectivement Président et vice-Présidente du club. Les secrétariats à la communication et aux relations extérieurs reviennent à Lamine Traore et Samuel Diabaté. Caroline Béraud et Lucas Giangrandi sont aux secrétariats aux affaires sociales.

Un bureau définitif sera élu lors du lancement de la première activité. Le club  a le grand plaisir d’informer qu’il reste accessible à toute personne désirant adhérer.

Le Secrétaire chargé à la communication

Lamine Traore

Posté par Rosescorpion à 14:30 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
Tags : , , , , , , , , , , ,

Guinée-Bissau ferme son espace aérien et maritime

BISSAU (Reuters) - Les militaires putschistes de Guinée-Bissau ont annoncé lundi la fermeture de leur espace aérien et maritime, prévenant que toute intrusion serait suivie d'une "riposte militaire".

Toute violation de l'espace aérien et maritime conduira à une "riposte militaire", ont-ils averti dans un communiqué qui invoque des raisons de "sécurité nationale".

Cette mesure est un défi à la communauté internationale, et à l'Afrique en particulier, qui a unanimement condamné le coup de force du 12 avril à Bissau.

Les chefs militaires ont pris le pouvoir après avoir arrêté le chef de l'Etat par intérim, le président Raimundo Pereira, ainsi que l'ancien Premier ministre, Carlos Gomes Jr. Ce dernier est le candidat du PAIGC qui est arrivé largement en tête au premier tour, le 18 mars, de l'élection présidentielle. Le second tour est, en principe, prévu le 18 mars.

Les chefs de l'armée ont annoncé avoir formé un "conseil national de transition" comprenant certains partis politiques bissau-guinéens. Le PAIGC, première formation de cette ancienne colonie portugaise d'Afrique de l'Ouest, n'en fait pas partie.

La décision de fermer sans préavis l'espace aérien et maritime intervient alors qu'une délégation de haut-niveau de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest s'apprête à se rendre à Bissau pour remettre un message de fermeté aux militaires dont l'initiative a été jugée "inacceptable" par la Cédéao.

La délégation ouest-africaine, dit-on, sera autorisée à faire le déplacement pour rencontrer les chefs militaires bissau-guinéens.

Ce week-end, la Communauté des pays lusophones (CPLP), dont fait partie Bissau, a apporté son soutien à l'idée de la constitution d'une force d'intervention mandatée par les Nations unies en concertation avec l'Union africaine et l'Union européenne.

La capitale bruit également de rumeurs selon lesquelles un navire de guerre portugais a mis le cap sur la Guinée-Bissau afin de procéder à d'éventuelles évacuations de ressortissants étrangers.

Alberto Dabo, Jean-Stéphane Brosse et Jean-Loup Fiévet pour le service français

Posté par Rosescorpion à 14:18 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
Tags : , ,

Biens Publics : Les immeubles de la cité chemin de fer sont réquisitionnés

Construit depuis 1998 après un contrat de bail passé entre le ministère de l’urbanisme et de l’habitat de l’époque le 24 novembre 1997 et la société de l'italien Santullo, la cité communément appelée ‘’ cité chemin de fer’’ fait l’objet d’un litige entre le gouvernement guinéen et la société de l’homme d’affaire italien.

Et ce n’est pas la direction générale du patrimoine bâti public qui dira le contraire. Cette direction s’est plusieurs fois soulevée pour dénoncer la main mise de la société sur ce patrimoine de l’État au détriment de la Guinée.

Et bien, l’épilogue est enfin tombée vendredi avec le décret du président Alpha Condé qui a réquisitionné tous les immeubles de la cité pour un an. Ainsi en a décidé l’État guineen, selon Alpha Condé.

Une histoire sans doute d'éponger les dettes et arriérés que la société doit à l'Etat guineen.

D’ici là, le même décret du président Alpha Condé a confié la gestion des immeubles à la direction générale du patrimoine bâti public qui a, la charge de gérer jusqu’à la fin de cette période.

Pour l’heure, il n y a pas de réaction de la société encore moins de l’homme d’affaire italien Santulo qui est tout de même absent du pays.

Peut être que ce n’est que partie remise pour éclairer la lanterne des citoyens sur cette affaire qui a tant défrayer la chronique.

Ousmane Cissé

Source : Guinéelive

Posté par Rosescorpion à 14:17 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
Tags : , , , , , , , ,